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| CD paru en2000 - AFM Records |

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1. Hallowed 6.15
2. Misguiding Your Life 4.04
3. Key to My Fate 4.31
4. Sands of Time 4.40
5. Sacred Hell 5.34
6. Eyes of the Tyrant 10.01
7. Frozen Candle 7.14
8. Roses to No One 5.43
9. Power and Majesty 4.53
Bonustracks
10 Misguiding Your Life (1995 Version)
11 Sacred Hell (1995 Version)
12 Roses to No One (1995 Version)
13 Sands of Time (1995 Version)
Total playing time 52.55 |
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| Chronique |
 17 / 20 |
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Déjà ma cinquantième chronique sur spirit ! Il me fallait donc choisir un album particulier afin de créer une chronique un tant soit peu différente de la masse. J’aurais pu me pencher sur un mythe métallique mais (ce sera pour la centième !) j’ai finalement décidé de chroniquer un disque important pour moi, celui qui m’a vraiment fait tomber dedans, qui a décidé du sort de mes voisins et des amis incapables de comprendre le heavy et le metal en général. C’est album est la version réenregistrée du légendaire "The Savage Poetry" d’Edguy. Pas forcément le plus grand ou le plus emblématique du groupe mais initiateur d’un tournant dans ma vie musicale.
Je pense que je me souviendrais toujours de la claque que m’infligea "Hallowed" la première fois. Rien que cette intro, sous-mixées volontairement afin de donner un impact impressionnant à l’arrivée du « vrai » son, celui qui me fit dire " Mais c’est énorme ce truc, c’est ça que je veux écouter ". Mon regard a aujourd’hui quelques peu changé mais cet album reste pour moi un grand disque musicalement et une totale réussite du groupe, surtout d’un point de vue technique.
Il montre les vraies qualités du premier opus enregistré alors qu’ils n’avaient que quatorze ans et démontre leurs dons innés pour la composition, bien qu’énormément d’éléments aient été modifiés, ajoutés ou simplement réarrangés. "Hallowed", très proche d’un Helloween (encore et toujours !) sous acide montre les capacités vocales de Tobias qui manie sa voix comme un dompteur ses fauves, faisait ce que bon lui semble avec une aisance hallucinante. Les guitares évoque un certain Iron Maiden dans leur mélodies si typiques tandis que les solos respirent un feeling allemand pure souche, mais avec l’interprétation bien particulière (et unique) de Jens Ludwig, jouant plus avec les effets qu’avec les notes.
"Misguiding Your Life" aura tétanisé votre serviteur lors du cri perçant et suraigu d’ouverture de Tobias, alors que le culte, heavy et lourd "Key To My Fate" usant du vocodeur sur la voix de Tobias pour créer un effet sympathique et original (et ce riff central énorme !)
A l’écoute de cet album, il en ressort une impression de puissance, de maitrise et en même temps une grande simplicité d’écoute. L’ensemble se veut logiquement moins symphonique et pompeux pour retrouver les bases même du Power Metal, à savoir un Metal puissant, racé, incroyablement mélodique et beau où l’ombre de Michael Kiske (visionnaire du genre) ne peut que planer, notamment les mythiques "Keepers of the Seven Keys".
Mais Edguy ne s’est pas plié à la facilité comme le démontre les deux longues pièces musicales de cet opus ; "Eyes Of The Tyrant" et "Frozen Candle".
Le premier, long de plus de dix minutes, est un immense puzzle séparé par des lignes de piano revenant souvent coupé les parties rythmiques pour créer un dédale artistique où tous ne se remarque pas à la première écoute. Le refrain est sublime et Tobias y chante vraiment très haut et en différé des chœurs toujours très présents dans le musique d’Edguy. Entre chaque couplet est distillé un solo joué par Jens ou Dirk (Sauer) afin de garder constamment une intensité belle et bien présente de A à Z. Les claviers arrangent parfaitement l’atmosphère plus mélancolique et sombre de ce morceau afin de sublimer un morceau grandiose et grandiloquent.
"Frozen Candle", lui, entame par une attaque bourrine de Felix Bohnke qui exploite tout son talent pendant plus de sept minutes. Le tempo y est très élevé et le chant de Tobias plus fou (dans le sens maladif où il exploite de nombreux registres vocaux afin de générer un sentiment presque schizophrénique) avec des chœurs solennels sur le refrain. Encore une fois, l’intensité ne redescend pas du titre, ayant quand à lui subit une véritable métamorphose comparé à sa version originelle, bien plus courte et linéaire, sans ce pont acoustique en plein milieu conférant du relief au morceau. Idem pour ces guitares sifflantes et syncopées faisant suite à ce pont, d’une humeur quasi Thrash.
Les indispensables et très réussies ballades "Sand Of Time" et "Roses To No One" auront terminés de transformer un jeune gamin (tout de même déjà éduqué à Maiden et Mötley Crüe !) en fou furieux d’un genre musical en perpétuelle évolution.
Côté son, la production concoctée par Tobi est aux petits oignons, puissante, incisive et probablement la plus précise qu’ils possédaient jusque là, malgré une caisse claire un peu fade quand Felix accélère vraiment le tempo. Mais il ne s’agit là que d’un détail mineur qui ne pourra venir déranger le plaisir que procure l’écoute de tels albums, façonnés par de jeunes artistes voulant bouffer le monde à pleine dents et n’ayant peur de strictement rien, cela leur conférant ce sentiment d’urgence et cette spontanéité si souvent absente des groupes de ce style musical. On sait où ils en sont aujourd’hui !
3 commentaires |
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| Mini-Chronique |
 18 / 20 |
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Sorti en 2000, cet album est un remastered d’un de leur album datant de 1995 qui n’est pas sorti dans le commerce (une copie de l’ancienne version est fournie avec la nouvelle pour le même prix). Que peut-on dire de cet album ?
C’est du Edguy pur et dur : refrains accrocheurs, du bon gros son avec Tobbias Sammet au chant. C’est sûrement l’album où ils ont joué le plus rapidement et le plus fort ! Pratiquement chaque titre a son originalité : mélodie et rythme différents. On ne se lasse pas d’écouter chaque titre en boucle. Les solos de guitare sont longs et assez techniques. Les montées de son, comme sur « Hallowed » ou « Frozen Candle », ont rarement été mieux… Que du bon !
La voix de Sammet monte parfois plus qu haut dans les aigus mais elle colle parfaitement avec le style « Edguy ». Les chœurs accompagnant Sammet sur certains titres ne s’adaptent pas assez à l’intensité de la musique car ils font un peu faible par rapport à la voix du chanteur.
Et enfin deux ballades sublimes. Elles sont très douces puis elles peuvent devenir un peu plus heavy par moment comme sur « Roses To No One ».
Edguy nous a pondu un petit joyau avec « The Savage Poetry ». Il restera longtemps culte grâce à ses mélodies inlassables.
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