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Liste des groupes Power Mélodique Edguy Kingdom of Madness
08 Fevrier 1997 - AFM Records
Edguy : Kingdom of Madness, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 11/20
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Tracklist
1. Paradise 6.24
2. Wings of a Dream 5.24
3. Heart of Twilight 5.32
4. Dark Symphony 1.05
5. Deadmaker 5.15
6. Angel Rebellion 6.44
7. When a Hero Cries 3.59
8. Steel Church 6.29
9. The Kingdom 18.23

Total playing time 59.15

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Chronique
11 / 20
    Eternalis, le Dimanche 25 Janvier 2009 parlez-en à vos amis  
Il y a ces poignées de groupe qui débutent leur carrière avec un album exceptionnel devenant culte, se mutant parfois en fardeau (qui n’a jamais regretté de ne pas avoir un "Kill'Em All" pt II ?) ou en poids si lourd à porter qu’un groupe split (Strapping Young Lad pour ne citer que lui !). Edguy ne fait pas partie de ces groupes ! Car à l’écoute de la démo "The Savage Poetry" ("Evil Minded" n’étant pas disponible pour le commun des mortels !) et de ce premier opus "Kingdom of Madness", on est loin d’imaginer que ces jeunes adolescents deviendront le chef de file de tout un style, une icône et une influence majeure, très loin…

Pourtant, lors des premières secondes d’écoute de "Paradise", un élément saute aux yeux (ou aux oreilles plutôt !), le son est largement supérieur. Sur cette intro en arpèges, la production claire parait bonne…c’est avant que les guitares électriques ne viennent massacrer le mix ! L’ambiance garage prend le pas sur le vrai travail de studio, surtout en ce qui concerne la batterie, probablement enregistrée avec un morceau de kit et ce qui restait des casseroles de la mère de Dominik Storch (vous voyez "St Anger", et bien c’est pire…si si je vous jure !). Les guitares ne sont que des grincements encore incontrôlés et l’on en vient à penser que le son de "The Savage Poetry" était supérieur, étrange.
Pourtant, le morceau en lui-même, bien que très traditionnel, n’est pas mal. Une accélération avant le refrain, un solo sympathique, une double pédale inaudible mais qui aurait pu bien donner et un break très sensible dévoilant les talents de notre cher Tobias à la quatre-cordes.
Mais c’est vraiment l’interprétation encore (normal vu la jeunesse) trop immature et la voix de Sammet sans relief, braillant pour tenter vainement de décrocher des aigues.

Idem concernant "Wings Of A Dream", dont on ne soupçonnerait pas forcément tant de richesse si on ne connaissait pas la version rejouée sur le single de "La Marche Des Gendarmes" en 2001. Le riff d’ouverture est bien heavy, le tempo speed bien, mais Tobias est si inexpressif que cela plombe méchamment l’ambiance. Ce n’est pas mauvais (la moyenne d’âge est de seize-dix sept ans) mais la concurrence dans le style est si rude que c’est impossible d’intéresser quelqu’un avec un produit comme celui-ci, même si le break de "Wings Of A Dream" par exemple montre une volonté de varier les atmosphères (la présence de chœur…enfin, si on peut appeler ça ainsi).

Mais tout n’est pas à jeter, il y a même quelques titres que j’aimerais personnellement beaucoup redécouvrir une fois retravaillée, notamment le mid tempo "Heart Of Twilight" aux couplets très mélodieux (sur fond d’acoustiques, très mature qui plus est), au refrain bien agencé ainsi qu’au solo typique de ce que deviendra le style Jens Ludwig (possédant déjà un bon niveau pour son âge !). C’est la même chose pour "Dark Symphony", une mini symphonie uniquement joué au clavier mais bénéficiant d’un bien meilleur son que le reste. Le contraste est flagrant lors du départ du riff de "Deadmaker", sous-mixé et manquant d’une pêche affligeante.
On sent une qualité enfouie quelque part mais qui ne parvient pas à s’extirper de tant de jeunesse et d’approximations.

On préférera donc les passages calmes, avec très peu de pistes donc bénéficiant de plus de clarté, comme sur la ballade au piano "When A Hero Cries", démontrant une approche un peu plus mature mais encore bancale et surtout un peu risible (la partie de piano très prévisible). Approche clichesque au possible sur le refrain de "Angel Rebellion" ou le groupe scande en chœur un "Back into hell" que Grave Digger ne renierait pas, avant d’enchainer sur un break sombre et émotionnel, très bien fait celui-ci, pour voir débouler un gros riff trash qui tache (comme pour "Steel Church" qui pourrait défoncer avec le son d’aujourd’hui, Tobias y chantant de façon très agressive et surtout doté de riffs plus directs !).

Mais le sentiment d’immaturité transparait largement plus sur le morceau "The Kindgom", faisant la bagatelle de dix-huit minutes, sorte d’assortiment surprise de multiples parties n’ayant pas grand-chose à voir les unes avec les autres mais créant une chanson parmi les plus longues du genre (le manque de self control). Il y a de très bonnes idées, comme le break des dix minutes, à l’ambiance très cinématographique (la narration de Tobias est également très drôle, le rire à deux balles est à inscrire dans les annales !) suivit du solo de batterie offre un rafraichissement au milieu de ce long périple. Pourtant, Edguy parvient tant bien que mal à garder un fil conducteur au morceau grâce à une mélodie revenant dans les derniers instants de la chanson.

Peut-on vraiment le critiquer ? Oui, mais faut-il les blâmer ? "Kingdom of Madness" est une pièce de musée que seuls les vrais adorateurs prendront le temps de nettoyer, les autres la laisseront étouffer sous la poussière…




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