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Eluveitie Evocation I: the Arcane Dominion
CD, date de parution : 11 Avril 2009 - Nuclear Blast
Style: Folk Death

NOTE : 16/20
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Tracklist
1. Sacrapos - At First Glance 02:00
2. Brictom 04:22
3. A Girls Oath 01:17
4. The Arcane Dominion 05:42
5. Within the Grove 01:52
6. The Cauldron of Renascence 02:03
7. Nata 04:03
8. Omnos 03:50
9. Carnutian Forest 03:16
10. Dessumiis Luge 03:29
11. Gobanno 03:14
12. Voveso in Mori 04:09
13. Memento 03:20
14. Ne Regv Na 05:07
15. Sacrapos - The Disparaging Last Gaze 02:42
Total playing time 50:00

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170 avis 5 16/20
Chronique
14 / 20
    Bakounine, Dimanche 12 Avril 2009 parlez-en à vos amis  
Alors, voila, on l'attendait depuis longtemps, le voila...

Quoi, me direz-vous, mais le dernier album d'Eluveitie,
bien sur

Cet album nommé Evocation 1 : The Arcane Dominion, se présente sous la forme d'un album 100 % acoustique, ce qui suite à la sortie de leurs prédécesseurs Spirit et Slania à l'orientation fondamentalement métal, avec chant hurlé et grosses guitares électriques, soutenant des mélodies joués aux pipes, violons, vielle à roue et autres cornemuses, qui étaient deux albums assez semblables dans l'esprit et la confection, ce qui avait même valu quelques critiques à Slania, peut étonner.
Ici, Eluveitie nous sort un album où aucun des instruments typiques du métal n'est représenté, à part la batterie, et à la limite les guitares acoustiques, le tout étant remplacé intégralement par les flutes, les vielles, les luths, les mandolines et les violons. Ce n'est pas forcément une nouveauté pour un groupe de la mouvance folk, Manegarm et Borknagar notamment l'ayant fait avant eux

L'album en lui même présente un sympathique artwork, et est soutenu par une liste de guest plus qu'alléchante pour les fans de folks:
- Freddy Schnyder, le frontman de Nucleus Torn ( un ovni de la scéne folk tirant parfois sur l'ambiant, et enlacant ensemble des harmonies presque psychédéliques entre violoncelles et orgue d'église, guitare éléctrique et piano simple )
- Sarah Wauquiez, plus connue sous le nom de Sarah Kiener, ancienne multi-instrumentiste d'Eluveitie ( accordéon, vielle à roue, crummhorn... )
- Oliver Sa Tyr, de Faun ( folk médiéval ), un multi-instrumentiste reconnu pour son jeu de luth...
- Minna the Fiddler, violoniste comme son nom l'indique, et amie de longue date du groupe, puisque elle faisait partie de Brana Keterna, le projet folk à partir duquel Eluveitie s'est en partie formé.
et enfin :

Alan Nemtheanga : et oui, le génialissime chanteur de Primordial, le gars le plus charismatique de tout l'univers folk, le type à la voix d'une émotion et d'une expressivité inégalable, le Dieu le père de toute la scène pagan...

Bon, passons au coté musical en général : première constatation, ça change...

Après une intro, typiquement celtique/épique, avec dessus un récitatif de Nemtheanga en anglais, et qui par elle-même n'annoncerait pas quelque chose de très nouveau, le premier morceau proprement dit, nous surgit dans les oreilles et là dés l'intro, on sent directement ce coté plus léger, avec un son de batterie feutré qui sonnerait presque pop... et là le chant qui commence, pas celui de Chrigel, qui est relégué à un rôle de sous-fifre au niveau du chant sur tout l'album se contentant de quelques cris occasionels, la voix de cet album est celle de la jeune Anna Murphy, la joueuse de vielle, laquelle poussait déjà la chansonnette sur Slanias song du précédent opus, et qui a pris une importance prépondérante sur cet album notamment dans la compostion, et cette voix se révèle très bonne, loin de la voix lyrique couramment utilisé dans le métal, mais une voix douce et très émotionnelle notamment sur les récitatifs, comme sur A girls Oath ou The Arcane dominion

Maintenant parlons musicalement : Les compos sont toujours d'Eluveitie, mais un Eluveitie qui a voulu faire autre chose qu'un Slania, et se rapprocher plus de l'esprit d'Un Spirit plus mur, plus évolué, mais surtout plus tranquille, dans une ambiance acoustique, par exemple on a retrouvé les compos festives type Andro, légèrement absentes de Slania, ce sont ici The Cauldron of renassence et Memento, deux très bonnes musiques de folk à la bretonne/irlandaise qui font très plaisir, sur Memento notamment, le son de guitare acoustique est tellement amplifié qu'il fait preque électrique parfois, un des meilleurs morceaux selon moi, vraiment trés entrainant, qui pourrait selon moi sans problème être joué dans une version métal...

Pour ceux qui sont plus adepte du coté tranquille et épique du folk, il y a aussi de quoi trouver son bonheur, avec des très belles mélodies comme Ne regv na ou Gobanno, propres et travaillées, chaque note de violon, chaque accord de guitare, chaque petit coup sur un bodhran ( tambour celtique ) cherche à émouvoir notre gros cœur tendre de métalleux dégénéré, une mension particuliére à Within the grove, lente et douce mélopée jouée à la flute trés lancinante et agréable. On trouve également un coté progressif sur Sacrapos the disparaging last Gaze, le dernier morceau qui sonne presque oriental, avec le mélange d'instruments diverses et variés concocté par Freddy Schnyder ...

Je voudrais maintenant m'attarder sur deux titres : le premier étant Nata, le titre où Nemtheanga peut dévoiler son incommensurable génie ( Oui je sais, je suis dithyrambique, mais en même temps, c'est pas mon dieu pour rien ), il s'agit tout simplement d'un morceau très minimaliste joué à la cornemuse, sur lequel le bougre pose sa voix sur plusieurs pistes, en chantant la mélodie en duo avec Chrigel, un morceau à mettre à part, un hymne à lui tout seul, encore un hommage à la grandeur de cet exceptionnel musicien qu'est Nemtheanga.

Enfin, je voudrais parler du morceau suivant celui-ci : Omnios, la compo-phare de l'album, et là, mon impression est mitigée : Oui, c'est sympathique, entrainant, mais bon, ça fait tache, à coté d'autres chansons, réellement expressives, c'est une sensation bizarre, car c'est vraiment très agréable à écouter, mais bon, c'est très pop, pour tout dire, je pense que ça pourrait pratiquement passer sur NRJ, alors voila quoi, on sent vraiment que c'est le morceau à but promotionnel, j'avais ressenti un peu la même impression avec never Enough d'Epica : le morceau sympa, mais qui ne prend aucun risque...

Voila, il s'agit selon moi d'un excellent album, où on retrouve la patte d'Eluveitie, dans sa capacité à intégrer de la musique celtique dans la scène métal au dessus d'un simple niveau underground, tout en ajoutant une envie d'explorer d'autres horizons musicaux. Eluveitie évite l'erreur classique de ne faire qu'une nouvelle version de morceaux uniquement folklorique. C'est varié, complet, jamais agressif, c'est un vrai bonheur. De plus la majorité des compos se prêtent selon moi assez bien à pouvoir étre jouer dans de versions plus métal, notamment en live.

Donc pour conclure, je dirais qu'Eluveitie avait pris un pari risqué : celui de faire un album acoustique, mais pour moi, il est amplement réussi, à mettre entre toutes les mains, mêmes celles qui ne sont pas forcément familiarisée avec la scène métal.



Bakou




13 Commentaires
Chronique
8 / 20
    PaganFrance, Mardi 25 Janvier 2011 parlez-en à vos amis  
Un album qui ne suscitera pas des vocations.

«- Dis Josh, tu penses pas que ça pourrait méchamment poutrer si Eluveitie faisait un album entièrement axé sur le folk présent dans leurs morceaux ?

- Ah ouais carrément, ça pourrait rendre un truc énorme ! »

Appelez moi ou non Nostradamus, mais c'est au Pagan Fest d'avril 2008 que nous avions cette conversation empreinte de réflexion et de philosophie. Attirés tous deux par les passages folk présents dans les deux premiers albums du groupe, nous ne nous tenions plus de joie lors de l'annonce de la sortie d'Evocation I – The Arcane Dominion, album que le groupe promet acoustique et folk. L'idée me plaisait énormément, d'autant que le groupe se permet la classe d'inviter Alan Averill, alias Naihmass Nemtheanga, chanteur de Primordial, groupe que j'apprécie beaucoup, ainsi qu'Olivier Sa Tyr du groupe Faun ou Freddy Schnider, frontman de Nucleus Torn.

Après avoir sorti deux albums de qualité, mélangeant musique traditionnelle (avec l'utilisation d'instruments comme la vielle à roue ou la flûte irlandaise) et un puissant death metal mélodique inspiré de l'école de Göteborg, 2009 se place sous le signe de l'expérimentation. Il n'est pas le premier groupe à se diriger vers ce type d'album. On peut citer Kveldssanger d'Ulver, Damnation d'Opeth, Visor om Slutet de Finntroll ou encore l'EP The White d'Agalloch, tous quatre de franches réussites. Et puis j'aime aussi beaucoup d'autres groupes proposant une musique entièrement folk, comme Omnia ou Faun. Seulement voilà, le premier titre, Omnos, est dévoilé en mars 2009, et il s'avère que je trouve que c'est une sacrée bouse. L'espoir demeure, peut-être que la qualité du titre se révèle après plusieurs écoutes... Ben non, raté, même avec ça, le titre reste assez mauvais. La voix d'Anna ne colle pas à la musique, elle-même très peu inspirée. Où sont passés les rythmes entraînants présents dans les deux précédents albums ? Quand j'ai dit que je voulais du folk, c'était plutôt quelque chose de dansant, qu'il y ait ou non des paroles. Ou bien au contraire, une musique plus en ambiance, des compositions assez recherchées qui faisaient voyager. Avec Omnos, on n'a ni l'un ni l'autre, juste une mauvaise chanson que je peine à écouter jusqu'au bout. Bon, on garde la foi, le titre n'est pas représentatif de cet album si attendu, pas vrai ? Encore perdu...

L'album sort en avril, il est décevant, surtout par rapport aux attentes qu'en avaient les fans. Plutôt que de nous entraîner dans de folles cadences celtiques (comme il y en avait dans des morceaux comme Tegernakô, The Somber Lay, Calling the Rain...), le groupe propose trop d'interludes, accompagnés d'une voix que j'ai du mal à supporter. Les morceaux laissent un goût d'inachevé, de bâclé. Les titres s'enchaînent, l'album se révèle trop long, on s'ennuie et plus d'une fois je ressens l'envie de passer à la chanson suivante. Les invités n'apportent que peu de charme à cet opus, alors que leur venue aurait pu donner des titres assez originaux et une alternative à la voix nasillarde d'Anna, que ce soit sur Omnos, Brictom ou Dessumis Luge.

Tout n'est cependant pas négatif. Certains morceaux sont sympathiques et mettent de bonne humeur. Vu ce que je vous ai dit de ce que j'attendais de l'album, vous ne serez pas étonnés que les morceaux qui retiennent mon attention soient les plus dansants, comme The Cauldron of Renascence (même si elle est un brin répétitive). Je parlais tout à l'heure de Brictom, dont la voix féminine gâche la musique qui est derrière, assez sympathique. Et, surprise des surprises, même un titre lent, Within the Grove, arrive à me plaire. Il n'est pas trop long, ce qui ne nous donne pas le temps de nous ennuyer, et présente une ambiance assez agréable, tout comme Gobanno, un morceau qui se révèle au-dessus de la moyenne, qui prend petit à petit son envol avec l'ajout progressif des instruments puis de la voix (malgré le côté répétitif du rythme principal). Une autre bonne surprise se présente avec Voveso in Mori, morceau plus varié et dont la voix est nettement meilleure que sur les autres titres chantés par Anna.

Eluveitie a choisi de prendre un risque en proposant un album orienté folk, pour moi, le pari est perdu. Tout n'est pas à jeter dans cet opus, qui révèle quelques passages sympathiques. Mais l'ensemble se révèle médiocre, avec trop de mauvais titres, la voix d'Anna qui est loin de me convaincre. L'album s'étire dans la longueur, l'ennui s'empare de l'auditeur, heureux d'arriver enfin à la conclusion de cet opus. Le digipack propose un medley des parties folk de Slania, plus attrayant que n'importe lequel des morceaux d'Evocation, ainsi qu'une version metal d'Omnos, aussi mauvaise que l'originale.




2 Commentaires
Chronique
14 / 20
    Paganwinter, Jeudi 17 Juin 2010 parlez-en à vos amis  
Nul besoin de justifier l’engouement populaire, non seulement en Suisse mais dans le reste du monde, pour la bande nombreuse composant la formation désormais célèbre de Eluveitie. Un engouement qui s’explique de manière très simple. Tout d’abord, l’attrait du Pagan Folk Metal qui bien avant l’arrivée d’Eluveitie avait connu ses heures de gloire, mais également parce que le flamboyant groupe helvétique sait donner au public ce que celui-ci attend. Ce fût le cas, du moins, sur Spirit et Slania, leurs deux premier albums, composés d’un Metal proche de celui très apprécié de In Flames, mélangé à d’habiles parties folkloriques à fortes consonances celtiques.

Ici, pour leur troisième album, qui semble s’inscrire comme le premier maillon d’une série d’albums concepts, sous l’appellation Evocation, les helvètes mettent au rancard leur grattes électriques, leur basse et leur batterie, leurs vocaux hurlés, et mettent en avant un formidable potentiel purement et simplement folklorique. J’avancerai d’ailleurs jusqu'à dire que l’exercice, initié par Finntroll en l’hommage de l’un de leur membre disparu à l’époque, est ici pris avec un esprit purement et simplement moderne, voir même commercial. Nous n’avons effectivement pas affaire à des productions antiques, mais bel et bien à un certains nombres de pistes, 17 au total, qui ne ferait pas mauvaise figure dans un festival celtique hors Metal, au côté de vieux routards Irlandais. Ce que le public veut entendre, Eluveitie le lui sert une nouvelle fois dans la main.

Je dirai aussi, même si je suis tombé jadis sous le charme de Spirit et Slania, qu’Eluveitie avait besoin d’un peu d’air. J’entends par là, quitté spontanément l’esprit In Flames version folklorique pour s’orienter vers ce qui semble être leur véritable crédo, la musique Celte. On retrouve de ce fait sur ce Arcane Dominion toute la ribambelle d’instruments folkloriques adéquats, de la cornemuse à la flûte, et bien d’autre instruments dont je serai bien incapable de prononcer le nom, dans le sens ou même ma grand-mère les trouvait démodés étant mioche. C’est d’ailleurs là tout l’intérêt de la musique, en ressuscitant, même si Eluveitie n’est aucunement pionnier là dedans, de vieilles traditions musicales, à notre époque ou tout est possible.

On note également un chant féminin, exclusivement en langue antique, des percussions légères, dans le genre tambourin et certainement de la batterie. Sans trop de prises de risques, le groupe sert un mélange astucieux de modernité et d’ancienneté, bien composé et attractif. Ceci dit, le groupe ayant derrière lui son lot de groupie ne jurant que par l’éternel Inis Mona, faisant penser à ceux qui ne connaissent rien d’autre, je ne suis pas sûr que l’exercice dont je parle ici les emballe tellement. Enfin, disons que c’est leur problème. D’ailleurs, le groupe à su placé des morceaux de ce disque en Live, et pour vous dire franchement, c’était pas mauvais du tout.

On passe allègrement de pistes relativement courtes à une autre, les instruments offrent beaucoup de variétés et tout ne se répètent pas, étonnamment. Je reproche tout de même à cet album d’être trop direct et peu subtil. Une nouvelle fois, un pur produit de consommation en masse.

Paganwinter




1 Commentaire
Commentaire
11 / 20
    dimmu_kiuas_cradle, Dimanche 30 Août 2009 parlez-en à vos amis  
C’est avec un grand sourire que j’ai accueilli mon père quand il m’a annoncé que Eluveitie sortait (déjà) un nouvel album. En effet, Slania, le prédécesseur de Evocation I : The Arcane Dominion date de 2008. J’étais très heureuse à l’idée de pouvoir, une nouvelle fois, me régaler au son des instruments de nos Suisses préférés. On commence par une intro instrumentale qui nous met bien dans l’ambiance Eluveitie, et c’est à ma grande surprise que la chanson qui suit est interprétée par une des jeunes femmes du groupe (soit Anna Murphy, soit Chrigel Glanzmann). Les chansons qui suivent sont bien, mais ne sont pas autant entraînantes que celles des opus précédents. Les deux albums précédents, Spirit (2006) et Slania (2008), mélangeaient la musique folk celtique et le death metal avec une habileté très risquée, mais très réussie. J’ai un petit faible pour la chanson « Omnos » et « Memento » qui me donnent vraiment envie de danser et pour « Dessumiis Luge » qui est très bizarre, mais très attrayante. Comme beaucoup de groupes folk (Finntroll), Eluveitie a décidé d’enregistrer un album en acoustique. Un pari très (trop) risqué pour les Helvètes à mon goût. Bien que ce nouvel opus soit d’une grande qualité, j’ai été légèrement déçue par ce nouvel album. Les voix féminines sont beaucoup trop présentes à mon goût. Pour moi, Eluveitie, c’est le maniement des guitares électriques, de la batterie qui bourrine, du chant growlé du chanteur avec les mandolines, de la cornemuse, du bodhrán, de la flûte Irlandaise, etc... Ici, on ne retrouve que les guitares (acoustiques), et les instruments celtiques. Les guitares électriques et le chant growlé ont disparu.On est loin du Inis Mona cultissime des Folk-métalleux Païens.




5 Commentaires
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