PORTAIL : SPIRIT OF METAL | SPIRIT OF ROCK
login :
Inscription   Pass perdu ?   
 
Liste: # A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
  
Liste par genre  
Liste des groupes Power Mélodique Edguy Vain Glory Opera
15 Janvier 1998 - AFM Records
Edguy : Vain Glory Opera, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 15/20
Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Overture 1.31
2. Until We Rise Again 4.28
3. How Many Miles 5.39
4. Scarlet Rose 5.10
5. Out of Control 5.04
6. Vain Glory Opera 6.08
7. Fairytale 5.11
8. Walk on Fighting 4.46
9. Tomorrow 3.53
10. No More Foolin' 4.55
11. Hymn (Ultravox Cover) 4.53

Bonustrack (Japanese Release)
12. But Here I Am 4.34

Total playing time 56.05

modifier l'album  imprimer cet article
possédé par 123 membres Album suivant
ajouter une chronique Album précédent

Chronique
18 / 20
    Eternalis, le Samedi 06 Decembre 2008 parlez-en à vos amis  
Cet album aura eu le double impact de lancer Edguy sur la scène européenne (puis la confirmation avec l’aujourd’hui culte "Theater of Salvation" l’année suivante) mais également de catapulter AFM Records, encore relégué au label de second rang réduits à produire tant bien que mal les groupes locaux. Ils admettent aujourd’hui que Destruction, Doro, Theatre of Tragedy et autres Annihilator ne seraient probablement pas chez eux sans ce fameux "Vain Glory Opera", testament unique et joyau absolue de leur période speed symphonique pour ceux qui pense qu’il ne s’agit pas de son successeur.

Car il faut avouer qu’écouter ce disque après "Kingdom of Madness", c’est comme s’installer dans une voiture de sport après une ballade en Renault, il n’y a aucune comparaison possible. Tout est meilleur de plusieurs crans au dessus : le son, l’interprétation, les arrangements, la technique, la composition ! Je vous dis tous.

Ce qui frappe d’entrée de jeu sur la magnifique introduction orchestrale tout en chœurs, c’est ce son incroyablement puissant et gras. La précision n’est pas forcement au rendez-vous comme sur les derniers efforts des allemands mais la production a des couilles en acier trempées, ça se sent et ça s’entend. "Until We Rise Again" défonce tout sur son passage, le chant de Tobias, quoique encore un peu approximatif, est incisif mais divinement beau (le Michael Kiske des temps moderne !!), la batterie presque sur-mixée n’épargne rien ni personne et les gratteux, Jens et Dirk, s’amuse comme des petits fous sur ce solo démentiel en quatre parties. Exagérément heavy, ce morceau nous introduit avec bonheur dans le monde d’Edguy.

La musique, que l’on pourrait comparée à un Helloween qui aurait rencontré Queen, Iron Maiden ou Blind Guardian lors d’une étreinte furtive, se veut puissante sans jamais mettre de côté la mélodie. De plus, "Vain Glory Opera" reste à ce jour l’album le plus orchestral du combo, et sa puissance émotionnelle, même si elle reste relativement sur jouée (la jeunesse faisant que Tobias ne prend pas encore autant aux tripes sur les ballades et les mid-tempo que sur ses dernières réalisations !), ne laisse pas indifférent.

Rien que l’intro tout en puissance de "How Many Miles" fait vibrer chaque parcelle de notre corps, mélangeant allègrement claviers divins et riff ultra mélodiques pour nous emmener sur un refrain plus lent et hymnique. Extraordinaire.
"Out of Control" se présentera comme la meilleur compo de Tobias Sammet pendant un bon bout de temps, gagnant une ampleur encore supplémentaire en live (sa version sur le Burning Down the Opera-Live est simplement démentielle). Une intro symphonique laissant place à des guitares sifflantes et épaisses, un rythme moyen pour faire ressortir la puissance pure de ce morceau, pour créer une nouvelle fois un refrain unique, majestueux et splendide. Le solo divisé en trois parties (un question-réponse virtuose allant de plus en plus vite !) laisse ensuite la parole à Hansi Kürsch (Blind Guardian) dans un break époustouflant de grandeur où l’ombre de Freddy Mercury plane plus que jamais sur le frontman du plus célèbre groupe de "Tolkien metal". Un délice, riche et démesuré, traitant du pouvoir et de la manipulation des dictateurs.

Mais ce n’est pas tous, tout les morceaux mériteraient une description détaillée tant ils sont riches et variés. Puis-je ne pas évoquer le fabuleux et culte "Vain Glory Opera" ? L’intro aux trompettes résonne à chaque concert comme l’instant privilégié d’un moment clé de l’histoire du groupe. Le solo au tapping est une merveille (le solo de "Fairytale" est également non négligeable).

Avec le recul, on pourra noter quelques défauts mais le plaisir reste de toutes façons présent, aucun doute. Et si "Scarlet Rose" n’est pas leur plus éclatante ballade, la jolie "Tomorrow" relève le niveau avec son ambiance uniquement symphonique. "Walk on Fighting" prouvera également que Tobias a toujours plus ou moins flirté avec le hard rock, mais (comme il l’explique aujourd’hui), la production power metal ne permettait pas de s’en rendre vraiment compte, surtout sur cet opus où la griffe de Timo Tolkki se fait réellement ressentir (puissance des grattes et épaisseur de la section rythmique, au détriment de la précision !), le quintet ayant toujours enregistré eux-mêmes leurs albums jusqu’à "Rocket Ride".

Le hargneux et (très) agressif "No More Foolin’" terminera d’achever un public à la merci d’Edguy depuis la première seconde, un morceau au riff des plus tranchants dévoilant la face la plus métallique de Tobias& Cie.

Un disque important, lyrique et enchanteur qui s’écoute aujourd’hui avec une certaine nostalgie où l’innocence du groupe leur permettait encore quelques escapades actuellement décriées.
Un must, un classique, un chef d’œuvre.


Bookmark and Share


4 commentaires
Spirit of Metal Webzine © 2003-2009 ‘One goal, one passion - Metal.’ Contact - Plan du site - Liens