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In the Nightside Eclipse

Emperor discographie



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EMPEROR - IN THE NIGHTSIDE ECLIPSE (CD)

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21 Fevrier 1994 - Candlelight Records
Emperor : In the Nightside Eclipse, chronique, tracklist, mp3, paroles
Tracklist

Re-Issue in 2004 with 2 bonustracks

1. Into the Infinity of Thoughts
2. The Burning Shadows of Silence
3. Cosmic Keys to my Creations and Times
4. Beyond the Great Vast Forest
5. Towards the Pantheon
6. The Majesty of the Nightsky
7. I Am the Black Wizards
8. Inno a Satana

Bonustracks (Re-Release 2004)
9. A Fine Day to Die (Bathory Cover)
10. Gypsy (Mercyful Fate Cover)

les paroles
Note
18/20
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Mp3


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Chronique

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BEERGRINDER, le Lundi 30 Juin 2008
note : 19/20
Attention ce disque est la référence absolue en matière de Black Metal symphonique, pour la bonne raison que c’est avec In the Nightside Eclipse (1994) enregistré au désormais légendaire Grieghallen Studio que les bases du style ont été posées. Un élément va en effet tout changer par rapport à leur production précédente, le split avec Enslaved : l’utilisation d’un clavier, chose peu commune à l’époque.

Tout d’abord comment ne pas évoquer le magnifique artwork de Necrolord et ce paysage d’hiver sombre et bleuté aussi épique qu’inquiétant qui reste à tout jamais l’une des pochettes musicales les plus réussies et réputées.

Ceux qui ne juraient que par Hordane’s Land ont du être un peu surpris de la présence intensive de synthé et le côté symphonique que venaient de créer Ihsahn, Samoth, Tchort et Faust. Au passage on notera que le morceau Cosmic Keys To My Creations & Times déjà présent sur le split est repris ici de façon immensément plus travaillée et carrée, prenant réellement un aspect cosmique (vu le titre ça tombe bien), cette impression dure d’ailleurs tout au long de ce chef d’œuvre qu’est In the Nightside Eclipse.
En effet dès l’intro de Into The Infinity Of Thoughts on sent déjà le souffle maléfique et froid des norvégiens nous envahir et ce morceau se lance d’ailleurs dans un fracas de mélodies enchevêtrées qui nous assomme un peu plus à l’arrivée du clavier, un souffle mystique et misanthropique nous balaye durant ces 9 minutes d’une exceptionnelle intensité, les breaks centraux ainsi que la partie de clavier envoûtante qui suit finissent de mettre sur le cul l’auditeur dès le premier titre, jamais un groupe de Black Metal n’avait jusque là osé mélanger une telle agressivité à des parties symphoniques.

D’aucuns considèrent que Emperor a provoqué l’arrivée d’un ribambelle de groupe de Black Metal utilisant le synthé à outrance et déviant singulièrement de l’esprit de base de cette musique mais ce n’est quand même pas la faute de Samoth et les siens si la plupart de leurs clones n’ont jamais pu atteindre leur niveau et sont parfois tombés dans la mélodie à gogo et un adoucissement outrancier.

En tout cas tout au long de cette galette les linéaires tranchants de Samoth sont accompagnés par ce synthé hypnotique et la voix venimeuse de Ihsahn, avec des titres comme Toward The Pantheon on atteint des sommets dans l’art de captiver l’auditeur et faire participer celui-ci au voyage spirituel et initiatique vers la gloire toujours avec ses riffs agressifs alternant ou se superposant au tout puissant clavier.

Cependant le meilleur est encore pour la fin, après avoir pourtant subjugué par l’épique et lancinante partie finale de The Majesty Of The Nightsky, voici les deux hymnes incontestés du CD. I Am The Black Wizzards son premier riff caractéristique ses grands coups de clavier comme des coups de tonnerre, ce superbe mid-tempo central et ce break fabuleux avant le final nous plongeant dans la noirceur et la tristesse absolue.
Et pour finir en apothéose, Emperor crache avec Inno A Satana, sa misanthropie, sa supériorité et sa dévotion envers les forces obscures à la face de l’humanité, les voix claires d’Ihsahn y sont captivantes et le côté occulte des norvégiens est exacerbé par ces incantations au malin : INNO A SATANA !…, jusqu’à une fin hystérique ou les cris de possédés côtoient une violence musicale sans précédent.

In the Nightside Eclipse et ses compositions fabuleuses a provoqué un renouveau et un regain d’intérêt immense pour la scène Black Metal, entraînant dans son sillage des groupes comme Dimmu Borgir, Setherial ou Gehenna, la nouvelle génération du Black Metal. Un album à marquer d’une pierre angulaire qui restera éternellement pour beaucoup d’entre nous le chef d’œuvre ultime du Black Metal symphonique, provoquant des émotions auditives qu’aucun mot ne peut décrire.

BG


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Nattskog, le Lundi 03 Mai 2004
note : 19/20
Quelle tâche difficile que celle que je viens de me donner : chroniquer cet album d’un des fondateurs du Black Metal est très risqué… surtout que de cet album découle tout ce qui s’apparente de nos jours à du Black Metal Symphonique.
Revenons un instant dans le passé, pas si loin mais qui nous semble tellement distant tant par les évolutions que le style aura subi que par les changements d’état d’esprit de ces membres de groupes qui jadis formaient l’« Inner Circle » (qui s’avère en réalité n’être qu’un groupe d’ados sans grandes occupations qui n’avaient rien de mieux à faire que de graviter autour du célèbre magasin d’Euronymous, Helvete). A cette époque où le Black Metal était tout juste né et encore peu répandu, et voulait produire une musique inspirant le malaise à ceux qui l’entendraient (Abruptum, Mayhem, Burzum, …). Le but avoué était de faire la musique qui chassera la chrétienté de la Norvège (sans hésiter à passer à l’action quelque fois, comme l’auront prouvé les quelques 40 incendies ou tentatives d’incendies d’églises dans le pays).
C’est là qu’Emperor invente le Black Metal Symphonique : après une courte carrière dans le True Black du début des années 1990, ils nous sortent ce chef d’œuvre, « In the Nightside Eclipse », dont l’onde de choc n’a toujours pas fini de se faire ressentir (je pense particulièrement au dernier Nehëmah en date). En effet, contrairement à ce qu’on pouvait attendre, le quatuor mené par Ishahn et Samoth nous sortent un album où les claviers atmosphériques ont une part aussi importante que les guitares dans la composition des titres ! Du jamais vu !
Les titres composant l’album sont pour la plupart issus de précédentes galettes comme « Wrath of the Thyrant » ou leurs démos, mais réarrangés à la nouvelle sauce Emperor et les thèmes abordés sont aussi beaucoup plus cosmiques que chez leurs compères et la musique – en particulier les claviers – le met très bien en valeur…
Si de nos jours, la chrétienté est toujours religion dominante en Norvège, et ceci dit, on s’en tape, Emperor aura tout de même réussi un coup de maître avec cet album : créer un style musical.
A posséder OBLIGATOIREMENT !

Nattskog

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LaBalafre, le Lundi 23 Avril 2007
note : 18/20
"In the Nightside Eclipse", sorti en 1994, joue depuis treize ans le rôle de Bible du Black Metal. De fait, Emperor y a réalisé sa profession de foi.

À l’époque, le Black Metal naissait : aucune règle ne le définissait, ses frontières demeuraient floues, indéterminées. Il relevait de l’expérience artistique la plus pure. Du souffle vital d’une certaine jeunesse norvégienne.

Ce jeune sang allait canaliser sa force éparpillée, donc encore faible et vagissante, à travers une forme riche et nouvelle. Cette architecture unique lui permettrait de concentrer une puissance inouïe. Ce fut In the Nightside Eclipse.

Étrange album pourtant, dans la scène alors groupusculaire du Black Metal. Mais album doté d’un orgueil terrible, d’une fierté invincible. Jusqu’alors, le Black Metal niait et contredisait. Dorénavant, il affirme.

Emperor nous invite en effet à un nouvel Ordre harmonique.

Avec "In the Nightside Eclipse", le Black Metal se coupe définitivement du Death et du Thrash.

Le son est plus audible que les productions Black précédentes, y compris celles d’Emperor.

Dues pour leur caractère à Samoth, les guitares, d’un jeu complexe sans être compliqué, répètent en écho leurs complexités évolutives, sans pour autant se répondre, - mélodies obsessionnelles, insistantes comme d’une dimension à part, autistes ou schizophrènes, perdues dans leurs visions.

La voix d’Ihsahn, le chanteur, est à la fois rauque et aiguë, grêlée, transperçant dans ses pointes, très variées ; une invocation perpétuelle.

Mais la grande originalité de cet album est l’introduction, due à Ihsahn, de claviers. Elle est résulte de l’âme profondément religieuse, mystique de ce dernier. Il apparaît d’ailleurs, à cette époque, dans une bure de moine, entrecoupée certes en son milieu comme un manteau, mais au capuchon en permanence relevé. Ces claviers, surtout présent par des chœurs de voix masculines et féminines, d’autres fois par des cordes classiques, instaurent une union brutale entre Ciel et Terre, rehaussent les accords en un pic, ou bien écrasent de majesté sombre et…opaque. Oui, ces claviers ont quelque chose de voilé. Car, paradoxe magnifique, tout en accentuant la religiosité, ils semblent désirer cacher l’image trop claire du Dieu ténébreux qu’ils adorent. Ô haine du public profane. Pudeur du sacré.

La batterie est écrasante, d’un jeu recherché, lien des divers instrumentistes, harmonies salvatrice. En avez-vous jamais entendu un tel usage ?

Point noir : la basse est inaudible.

Les poésies prosodiques sont à l’image de la musique. Des métaphores toujours célestes. Les textes d’Ihsahn visent un Dieu riche et puissant, communion rare, Christ luciférien (mais que cet homme est religieux !). L’écriture de Mortiis est plus païenne, et aime à plonger aux tréfonds des arcanes secrets les plus antiques. Samoth est le philosophe, exposant et définissant les nouvelles valeurs ou vertus de cet Art nouveau.

Ce qui prouve la sincérité d’Emperor est d’avoir par le Black Metal inventé une « sagesse ». Les paroles, la musique et l’habillement, ne sont encore que les apparences extérieures d’un Art de vivre aristocratique.

Le Black Metal naquit d’une volonté de résurrection, contre un monde de classes moyennes jugé décadent. D’où cette insistance sur la haine, contre les heureux, les bien-pensants. Et cette apologie nietzschéenne de la Force, de la guerre. Or, les années 1990, en Scandinavie plus qu’ailleurs, sont le triomphe absolu de la social-démocratie. C’et pourquoi ces rebelles âgés de dix-huit ou vingt ans eurent une tendance à frôler les idées d’extrême droite. Encore s’agissait-il plus d’anarchistes d’extrême droite. De libertaires au sens le plus noble.

Mais une vision aussi impériale n’a jamais pu se contenter de politique.

D’ailleurs, elle s’est plus exprimée par un antichristianisme virulent ; les couches moyennes étant désignées comme les Chrétiens.

"In the Nightside Eclipse" d’Emperor, malgré son destin « biblique », est un album très spirituel, et l’un des plus secret du Black Metal.


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Gothmog, le Mercredi 22 Decembre 2004
Attention ! Sortez votre cultomètre, l'aiguille va péter ! Il était grand temps que je me procure cet album cultissime. Les mauvaises langues diront que les synthés sont neuneus et ont mal vieilli, mais il faut se replacer dans le contexte, alors qu'une telle entreprise n'avait jamais été tentée dans le domaine du black metal. Et voilà, l'album n'a pas pris une ride, il a conservé toute sa force. Et pour un deuxième album, il reste techniquement très élaboré. Bon, ça n'a pas la complexité d'un « Prometheus », mais il faut reconnaître que la bande à Ihsahn s'était tout de même sacrément foulée. Et ça commence très fort avec « Into The Infinity Of Thoughts », véritable hymne du black metal. Mais tous les morceaux de cet album sont des hymnes du black metal ! Là où certains groupes font un beau morceau et un album médiocre, en espérant que le beau morceau fasse oublier le reste, Emperor agit de même, mais à plus grande échelle : un album excellent, où chaque compo est travaillée comme si elle était le morceau principal de l'album et, à la fin, surprise ! Un morceau absolument magnifique, majestueux (« Inno A Satana » pour ceux qui n'auraient pas compris), également un Hymne Immortel du black metal. Les claviers se situent entre le sympho et l'atmos, c'est à dire que leur qualité n'étant pas énormément bonne, Emperor ne pouvait pas se permettre de mettre du sympho au premier plan, ce qui serait devenu neuneu ; les claviers sont donc là pour mettre en valeur des riffs installant déjà une certaine atmosphère, très réussie. Le tout bien empaqueté et emballé avec une des plus belles pochettes qu'il nous ait été donné de voir dans le domaine du black metal. L'ensemble de l'album nous fait donc voyager à cent à l'heure dans ce paysage ultra-chargé de batailles, de forêts, de châteaux, etc., en gros, ce qui deviendra les poncifs du black à tendance épique par la suite. Ce n'est pas le meilleur album d'Emperor tout en l'étant, car chaque album d'Emperor est le meilleur. Je ne citerais pas entièrement tous les groupes qu'il a influencé, mais en gros, ce sont tous les groupes de black sympho (et vous voyez, ça fait un sacré paquet). En plus, si vous possédez la réédition, vous avez droit à deux bonus : une reprise de « A Fine Day To Die » de Bathory, puissante et une reprise de « Gypsy » de Merciful Fate, complètement barrée.
Morceau recommandé : « Inno A Satana ».

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blackpsychoz, le Samedi 21 Avril 2007
note : 20/20
In the Nightside Eclipse est le premier album de Emperor, sorti en 1994. Il est considéré comme un des plus grands albums de black de tous les temps, et fait encore l'unanimité. Cet album à fait découvrir Emperor au monde entier, et le monde entier a alors découvert le black metal symphonique, ainsi que le génie des membres de Emperor qui à l'époque n'avait même pas 20 piges!

Déjà, personnellement je trouve l'artwork absolument magnifique! Je pourrais regarder la jaquette pendant des heures sans me lasser! Créée essentiellement dans les tons bleu nuit, elle décrit un paysage étrange et féérique à la fois, fait de relief impressionnant et de forêt dense et obscure, plonger dans une nuit angoissante et apocalyptique. Les nuages imposant semble parfois décrire des visages ou des créatures.
Est-ce volontaire? Ou est-ce simplement le fruit de mon imagination?!

Malgré que l'artwork me scotche, il faut s'intéresser aussi au contenu musicale. Et ici, In the Nightside Eclipse peut se vanter d'être un des meilleurs albums black de tous les temps! C'est grandiose! Et je confirme car je l'écoute en même temps que j'écris l'article! La voix d'Ihsahn impressionne, semble venir de l'au-delà, d'on sait même pas où, mais surement pas de ce monde! Elle choque, vous saute au cou et vous coupe le souffle! Elle est indescriptible tellement elle parait horrible et effrayante! Mais on s'aperçoit qu'elle a bien évolué avec le temps.
Faust mène le rythme à une telle rapidité que l'on distingue à peine les guitares jouant de leurs technicité en toile de fond. Le synthé nous plonge encore plus dans le monde que cherche à créer Emperor, donnant une ampleur à leur musique assez... flippante! On se sent comme aspiré dans un trou noir.
En gros, In the Nightside Eclipse fait voyager, vous dessine des paysages norvégien parsemés de forêts sombres et interminables, de ruines de châteaux juchés sur des montagnes gigantesques, et de lieux occultes plongés dans une nuit noire d'hiver gelés par l'enfer scandinave.
In the Nightside Eclipse est un hymne à la nuit et montre le génie de gosses qui ont su s'imposer dans le monde fermé du black métal. Je pense que cet album se doit d'être respecté comme un chef d'oeuvre, il est absolument indispensable même si l'on apprécie par forcément Emperor!

A écouter: I Am The Black Wizards, Towards The Panthéon, The Majesty Of The Nightsky, Inno A Satana...

Note : */*/*/*/*/*

Deux bonus tracks sont présent sur l'album depuis la réédition en 1998. A Fine Day To Die est une reprise de Bathory (magnifique), et Gypsy une reprise de Mercyful Fate, Ihsahn étant un fan incontesté de King Diamond (leader de Mercyful Fate), qui est un exemple pour lui.

Extrait de mon blog death-and-black.skyblog.com

Blackpsychoz

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MyLordAngus, le Dimanche 13 Juillet 2008
note : 18/20
L'Emperor est là, dévalant les flancs de la montagne, et personne ne peut l'arrêter. Ses troupes sont à l'écoute de ses appels, ses adversaires partent se cacher... En 1994, période de gloire du black, pourtant tout le monde attend un seigneur du metal de la nuit, qui sera leur représentant.

Voilà en quelque sorte ce que m'évoque la mythique pochette, d'une teinte bleue resplendissante, une de mes favorites. A peine le cd mis que les appels de ses disciples se font entendre lors d'une courte intro, montant en puissance. "Into The Infinity Of Thoughs" arrive, et face à elle on plie irrémédiablement, on pose le genou à terre, et on se tait... Les guitares cisaillent comme jamais, affûtées nous entraînent dans des riffs prenants (l'intro de "Cosmic Keys To My Creations And Times"), la batterie blaste à n'en plus finir, et cette cymbale qui résonne tout du long... On tient alors un disque de black des plus réussis... oui mais... mais... ici, l'Emperor se l'ai dit, il ne veut pas suivre, il veut innover. Et il rajoute des nappes de claviers donnant un aspect symphonique à sa musique. Et à moi de m'imaginer le groupe maintenant dans une église, en train de répandre sa rage et de la faire résonner dans les plus hauts chœurs de sa cathédrale.

Déjà fini, moi qui ne connaissait du black que Satyricon et Cradle, j'en suis pour mes frais, et je repars me l'écouter. Et je me découvre ses moments magiques de l'album. Le break de "The Majesty Of The Nights", symphonique et planant est de toute beauté, où souffle le vent du nord. Bien sur, "I Am The Black Wizards" est la compo terrifiante, avec son pont si célèbre, qui vient nous anéantir. Formidable lien entre son intro glaçante et son outro contemplative. On finit par "Inno A Satana", un hymne à nous donner le vertige, une mélodie magnifique, avec un final grandiose, qui clôture l'album, mais qui résonne en nous bien plus longtemps après... Et j’imagine l’Emperor sortir de sa cathédrale et aller crier du haut de sa montagne pour que dans toute la vallée résonne « Inno… A… Satanaaaa… ».

"In the Nightside Eclipse" joue la carte de la froideur. Une prod bien hermétique, à en refroidir plus d'un. Mais mine de rien, elle est tout à fait audible, sans faire dans la surenchère. Tout l’art de la demi-mesure. Respect des racines black, mais évolution nécessaire pour intégrer le clavier. Le paysage de la pochette peut alors prendre forme et se mouvoir clairement dans nos têtes. On distingue bien les guitares et la batterie, mais la basse est malheureusement inaudible. Ihsahn a un chant à nous donner la chair de poule, pas toujours maîtriser, mais l'effet est réussi.

Mélange stupéfiant d’agressivité d'une part. Il n'y a qu'à retourner la boite de l'album pour découvrir l'imagerie sombre du groupe, avec les 4 photos des membres Ihsahn, Samoth, Tchort et Faust. "Beyond The Great Was Forest" est détonnant, possède un riff vraiment saignant et un passage bien lourd. D'autre part, on allie la mélodie sur le disque. Ainsi, les guitares jouent des riffs souvent complexes et variés, le clavier, qui accompagne le tout donne un caractère grandiloquent à la musique et distille parfois des ambiances calmes (intro de "Towards The Pantheon"). Un petit mot sur les paroles. Pas de couplets classiques, Ihsahn récite un texte en prose, avec des thèmes sur des paysages noirs, des héros sombres, avec une dimension cosmique.

Ainsi, Emperor créé un chef d’œuvre du black metal, et lance par la même occasion le black symphonique. 18/20 pour une musique grandiose, qui évoque les mystères des pays scandinaves. Il mérite sa place sur le trône, en seigneur de la nuit, séduisant violence et mélodie. Je ne serai pas étonné un jour de voir les étoiles former une constellation nouvelle représentant le nom du groupe, Emperor règne maintenant sur le metal de la nuit froide…

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Mini-chronique

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kildengaard, le Mercredi 22 Juin 2005
note : 17/20
La première fois que j'ai écouté le LP, le son me faisait tellement chié que j'ai pas écouté jusqu'au bout...Enfin en fait si, parce que j'étais quand même intrigué par la composition des morceaux et certaines atmosphères qui s'en dégageaient.

Je regrette toujours cette sous-production de m... car sans cela cet album serait vraiment une bombe...Imaginez cet album avec le son de maintenant...

Mais il faut quand même dire que cet album est une référence dans le black. Lorsque l'on entend "Cosmic Keys" ou "I am the Black Wizard" on sait déjà qu'on aura affaire à du sérieux...

Après, l'histoire a parlé d'elle-même !

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