PORTAIL : SPIRIT OF METAL | SPIRIT OF ROCK
login :
Inscription   Pass perdu ?   
 
Liste: # A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
  
Liste par genre  
Black Symphonique Emperor Anthems to the Welkin at Dusk
CD paru en1997 - Candlelight Records / Black Records
Emperor : Anthems to the Welkin at Dusk, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 18/20
Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
Re-Issue in 2006 by Black Records with 3 bonustracks.

1. Alsvartr (the Oath)
2. Ye Entrancemperium
3. Thus Spake the Nightspirit
4. Ensorcelled By Khaos
5. The Loss and Curse of Reverence
6. The Acclamation of Bonds
7. With Strength I Burn
8. The Wanderer

Bonustracks (Re-Issue 2006)
9. In Longing Spirit
10. Opus A Satana
11. The Loss and Curse of Reverence (Live)

modifier l'album  imprimer cet article
possédé par 333 membres Album suivant
ajouter une chronique Album précédent
NEUF
Chronique
19 / 20
    ArchEvil, le Samedi 06 Octobre 2007 parlez-en à vos amis  
C'est étrange car je suis un peu en manque d'inspiration...

Un peu oui, mais pas assez. Jamais assez pour cet album et ce pour une bonne raison. Cette savoureuse galette n'est autre qu'une œuvre d'un groupe de Black Metal Symphonique, le mythique Emperor. Son nom : Anthem to the Welkin at Dusk ( ça fait quelques points au scrabble, j'en conviens ).
Et c'est faire preuve de modestie en le qualifiant de chef d'œuvre...

En cette période, le mouvement black en est à son apogée médiatique suite aux évènement tragiques concernant l'Inner Black Circle, et les fans les plus purs et durs pouvaient y craindre une quelconque déviance telle une pâle copie du culte In the Nightside Eclipse ou un tournant commercial.

Oui, cependant, non content de posséder un talent hors pair, une inspiration très vaste et d'incroyables protagonistes, Ihsahn ( Chant, Guitare, Claviers ), Samoth ( Guitare ), Trym ( Batterie ) et Alver ( Basse ) s'imposant en tant que musiciens confirmés, Emperor reste fidèle à lui-même. C'est à dire, une des plus impressionnantes formations de metal, encore aujourd'hui malgré le split, les empereurs gardent leur titre.
Prétentieux ? Oui un peu... Mais qu'il soit plaint celui qui osera cracher sur cette merveille... Quand un groupe vous pond un album de la sorte, pourrait-on encore reprocher à quiconque de vanter ses mérites ?
Anthem to the Welkin at Dusk est tout d'abord assez loin du côté Necro typiquement Black Metal en cette période, loin des orchestrations pompeuses au relent de bandes son de films catastrophes, loin du gros son qui servira à tester le nouveau caisson à Thierry. Non, il est unique, même si nombreux sont ceux qui auront en vain tenté de le plagier.
Renforçant un Black Metal tumultueux, litanique, technique et incroyablement composé grâce à ces claviers hypnotiques, l'album ne faiblit jamais, il nous transporte loin, très loin, vers un univers épique parsemé de forêts nordiques, de récits obscurs, de mélancolie et d'une puissance qui semblait restée enfouie au plus profond de vous-même, attendant ce moment fatidique pour provoquer ces frissons incontrôlables à chaque couplet, à chaque riff, à chaque envolée, à chaque hurlement ou passage de chant clair puissant de Ihsahn, à chacun de ces blasts inhumains et même de ces mid-tempos enivrants.

Débutant sur une intro mystérieuse et indéfinissable, qui quelques minutes après, lève les drapeaux magistralement, saluant avec honneur la déflagration de Ye Entrancemperium. Le monstre est là, sa fourrure sombre est pourtant source d'un sentiment de noblesse incroyable.

Thus Spake The Nightspirit annonce clairement le début de la grande litanie de l'album, comme son nom l'indique, l'esprit de la nuit semble habiter ce morceau. Altération guitaristiques , symphonie de l'ombre en tant que tel grâce aux dialogues somptueux que les musiciens tissent en toute souplesse.

Ensorcelled by Khaos aura beau démarrer sur els chapeaux de roues, personne ne pourra soupçonner l'apparition du plus beau, du plus psychédélique mid-tempo jamais réalisé, qui se termine par une véritable tornade émotionnelle sur laquelle nappes de claviers opaques et séisme rythmique font chambre commune.

The Loss And Curse of Reverence, son esprit vindicatif et impérial ainsi que ses relancées assassines, l'une des pièces les plus riches composée par le groupe à ce jour tant au niveau structurel qu'au niveau harmonique, et The Acclamation of Bond et ses variations insoupçonnées, provoquant l'effet de surprise après, voire même en cassant chaque couplet.

Mais cela ne suffit pas aux empereurs. Le besoin de nous pondre With Strenght I Burn fut plus que nécessaire à leurs yeux, ce dernier est une révélation, un début très mélancolique, un long mid-tempo, des compositions beaucoup plus calmes, un chant clair litanique qui vous pousse à l'accompagner, un blast de conclusion démentiel accompagnés au claviers grandiloquents. Morceau testament du disque qui s'achève sur Wanderer, léger instrumental à l'apparition fantômatique, une clôture à l'image du tout : Une petite litanie de plus pour terminer la grande.

Anthem to the Welkin at Dusk fait partie de ces monuments rarissimes qui apportent la perfection à un genre en intégralité. Cet album sublime le Metal, parvenant à rallier chaque recoin de la musique à cet art extrême, lui donnant un corps, lui donnant de la grandeur, lui donnant une âme, et nos artistes sont parfaitement à la hauteur, y compris le grand Trym et son jeu chaotique, subtil qui en fait un batteur hors pair ( Comment rester de marbre en écoutant cet incroyable jeu de cymbales sur le troisième morceau ? ) ; Et c'est sur The Wanderer que l'album nous fait un dernier signe, un petit instrumental composé par Samoth, fort calme mais soutenant parfaitement la comparaison grâce à cette guitare mélodique tout aussi planante que le reste.

Cet album est la confirmation, la preuve irréfutable posée cyniquement devant les yeux du monde : Jamais personne n'a encore posé pied là où Emperor l'a fait. Ce CD a poussé le groupe à un statut que je qualifierai de Dieux vivants. 4 ans après, malgré quelque peu troublé par la sortie du surpuissant, cela dit très bon, IX Equilibrium, le groupe annoncera le split après la naissance de Prometheus, qui n'aura rien à envier à celui-ci.


Bookmark and Share


2 commentaires
Chronique
19 / 20
    Svartolycka, le Mercredi 26 Mai 2004 parlez-en à vos amis  
Personnellement, « Anthems To The Welkins At Dusk » est une véritable œuvre d’art indémodable qui fait partie du panthéon black-métallique. Irremplaçable, cet album contient un souffle épique magistral où surnage l’ombre d’un romantisme initiatique des plus fort. Reprenant l’instrumentalisation première du black mais la poussant à son paroxysme : ses guitares aux sons quasi-spatiaux, cette batterie branchée sur 300 bpm (et pas près de s’en décoller), ces vocaux criards ainsi qu’une production volontairement rachitique (et encore cela se discute), le groupe trouve sa voie au travers de morceaux à la structure complexe jouant sur le contraste des claviers grandiloquents face au déchaînement brutal et supersonique des instruments. Ce qui résulte d’une homogénéité à des morceaux, musicalement surchargés, semblant contradictoires mais joués avec une intelligence et un travail énorme d’écriture vous collant le derche au fauteuil le plus proche. Je trouve que par rapport à son prédécesseur (non moins talentueux…) Cette démarche du contraste prend ici toute sa majesté, aidée par des compositeurs de talents, l’album prend son envol lors de passages expressivement forts et magiques où chaque note transpire une mélodie salvatrice surnageant au milieu de textes poétiques et d’un savoir rare. Chacun de ces huit titres est comparable à des statues prises dans le déchaînement des éléments naturels par un rictus morbide et spirituel ne prenant aucune prise sur le temps. Album atmosphérique et mystique, les petits chenapans d’Emperor ont réalisé leur chef-d’œuvre qui reste (et restera) une pierre d’angle du style. À genoux, pauvres de nous ! !

Svartolycka

Bookmark and Share


2 commentaires
Chronique
20 / 20
    WarMetal, le Vendredi 24 Mars 2006 parlez-en à vos amis  
L’orgueil est souvent perçu comme un vilain défaut, mais quand il est accompagné d’un charisme puissant, il procure à la personne un charme irrésistible qui fascine son entourage et neutralise les jugements défavorables. Il en est ainsi de la personnalité musicale d’Emperor...

Personne ne savait qu'à leur retour en 1997, Ihsahn et Samoth, allaient redéfinir le Black Metal et lui donner sa forme la plus noble, la plus complète. Anthems to the Welkin at Dusk, incarne à lui seule, toute la perfection, la grandeur et la majesté de l’art d’Emperor. Les norvégiens nous offrent ici un album légendaire, approchant la perfection.

Al Svartr (The Oath) frise le mur du silence, démarrant doucement, tout doucement, comme soucieux de ne pas troubler notre quiétude ; un arpège doux vient se mêler à des sons et voix étranges, dans une ambiance psychotique, intimiste, obscure ! avant que les cris de gloire de Ihsahn ne jaillissent comme une lumière : O'Nightspirit, I am one with thee, I am the eternal power, I am the Emperor !
Tambours et trompettes débordants de fierté, secondés par un chant divin d'Ihsahn, dessinent une atompsphère mythique, digne des champs de batailles de l'âge médiéval, et nous voilà déjà transportés dans l'empire des dieux norvégiens.

Telle une tempête qui balaye tout sur son chemin, Ye Entrancemperium démarre en puissance et se veut brutal et ultra rapide. Trym se charge de tout démolir avec ses blast beat et Ihsahn renforce l'atmosphère sombre avec sa voix Black acharnée. Riffs de guitares malsains très maîtrisés et clavier magistral sont à l'honneur. Les passages en voix clair d'un Ihsahn au sommet ramènent un souffle mélodique ô combien précieux, et indispensable à l'aboutissement de cette merveille. Une leçon d'efficacité !

A cette force dévastatrice succède une symphonie paradoxale, sombre et magistrale : Thus Speak The Night Spirit, qui nous entraîne dans les voies d'une folie charmante dont seul Emperor a les secrets. Une marche impériale où le clavier orchestre, dans un rythme mid-tempo, des riffs de guitares loufoques, extravagants ! Mais derrière son apparence vaniteuse et farfelue, Thus Speak The Night Spirit cache une secrète maxime de sagesse que la succession des écoutes nous révèle inéluctablement.

Ensorcelled By Khaos, épique à souhait, démarre sur un rythme soutenu. Le clavier dessine une ambiance nostalgique que ses orchestrations revêtent d'un lyrisme héroïque des plus prononcés et que l'excursion somptueuse aux violons ne manque pas de souligner dans une atomosphère plus lourde et posée, accompagnée d'une voix claire toujours aussi admirable et ponctuée par une voix Black subtile !
Sur les pas d'une guitare conquérante et d'un clavier magistral, un Trym monstre dans les passages intenses se charge de clore cette 3ème merveille sous un chaos total, pour ouvrir les voies à un grand classique de l'art noir...

De part son pouvoir expressif surréel, The Loss And Curse of Reverence constitue une épopée dans l’histoire du Black Metal ; Cette introduction aux guitares ensorcelantes que vient épouser une voix cruelle d’Ihsahn, Ces orchestrations magiques et fracassantes, hantées par une angoisse inexplicable et oscillant entre une touche romantique admirable et la sensation d’une traversée du néant, ce passage épique moyenâgeux au juste milieu relaté par les riffs d’une guitare au son si authentique, cette intervention solennelle d’Ihsahn teintée d’un pessimisme athé, moqueur et profond, sur lequel est ciselée une mélodie envoûtante aux violons ; un hymne à la délivrance d'un homme qui, conscient de son destin tragique, se révolta contre Dieu...et enfin cette introduction qui revient en guise de conclusion, annonçant la renaissance de la tragédie et un éternel retour qu'Ihsahn n’omit pas de signaler : Again... and again... and again...

Après de telles prouesses à quoi s’attendre encore ?

La marche impériale continue sous une pluie de notes que la guitare distille dans un ordre complétement anarchique, mais minutieusement étudié, les faisant fondre dans des lignes mélodiques d'une beauté inouïe que le splendide The Acclamation of Bonds accueille fiérement en son sein. Des riffs de guitares de toute beauté et des accompagnements magistrales au clavier avec un air de folie font la force de cette galette. With Strength I Burn quant à lui, fait partie des meilleurs morceaux du groupe grâce notamment à la performance de Ihsahn aux vocals, un excellent chant en voix claire accompagné d’un clavier sublime et la cerise sur le gâteau c’est bien le solo de Samoth qui termine ce chef d’œuvre en beauté.

La conclusion est assurée avec The Wanderer, un outro digne de la marque de fabrique Emperor.

Anthems to the Welkin at Dusk est donc un défi relevé, un album qui a fait de Emperor la référence absolue de la scène black metal et qui a consacré le groupe au sommet du metal scandinave.

Sur Anthems to the Welkin at Dusk, Emperor s'empare du Black Metal, le façonne à sa manière, le fait vêtir de sa classe impériale et lui donne toutes ses lettres de noblesses...puis le laissa s'échapper fier et orgueilleux, pour quelque temps...le temps de se retrouver orphelin de cette touche divine.

Bookmark and Share


0 commentaire
Chronique
17 / 20
    Le Vinc, le Vendredi 01 Aout 2003 parlez-en à vos amis  
On ne peut que être émerveiller en écoutant cet album d'Emperor, ils ont atteint un niveau si élevé avec cet opus que jamais plus, d'après moi, ils ne seront à leur apogé !
Une richesse incroyable est développée dans cet album, les 8 titres sont vraiment tous grandioses, l'atmosphère est totalement majestueuse, un monde né dans ma tête à chaque fois que j'écoute ce CD, d'un moment à l'autre tout peu basculé pour laisser place à une mélodie déchaînée, les riffs possèdent tous une très forte puissance qui immole tout sur leur passage, un superbe album qui s'inscrit comme une référence dans le style !

Bookmark and Share


0 commentaire
Chronique
18 / 20
    Gothmog, le Dimanche 01 Fevrier 2004 parlez-en à vos amis  
Premier album après la sortie de prison de Samoth, ATTWAD est considéré par beaucoup comme le chef d'oeuvre ultime d'Emperor. Et ca se comprend : cet album est magnifique, beaucoup plus brutal que par le passé, Trym nous en met plein la vue avec autant de "blast-beats" que de passages mid-tempo, plus atmosphériques, les arrangements au synthés sont très bien, ils sonnent tantôt médiéval, tantôt plus classique et surtout, ils sonnent "Emperor", tout sur l'album en fait a le style indescriptible du groupe norvégien, des fois d'une brutalité presque chaotique avabt des passages plus lents particulièrement subtils. Plus de doute, Emperor est un grabd groupe (mais ca, on le sait déjà). Avec en bonus le mini cd "Reverence". Enooorme !!!morceau recommandé : "In longing Spirit" (bonus)

Bookmark and Share


0 commentaire
Chronique
20 / 20
    blackpsychoz, le Vendredi 10 Aout 2007 parlez-en à vos amis  
Personne n'oserait renier le talent de Emperor. Personne n'oserait enlever ses lettres de noblesse à ce groupe précurseur d'un black metal teinté d'une nappe de symphonie. Le talent de Ihsahn et son génie de musicalité ont réussi à faire vivre ce groupe pendant 10 ans. On pourrait dire que Emperor vit encore aujourd'hui de part ses reformations exceptionnelles, mais plus de la même manière. Ce grand groupe a été le géniteur d'un metal cru et malgré tout symphonique et par dessus tout géniteur d'une scène qui ne fait que grossir au fil des années, sans pour autant que celle-ci arrive à produire le même art que Emperor.

Anthems to the Welkin at Dusk est un symbole majeur dans le paysage du black. En 1994, ces gamins avait déjà créé un chef d'œuvre en livrant In the Nightside Eclipse, considéré comme un des meilleurs albums black de tous les temps. Je dit ces gamins car il n'avait même pas 20 ans à l'époque. On pourrait en dire autant pour Anthems, que l'on a à faire ici à un gros pavé. Sorti en 1997, on s'aperçoit que l'oeuvre est plus mûre et plus réfléchie que son prédécesseur, n'enlevant rien pour autant au charme de In The Nigthside Eclipse. Mais nos oreilles ne nous trahissent pas pour autant, et il n'y a pas besoin d'avoir fait l'ENA pour s'apercevoir que Anthems to the Welkin at Dusk bénéficie d'une meilleure qualité d'enregistrement que leur premier album. Du coup, on perçoit bien mieux les guitares et les harmonies qui décorent l'arrière plan malgré une batterie toujours aussi saccadée ; une batterie typiquement black mais recette Emperor. On observe surtout un gros changement au niveau de la voix de Ihsahn, moins criarde et moins "necro" que par le passé.

Anthems débute sur une intro aux arpèges magnifiques, une hymne nocturne aux forêts norvégiennes, montant en intensité au fil des minutes avant que la bataille ne soit annoncé par les cuivres et percussions imposant de leur puissance. On est désormais propulsé dans une dimension médiévale, au coeur d'une armée guerrière ravageuse qui prend l'assaut du royaume de "l'empereur". Et c'est Ye Entrancempirium qui lance cet assaut dans cette forteresse où la bataille fait rage pendant les 40 minutes de ce disque où les riffs rapides et accrocheurs et les cavalcades rythmiques vont s'enchaîner, parsemés de clavier attribuant à cet art une beauté mystique. L'outro clôture avec émotion l'album avec un riff électrique d'un magnifique frissonnant, refermant les portes de ce royaume dévasté où désormais planent les âmes funèbres des guerriers tombés.

Emperor prouve qu'il veut régner en maître sur les sommets de la musique occulte, imposant un album à l'intensité et aux émotions aussi grandioses qu'est le charisme de ce groupe. Alors pas étonnant que les norvégiens jouent en majorité certains titres de cet album et ceux de son prédécesseur en live. Anthems to the Welkin at Dusk s'inscrit en légende au panthéon de la musique extrême.

A écouter : forcément, j'oserais dire tout l'album en boucle, mais en particulier les pièces maîtresses que son Ye Entrancempirium, Loss And Curse Of Reverance ou encore Thus Spake The Nightspirit.

Note : 20/20

Extrait de mon blog death-and-black.skyblog.com

Bookmark and Share


0 commentaire
Chronique
18 / 20
    Nagotar, le Mardi 14 Aout 2007 parlez-en à vos amis  
Pour moi c'est simple, j'ai eu une vie avant "Anthems..." et une vie aprés "Anthems..."
Avant Anthems, j'écoutais de la musique vulgaire, du Black Metal, du True Black, du Brutal Death, du Doom Black, du Black Sympho, du Black Ambient, du Black Atmo... que des bullshits à la con.
Et j'ai commandé Anthems sur Adipo... et là ma vie a changé. Le pire est que je n'ai pas accroché à la première écoute, et que j'aurais pu ranger le CD sur mon étagère en attendant qu'il prenne la poussière...
Mais non, j'ai persévéré, j'ai tenté de saisir les lignes directrices de l'album, les ambiances, et, petit à petit, à chaque écoute me venait des détails supplémentaires, et j'ai réalisé à quel point ce disque que je percevais comme "bourrin" et "inaccessible", est riche, dense, complexe... C'est même le disque le plus riche et complexe que j'ai entendu de ma courte vie...
J'ai lu une chronique où ce disque et ses auditeurs étaient qualifiés de "cartésiens", c'est PARFAITEMENT vrai ! Dans le sens où ce disque ne se contente jamais de ce qu'il a, l'auditeur est forcé de s'immerger à l'intérieur de l'atmosphère diaboliquement alambiquée pour percevoir la richesse, les tournures, les figures de styles, les prouesses, la créativité d'Emperor, qui a fait avec ce disque un des meilleurs de la musique "occulte" (le terme correspond à merveille).

Bookmark and Share


2 commentaires
Mini-Chronique
17 / 20
    kildengaard, le Mercredi 22 Juin 2005 parlez-en à vos amis  
Il est des groupes trop évidemment au-dessus du lot qu'ils se démarquent tout de suite, d'autant qu'ils défrichent une vaste contrée où les oreilles n'ont pas encore mis les pieds.

Emperor fait partie de ceux-là, et ce Anthems to the Welkin at Dusk est un aboutissement musical certain pour eux, et pour le black en général.

L'intro nous emmène déjà dans un univers bien particulier, et le début du morceau "Ya Entrance empirium" avec son mythique "I am The Emperor !" nous permet de nous dire que l'on risque d'assister à un bang sonore plus que maîtrisé.

Les riffs sont aiguisés avec une lame de glaive, les ambiances sont tout droit sorti d'une grotte enfouie sous un glacier, le chant et une concoction de haine et d'incitation à la bataille, la batterie est une machine de guerre qui semble ne jamais s'arrêter...

Le seul petit hic à tout cela ne vient donc pas ni des textes, ni de la musique, ni même de la pochette qui est d'ailleurs aussi très travaillée, mais de la production.

En effet, on a parfois l'impression que tous les arrangements se confondent dans le reste de la musique et qu'il est donc difficile de pouvoir extraire certains passages de tel ou tel instrument.

Malgré tout, cet album reste assez incontournable dans l'écoute d'une personne qui aime le black.

Bookmark and Share


0 commentaire
Spirit of Metal Webzine © 2003-2009 ‘Made by Metal’ Contact - Plan du site - Liens