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| 2004 - Rise Above Records |

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1. Eko eko Azarak
2. We live
3. Flower of evil a.k.a. Malfiore
4. Another perfect day ?
5. The sun has turned to back
6. Saturn's children |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Electric Wizard est de ces groupes aux histoires si tumultueuses et aux changements de line up si incessants que l’on est presque surpris quand, mi-2004, ils nous reviennent avec un nouvel opus, qui n’est pas baptisé « We Live » par hasard…
Et en plus de cela, le groupe semble bien décider à nous démontrer qu’ils n’ont rien perdu de leur talent, bien au contraire, car ce nouvel opus sonne déjà comme un hymne du genre.
Avec leur doom heavy, tout en lourdeur et en puissance, et, à l’instar de My Dying Bride, sans violons, ni synthés d’aucune sorte, Electric Wizard nous plonge dans une musique lente, intense et inquiétante, sortie tout droit des films d’horreur, de série B, ou de culte démoniaque comme laisse l’entendre l’invocation « Eko Eko Azarok » qui lance l’album.
Les guitares sont lourdes et puissantes, et le chant de Justin Oborn à la fois plaintif et rageure.
Froid, profond et désespéré, se « We Live » se laisse écouter avec délices pour nous entraîner aux plus profond de la noirceur de notre âme…
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Tout le monde le sait, je suis fan de metal extrême; mais voilà, extrême ne veut pas seulement dire bruit et vitesse. En parlant du nouveau Electric Wizard, on va sombrer dans l’extrême opposé : la pesanteur extrême du doom metal le plus vicieux. Cinquième album pour ce groupe culte de la scène doom anglaise, et à mon avis une de leurs pièces maîtresses. Oubliez les pseudos groupes de death metal qui croient faire du doom parce qu’ils sont lents et chiants, et plongez vous dans la noirceur totale du vrai doom, celui qui pue le caveau. Titres très lents bien entendu (entre 8 et 15 minutes par morceau), très heavy, très crades, avec ce son typique des formations les plus ultimes, larsens à fond, basses granuleuses, voix hallucinée et plaintive, paroles éructées par un dépressif drogué, bref, une expérience musicale qui se vit plus qu’elle ne s’écoute. Mixé à L.A. par Schneeberger, célèbre pour avoir bossé avec les plus grands noms du doom (St-Vitus, The Obsessed, Goatsnake), ce disque est un condensé de lourdeur, et l’ambiance y est tellement irrespirable qu’on a l’impression d’avoir plongé sa tête dans une fosse à purin. Un régal sans doute réservé aux initiés, fans de sludge et de doom, qui laissera les autres dans un bain d’incompréhension… Qu’ils dégagent écouter leur musique joyeuse qui sent bon les fleurs des champs (la seule qu’ils peuvent comprendre ?), nous on reste vautrés dans la crasse en s’explosant le crane avec cette nouvelle bible du doom ! Fucking heeeaaavvvyyyyyyyy !!!!!
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