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| 06 Decembre 2004 - AFM Records |

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DISC 1
1. Tears of a Mandrake (Single Version)
2. Jerusalem
3. Out of Control
4. The Headless Game
5. Scarlet Rose
6. Nailed to the Wheel
7. Vain Glory Opera
8. Theater of Salvation
9. Key to My Fate
10. Deadmaker
11. Land of the Miracle
12. Until We Rise Again
13. The Unbeliever
DISC 2
1. The Devil and the Savant
2. Wings of a Dream (2001 Version)
3. For a Trace of Life
4. But Here I Am
5. La Marche Des Gendarmes
6. Avantasia (Live)
7. Walk on Fighting (Live)
8. Wake Up the King (Live) |
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Le passage de la compilation pour un groupe peut avoir tout un panel de significations. Il peut être un symbole de l’incapacité chronique de renouvellement et de création d’un artiste. Il peut signer la rupture d’un contrat discographique avec une maison de disque pour laquelle un réel album studio serait un risque ou s’ériger comme le testament d’une époque révolue.
Concernant le "Hall of Flames" d’Edguy, il s’agira d’un amalgame de ces deux dernières possibilités.
Ayant déjà quitté les rangs d’AFM Records, label étant ce qu’il est aujourd’hui en partie grâce à "Vain Glory Opera", lors de la sortie de "Hellfire Club", les allemands devaient toujours une sortie à leur première maison de disques.
C’est donc ainsi que sortira ce "Hall of Flames", qui prendra la forme d’un testament, celui d’une période speed mélodique désormais disparue, celui d’une insouciance sans doute évaporée au profit d’un professionnalisme tout à fait logique du à l’expérience emmagasinée lors des incroyables tournées de la bande à Tobias Sammet depuis la sortie de "Mandrake" en 2001 (l’on a dénombré plus de 500 000 spectateurs à travers le monde pour la tournée du Rocket Tour !).
Replonger dans cette atmosphère, l’espace de soixante quinze minutes, est donc comme un bain de jouvence pour un groupe étant partie de rien, et ayant grimpé les échelons pas à pas, seul avec son talent et une certaine chance.
Présenté dans un double digipack somptueux, à travers un atwork sublime (leur plus beau selon moi) et un livret tout en images, "Hall of Flames" possèdent également une note personnelle du célèbre vocaliste pour chacun des treize morceaux du premier disque.
Complètement remasterisé, la set list fait figure de rêve, avec une quantité de brulots dont il arrive à manquer des indispensables ("Babylon" sera le grand absent de ce best).
D’un "Tears of Mandrake" remanié et épuré (amputé de sa magnifique introduction mystique !) au grandiose "Out Of Control" (d’après l’aveu de Tobias l’un des titres dont il est le plus fiers) en passant par des classiques incontournables que sont "The Headless Game", "Vain Glory Opera", "Land of the Miracle", le puissant "Until we Rise Again" ou le très ambitieux et religieux "Theater of Salvation" (ou le titre le plus épique composé par Tobias ?), nous naviguons avec bonheur dans un speed mélodique et orchestral de premier plan, aux riffs inspirés et majestueux et aux chœurs inventifs et magnifiant une musique que l’on attendait depuis les débuts d’Helloween. Peu de surprise hormis la présence de "The Umbeliever", passé inaperçu sur "Theater of Salvation" mais se révélant destructeur, et mettant particulièrement en valeur Felix usant de breaks magistraux sur les envolées divines de Tobias
Je ne vais pas m’apensantir plus sur ce disque ne contenant que des titres déjà décrits dans mes précédents écrits, et directement me pencher vers le second volume, présenté comme un recueil de raretés.
Raretés sera un terme tout relatif au vu de la réelle nouveauté qui s’ouvre à nous.
"The Devil & The Savant" ouvre la marque (bonus de Mandrake) de sa mélodie au clavier entêtante et cristalline pour un imposé un mur de synthé qui se rapprocherait d’un Europe au sommet de sa forme. Propulsé par une rythmique lourde mais sachant rester mélodique (quel batteur, une interprétation à couper le souffle de Felix Bohnke !) et la voix angélique d’un Sammet au sommet de sa période mélodique, nous gratifiant d’un superbe refrain, sur lequel que sursauts de guitares ronronnant viennent se poser.
Finalement, nous aurons droit à des bonus japonais, en la présence de "For A Trace of Life", sympathique ballade mais ne distinguant aucunement de la masse, au délire "But Here I Am" enregistré lors de la cession "Vain Glory Opera" (le son ne trompe pas !), sorte de prélude aux titres les plus loufoques qu’ils enregistreront pas la suite, la qualité en moins (Tobias chante faux premièrement, et la qualité étonnamment médiocre des riffs de Jens et Dirk le jette directement à la poubelle !).
Restera un "Wings Of A Dream" remanié et bien plus pêchu que dans sa version première et quelques live, également connus hormis pour celui de "Wake Up The King", bénéficiant d’un son approximatif (probablement du vent…) et surtout "La Marche Des Gendarmes", ode à l’humour français et à un Louis de Funès dont est fan Sammet depuis son plus jeune âge.
Un disque non pas essentiel mais disposant d’un packaging plus que travaillé et d’une qualité fortement honnête, que l’on écoutera avec une certaine nostalgie…de ce qui fut et ne sera plus…
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| Mini-Chronique |
 15 / 20 |
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Il est des albums qui sortent en fin d’année et pour lesquels il n’y a pas lieu de se demander pourquoi… et ce Hall in Flames en fait parti, car il ne s’agit pas là d’un véritable album, mais bien plutôt d’un cadeau de noël de la part d’Edgy à tous leur fans…
Et quel cadeau !
Tout d’abord le prix, car après Therion et leur double digipack luxueux vendu au prix d’un seul album, c’est au tour de Edguy de nous offrir ce double album, non moins somptueux, et cela au prix d’un seul album….
Ensuite, côté contenu, bien sur deux albums (il fallait si attendre quand on parle de double album)…
Donc sur le premier une collection des meilleurs titres du groupes, sélectionnés par le groupe, et entièrement remasterisés. Vous aurez donc le plaisir de (re)découvrire les plus grands classiques des allemands, de « Out of Control » à « Jerusalem », en passant par « Vain Glory Opera » ou « Until we rise agian » tous dans cette veine typiquement heavy metal mélodique, avec leurs refrains entraînant, leurs parties instrumentales impressionnantes et Tobias Sammet toujours aussi excellent au chant.
Le deuxième Cd lui s’adresse d’avantage aux fans purs et durs, qui pourront se délecter de tout ce dont se délecte un fan digne de ce nom… à savoir des morceaux inédits, jamais réalisés, des live, des vidéos (un clip et un live), des fonds d’écrans… bref tout ce dont ils rêvaient…
Donc un superbe double cd, un brin à la gloire du groupe mais qui ravira tous les fans…
Joyeux Noël !
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