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Liste des groupes Power Mélodique Edguy Tinnitus Sanctus
14 Novembre 2008 - Nuclear Blast
Edguy : Tinnitus Sanctus, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 15/20
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Tracklist
1. Ministry of Saints
2. Sex Fire Religion
3. The Pride of Creation
4. Nine Lives
5. Wake Up Dreaming Black
6. Dragonfly
7. Thorn Without a Rose
8. 929
9. Speedhoven
10. Dead or Rock
11. Aren't You a Little Pervert Too?

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NEUF
Chronique
11 / 20
    Julien, le Mercredi 12 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
Ola ou est ma veste patch et mon futal moulant. Mais non c’est le nouveau Edguy. Sans rire mais je croyais qu’ils faisaient du heavy a tendance speed et le là je me retrouve avec un disque Hard Rock avec certes un gros son mais pas original. Voilà le genre de discution qu’aurait pu avoir deux potes lors de la première écoute de Tinnitus Sanctus, nouvel opus des teutons. Le pire c’est que le bon Tobias a tenté de noyer le poisson depuis des mois comme si il s’excusait d’avance d’avoir fait un album assez moyen. Fallait peut être prendre un peu plus de temps pour l’écrire non ?

Car le moins que l’on puisse dire c’est que le bon Tobias n’a pas chômé. Entre les tournées et l’écriture pour Edguy et Avantasia il y a eu du travail. Mais le résultat n’est au final pas terrible. Rocket Ride était marrant mais certains titres étaient largement dispensables, The Scarecrow n’était vraiment pas terrible malgré le grand nombre de guests et ce Tinnitus Sanctus s’annonce pas terrible non plus. C’est vrai l’on peut changer son orientation mais de la a faire ne plus avoir d’idée il y a quand même un gouffre. C’est l’impression que j’ai eu en écoutant ce disque. L’impression d’un disque formaté pour faire du tube sans en avoir les moyens d’écriture. Résultat du poussif et un Tobias forcement même son talent dans les lignes de chant. J’en prends pour preuve « Ministry Of Saints » et son refrain niant, niant a souhait. Encore une fois je ne fais pas mon anti-hard rock au contraire mais là on frise l’overdose. Si ce disque n’était pas estampillé Edguy, il serait passé à la trappe « vite fait bien fait ».Pourtant il y avait quelques lueurs d’espoir comme sur « 9-2-9 ». Mais ça sera trop peu trop tard, mon avis est déjà arrêté, je vais me remettre un p’tit coup de Hellfire Club.
Par moment on aurait presque l’envie d’être revenu sur nos anciens platines vinyles, afin de pouvoir augmentés la vitesse. « DragonFly » ressemble plus a un titre joue a deux a l’heures qu’a un brûlot heavy metal qu’il aurait pu être avec un tempo réaliste. Bref du gâchis. Surtout qu’il y a des éclairs typiques d’Edguy « Speedhoven » mais comme dit plus haut, la messe est dite. Ce disque est probablement le plus mauvais du groupe, un point c’est tout.
Car outre le fait que ce disque est assez mou, c’est notre Tobias qui déçoit. Trop poussif par moment, trop mou par moment il se perd un peu. Et pourtant ce n’est pas une question de capacité tout le monde le sait c’est juste un amoncellement de mauvaises idées qui plombe cet album. Prend des risques quoi…….

Allez on ne va pas accabler plus encore ce disque. Il n’est pas top, il n’est pas top point barre. Espérons seulement que le groupe relèvera la tête et je ne vas bouder mon plaisir au concert, car il y aura un maximum de titres qui vont avoiner. Allez on vous pardonne mais ne le refaite plus d’accord……


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6 commentaires
Chronique
17 / 20
    Eternalis, le Samedi 22 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
Edguy fait partie de ces groupes à la destinée magique. Partie de rien alors qu’ils n’avaient que 14 ans, limités à enregistrer dans un garage pour finalement être 15 ans plus tard au sommet de la chaîne alimentaire du Metal Mélodique. Il est également un de ses rares groupes à n’avoir souffert de presque aucun changement de line-up, avec le même personnel depuis aujourd’hui dix longues années.

Quatre ans après avoir défrayé la chronique avec ce qui restera probablement comme un des meilleurs albums de Speed jamais enregistré par un groupe allemand (pour le moins !), j’ai bien sur nommé « Hellfire Club », et deux ans et demi après le très controversé « Rocket Ride », le quintet allemand revient avec sa nouvelle offrande seulement quelques mois après le magistral "The scarecrow" d'Avantasia.

« Rocket Ride » avait dispersé les fans en raison d’un panel musical très (trop ?) varié, passant allègrement du Sympho au Speed, sans oublier le Hard Rock qui prend de plus en plus de place dans les productions de Tobias Sammet (il a toujours été plus ou moins présent mais le son plus Hard fait énormément ressortir le côté « vintage » sur les derniers opus). « Tinnitus Sanctus » s’inscrit dans la lignée de son prédécesseur mais avec ce côté Hard encore plus présent, ce qui pour effet initial de rebuté, voir de décevoir.

Mais une fois n’est pas coutume, un album des lutins allemands ne se comprend pas en quelques écoutes, et ce nouvel effort demandera de vous beaucoup plus qu’il n’y parait. En effet, si lors des premières écoutes, la musique parait fade et relativement chiante (n’ayons pas peur des mots), elle se découvrira au fil des écoutes pour finalement vous ensorceler. Dans la veine de morceaux comme « Fucking with Fire » ou « Wasted Time », la plupart des nouveaux titres ne brillent pas par leur vitesse et ne constitue donc pas des hymnes immédiats comme ce fut le cas jadis.

Mais finalement, « Tinnitus Sanctus » y gagne en étant plus adulte et sensible. Bien que les premiers soient des chefs d’œuvres, il faut avouer que maintenant que nous savons tous pertinemment de quoi ils sont capables, il n’est plus utile de composer des morceaux ultra speed avec de nombreux solos et un Tobias chantant très aigue, cela n’aurait pas de sens car ces albums représentaient justement une jeunesse voulant bouffer le monde. Maintenant que c’est fait, autant passer à autre chose, ce qu’ils font avec brio.

En effet, si « Sex Fire Religion » choque de prime abord, il devient avec le temps un des meilleurs titres de l’album. Son tempo relativement lourd et son solo très Hard Rock peut surprendre, mais Tobias fait de cette chanson une perle grâce à son chant et son interprétation sans faille (quelle hargne sur la fin du refrain…jouissif !). En revanche, « Dead or Rock » convint moins dans un genre pourtant similaire (le titre le plus faible de l’album je pense malgré un bon refrain).
« Dragonfly » est selon moi la plus grosse baffe et surprise de cette cuvée 2008. Si l’intitulé très clichesque pourrait laisser envisager un morceau typique « dragon métal », il n’en est rien. Suite à une intro formidable de sensibilité où chant et guitare (très 70s) s’entremêle, le morceau nous emporte jusqu’à ce refrain splendide et solennel, sans doute le plus réussi et original de l’album, qui ne sera pas prêt de vous lâcher une fois incruster dans votre esprit. Et en parlant de solennel, comment ne pas évoquer le break magnifique de « Speedhoven », où Tobias prouve qu’il est certainement le plus grand chanteur actuel du genre, avec encore ce mélange de hargne et de mélancolie, pour ensuite sombrer dans un déluge d’harmonie de guitare où Jens Ludwig et Dirk Sauer se font vraiment plaisir (assez proche de « Judas at the Opera »).
Car si le mid tempo est à l’honneur, Edguy n’a pas non plus oublié ses premiers amours comme le prouve « Speedhoven » justement (avec ses sonorités de clavier orgue Hammond très prononcés) mais également « The Pride of Creation » qui me rappelle le « Return to the Tribe » de l’album précédant, avec cet humour autant dans les paroles que la musique. Sur ce titre, les chœurs sont très imposants et en plus de sublimer la ligne de chant principal, font un véritable question-réponse, cela conférant un côté comédie musicale plus proche d’Avantasia.
"Nine Lives" se révèle un des nouveaux titres les plus intéressants. Paradoxalement à ce retour aux valeurs primaires, le son n’a jamais été aussi moderne. Digne héritier de "Matrix", et doté d’un refrain exceptionnel (il faut se retenir de le passer quinze fois dans la journée), "Nine lives" dévoile un pont sous forme d’un mur de guitares pachydermiques s’effritant rapidement pour laisser place à un solo très mélodique et beau, tout en gardant assez de place pour faire chanter le public en live. Je m'attarderais également sur le texte, évoquant probablement les nombreuses critiques subies par les "fans", lorsqu'il declare "toujours une vieille histoire, toujours une vieille chanson, seul le nom avait changé" comme pour balancé en pleine gueule ce qu'il pense de la stagnation qu'il ne désire pas connaître avec Edguy, ceci sous fond de métaphore sur les différentes vies d'un chat. Subtil!

Une fois assimilé, ce disque nous emmène de surprise en surprise car, si le côté hard est évident, paradoxalement, les allemands ont été très soigneux sur les arrangements qui parsèment les titres, à l’image du déjà classique « Ministry of Saints », blindé de bruitages bizarroïdes et modernes (des sortes de sons mécaniques). D’ailleurs, en ce qui concerne ce titre, je ne comprends pas ceux qui le trouvent niais, bien au contraire. Et même si son intro surprend (on croirait du Black Sabbath pendant dix secondes !), le refrain est très accrocheur et le pont musical sur fond d’arpèges est très agréable et semble tailler pour la scène. Je pense que la plupart des nouveaux morceaux feront ravages lors de la prochaine tournée car ils sentent le live à plein nez, ils sont nés pour ça, et les refrains de cet album ne pourront vous laisser de marbre (celui de « 9-2-9 », particulièrement facile à retenir et « catchy » à souhait), comme sur n’importe quel opus d’Edguy en fin de compte.

Alors oui il ne s’agit pas de leur meilleur album, mais il montre clairement le Edguy d’hier et le Edguy de demain sur cinquante minutes, tout en conservant cet humour si communicatif, à l’instar de l’épilogue « Aren’t you a Little Pervert Too », sorte de country débridé qui conclut d’une façon qui n’est pas sans rappeler le non moins hilarant « Life and Times of a Bonus Track ».

Certain diront que Tobias reste sur ses acquis, je ne suis pas d’accord d’un point de vue vocal, car sa voix, de plus en plus rocailleuse avec le temps, est toujours superbe et un vrai exemple pour les apprentis chanteur, tant il la module comme il le désire. Certes, la réussite repose encore une fois en partie sur ces épaules, car si les musiciens sont impeccables, c’est bien lui qui fait de ces morceaux à priori banal de véritables perles artistiques. Ce sont ses détails qui font que les grands artistes perdurent dans le temps (écouter attentivement sa performance sur « Nine Lives »), et sur ce point, Tobias fait non seulement partie des plus grands actuellement, mais n’a également plus rien à apprendre de personne.


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Chronique
14 / 20
    Frankie_Snow, le Dimanche 23 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
Bon commençons,

Edguy, frontman : Tobias Sammet, autres groupes actifs : Avantasia.
L’individu est identifié comme un des leaders de la scène Power Metal actuel et nous revient avec sa nouvelle offrande Tinnitus Sanctus. Ce disque sort après une longue attente depuis Rocket Ride, si l’on excepte le récent The Scarecrow avec Avantasia, qui a bien occupé l’agenda de notre chère Tobi.

Alors c’est sûr ! Dès la première écoute de cette dernière galette, on ne retrouve pas le Edguy des débuts. Le groupe a clairement évolué avec les années. C’est beaucoup moins speed, avec moins de solo en vrille, beaucoup moins proche du style pratiqué par le groupe durant ces belles années qui ont fait leur réputation. Les compos sonnent bien plus Rock, moins Power Metal. Mais rien n’interdit à un groupe de faire évoluer sa musique. Par contre, le risque, c’est de décevoir les fans. Pourtant l’évolution est une réalité car voilà déjà deux disques (trois si on compte Avantasia) qui sont dans le même genre. Rocket Ride annonçait, un peu, déjà, la couleur de ce changement, The Scarecrow confirmait plus encore cette mutation. Peut-être est-ce l’envie de Tobi de changer ? On peut le comprendre, Edguy est sur le circuit depuis 14 ans et, parfois, la lassitude pousse certains groupes à explorer d’autres horizons. Pourtant on voit tout de même une chose qui n’a pas changé (et qui ne changera probablement jamais), c’est la facilité d’accès de cette musique. Une fois de plus, les 3 premiers titres de l’album se laissent écouter, et se retiennent même facilement au bout de 2 - 3 écoutes. C’est un point fort de l’album mais, il est vrai, ça manque d’intensité et d’ampleur pour retrouver le Edguy que nous connaissions tous, c’est le point faible.
Certains titres s’en sortent pourtant bien et peuvent prendre une autre dimension en live. Je pense notamment à Ministry Of Saints, The Pride Of Creation, Wake Up Dreaming Black et 9-2-9 qui donnent tout de même l’impression que l’album n’a pas été bâclé.

Si mon texte s’arrêtait là, j’aurais mis un 13/20 car, moi aussi, j’en attendais plus de nos allemands et moi aussi, je trouve les quelques changements pas toujours agréables, mais c’est ainsi.
Il reste quand même du CD, présent sur l’édition limité, qui est un bonus bien sympa, au lieu de nous coltiner un DVD – Making of. Les producteur on eu la bonne idée d’y ajouter un live à Los Angeles, enregistré pendant la tournée Rocket Ride. Je trouve ça bien mieux, et plus de groupes pourraient le faire, car un CD s’écoute plus souvent qu’un DVD ne se regarde ! Donc, plein de bons titres dans ce live, du vieux comme du récent, avec un son relativement bon. On n’oubliera pas non plus le beau packaging Digipack avec, comme petit détail qui change : le christ saignant de l’oreille sur l’édition limité.

Les groupes changent, Metallica a eu, aussi, son passage à vide, et aujourd’hui ils sont revenus au devant de la scène. Espérons qu’il en sera de même pour Edguy.
Tout n’est pas forcement bon dans ce disque mais rien n’est à jeter. Je mets mention passable, avec l’espérance qu’ils reviendront cette fois plus haut plus fort !


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