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Liste des groupes Metalcore Dust-Theority Wolves
CD, date de parution : 13 Avril 2012 - Auto-Production / M - O Music
Style: Metalcore

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NOTE SOM : 13/20
Toutes les notes : 14/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Mother Earth
2. Rage Inside
3. Bad Impact
4. In My World
5. Existence
6. Bring Out Your Dead
7. Rare Sensation
8. Together Strong
9. Giving Up the Past
10. Wolves

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9 avis 3 14/20
Chronique
10 / 20
    Eternalis, Dimanche 01 Avril 2012 parlez-en à vos amis  
Dust-Theority se laisse un peu trop facilement aller à des automatismes d’écriture [...]

Nine Inch Nails un jour, Fear Factory et Meshuggah le lendemain, puis Gojira aujourd’hui…

Ils furent, quelque part, les initiateurs d’un style froid, compact, syncopé, industriel et violent, révolutionnaires chacun à leur manière et tous plus ou moins soumis les années suivantes à plusieurs centaines de milliers d’hordes de jeunes padawans cherchant vainement le Saint Graal. Mélangeant les atmosphères, les sons et les ambiances, peu arrivèrent à apporter de la nouveauté dans des musiques amenées à s’écrouler elle-mêmes sous le propre poids de leur scène.

C’est aujourd’hui le tour des jeunes français de Dust-Theority de tenter d’apporter suffisamment d’eau au moulin pour le faire tourner d’un nouvel élan. Dans le sillage d’un Gojira au zénith de sa gloire et de son talent, Dust-Theority emprunte autant au géant landais qu’à des intonations bien plus américaines et metalcore, remplaçant la rigidité, le stoïcisme et la brutalité vocale des frères Duplantier par des plans très mélodiques, relativement téléphonés et évoquant très facilement Ill Niño, un Killswitch Engage adolescent, Still Remains ou encore Sonic Syndicate.

Se présentant dans un très joli digipack à la pochette très réussie et intrigante, ce "Wolves" (évocateur non ?) se pare également d’une excellente production mettant parfaitement en exergue les qualités techniques du quatuor, qui s’arme d’un excellent guitariste (aimant visiblement énormément le tapping) et d’un batteur au jeu très fouillé et varié.
Comme dans beaucoup de groupes de la nouvelle génération, c’est vocalement que le bât blessera rapidement puisque pour un chant hurlé effectivement bon, écorché et maîtrisé, l’auditeur devra se farcir énormément de parties de chant clair qui n’auront de cesse d’étaler une niaiserie et une transparence émotionnelle de chaque instant ("In my World" s’ouvrant carrément comme du Nickelback des mauvais jours).

Comment qualifier l’excellence des premiers instant de "Rage Inside", brutaux à souhaits et techniquement calés au millimètre, avant qu’un chant clair hideux et creux ne prenne la mesure d’un refrain sans élan, sans impact et sans force. Et c’est bien là tout le problème de ce jeune groupe qui va répéter ce schéma inlassablement, avec la plupart du temps les mêmes erreurs, des poncifs identiques et une optique musicale actuellement éculée au possible tant elle est utilisée à outrance et usée jusqu’à l’os. Les mots sont certes durs mais ils reflètent une dure réalité : cette sensation persistante et de plus en plus proéminente d’entendre huit fois sur dix le même nouveau groupe, sans distinction, personnalité ni véritable valeur ajoutée.

"Existence" pourrait tenir quelque chose si les claviers avaient été plus insistants, avec une volonté plus criante d’apporter quelque chose (peut-être à la manière du premier Enter Shikari), particulièrement dans le passage central, très technique et impressionnant par sa fluidité, pendant que les parties graves de Mike poursuivent leurs hurlements de rage.
Étrangement, c’est lors de la composition acoustique "Rare Sensation", que les vocalises clean seront le plus convaincantes. Sans pour autant éviter complètement le piège des mélodies vocales un peu faciles et mielleuses de type Stone Sour (ces chansons que l’on chante sur les marches du lycée avec sa guitare acoustique, les cheveux au vent et les filles à ses pieds), la composition se veut tout de même réussie, jolie et bien plus prenante que d’autres passages plus superficiels du disque.

Quant au parallèle avec Gojira, il prend tout son sens sur le titre éponyme "Wolves". Montant progressivement en puissance et longtemps instrumental, les dernières mesures font énormément échos aux magistrales parties de tapping que l’on retrouve sur "Global Warming" et "Oroborus" (respectivement dernier morceau de "From Mars to Sirius" et premier de "The Way of All Flesh"), tout en sonnant plus léger, moins grave et pessimiste, particulièrement lorsque le chant refait surface, sans forcément convaincre (laisser le morceau totalement instrumental n’aurait-il pas été un choix artistiquement plus cohérent ?).

Globalement, Dust-Theority manque encore de maturité dans la maîtrise de sa musique, et se laisse un peu trop facilement aller à des automatismes d’écriture qu’il doit probablement aux nombreux groupes qui les influencent. Il sera bon, à l’avenir, de faire un peu le vide autour d’eux afin de partir réellement de zéro, afin de moins discerner des influences trop marquées et visibles encore sur ce premier album.
Cependant, à l’écoute de ce disque, il est clair qu’il y a un potentiel technique fort chez le groupe... il ne reste plus qu’à mettre à profit la personnalité de ces quatre musiciens pour nous offrir un nouveau visage ; le leur.




3 Commentaires
Chronique
15 / 20
    Paillou, Dimanche 15 Avril 2012 parlez-en à vos amis  

Si la scène metal française peut aisément se vanter de ses nombreuses formations de metal extrême, elle reste un éminent bastion de résistance face à l'envahissante vague metalcore, et de manière générale, face à la scène -core, là où nos voisins les plus proches, à l'instar du Royaume-Uni ou de l'Allemagne, ont succombé à la tentation. Néanmoins, et de façon assez récente, quelques groupes en provenance de l'Hexagone ont réussi à tirer leur épingle du jeu, s'imposant sur la scène nationale (Eths, The Arrs, As They Burn …) et même commençant, prudemment mais sûrement, à conquérir la scène internationale, ce dont témoigne le succès fulgurant de Betraying The Martyrs, par exemple. Mais rentrons dans le vif du sujet : nous avons ici affaire à Dust-Theority, jeune groupe parisien, qui nous fait parvenir son premier full-lenght, à l'artwork sublime, bien que sobrement intitulé Wolves. Voici de quoi la bête est capable …

Certes, et cela n'est pas une surprise, Dust-Theority n'est pas venu ici afin de révolutionner le genre. Cependant cet opus possède un charme indéniable, de par sa cohésion et la variété des compositions qui le parsèment. Là où certains groupes se reposent sur un schéma assez traditionnel de composition, on peut notamment penser au metalcore groovy de Lamb Of God ou encore aux compositions très simplistes mais terriblement efficaces d'un Killswitch Engage, Dust-Theority nous propose, au long de ces dix titres, un metalcore hybride et varié. A titre d'exemple, après un titre d'ouverture « Mother Earth » extrêmement efficace, au refrain chanté entêtant, on découvre progressivement la richesse de l'album, notamment avec le surpuissant « Existence » à la rythmique oscillant entre pesanteur et mysticisme, la surprenante « Rare Sensation » ou encore le titre final « Wolves », qui amorce avec technicité cette fin d'album. Ainsi, le premier avantage dont peut se targuer cet album, c'est ce pluralisme affiché tout au long de ces cinquante minutes d'écoute, évitant les moments creux ou vides d'inspiration.

La maitrise du chant contribue en bonne partie à cette cohésion d'ensemble. D'une part un chant hurlé très solide, dont témoignent les titres « Existence » et « Giving Up The Past », dans la lignée des cordes vocales d'un John Henry, emblématique chanteur de Darkest Hour; d'une autre part un chant clair bien maitrisé : on est très loin du chant clair criard faisant fureur outre-Atlantique, dans la veine d'un We Came As Romans, ici on se rapproche d'avantage d'un chant clair d'un M. Shadows ( Avenged Sevenfold ) mais en plus maitrisé et surtout beaucoup moins niais, un titre comme « Bad Impact » saura vous en persuader. Écoutez de même « Bring Out Your Dead », probablement le morceau où le chant clair trouve sa meilleure illustration. Reste que certains n'arriveront peut être pas à accrocher à ce chant clair qu'ils considèreront comme un poil trop conformiste, en dépit de l'extrême justesse du chanteur.

On pourra également constater que ce Wolves ne se borne pas à revendiquer une identité qui ne serait que metalcore, bien au contraire, on sera surpris de trouver certains aspects de la nouvelle vague post-hardcore; des ambiances dans la veine d'un metal plus progressif; enfin on se réjouira de moments plus planants mais toujours aussi savoureux ( refrain et pré-refrain de « Bring Out Your Dead », par exemple ). N'ayez donc crainte, il ne s'agit pas d'un metalcore intoxiqué de schèmes musicaux vus et revus qui cèderaient à la facilité.

Cela m'amène à évoquer l'aspect plus technique de l'album. Car il faut bien dire que, pour un premier album, le défi technique est relevé haut la main. Des alternances rythmiques totalement maitrisées, des riffs fluides et véloces ( l'intro de « Together Strong » en impose ), on ne se retrouve jamais dans l'excès ou la surenchère, si bien que les récalcitrants à la technicité, ce qui est tout de même difficile quand on écoute régulièrement du metalcore, pourront, à leur bon plaisir, se replier sur des morceaux plus directs et plus accessibles.

En s'armant d'un constat plus global, cet album de Dust-Theority s'affirme comme le parfait compromis ( n'y voyez aucune connotation péjorative ) de la scène metalcore / post-hardcore actuelle : on est à mi-chemin entre une scène plus brutale, symbolisée par des groupes comme As Blood Runs Black ou Lamb Of God et une scène un tant soit peu plus mélodique / mélodieuse. Dust-Theority arrive à emprunter des bons éléments à ces deux scènes tout en nous livrant un produit final personnel, et personnalisé, de qualité et qui plus est, made in France ! Certes, cette ambivalence entre brutalité et mélodie rendra votre écoute peut être un peu plus instable, mais cela ne saurait vous nuire outre mesure.

Que dire de plus ? Pas grand chose, il ne me reste plus qu'à vous conseiller fortement d'écouter cet album, que vous soyez fan de metalcore ou non. Loin d'être un énième opus sans intérêt destiné à caler votre vieille chaise de bureau, « Wolves » mérite amplement que l'on s'y attarde. Quant à Dust-Theority, considérons les, d'ores et déjà, comme de jeunes loups sur lesquels il faudra garder un oeil.




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Chronique
14 / 20
    Selfdestruction, Mardi 24 Avril 2012 parlez-en à vos amis  
il ne manque plus grand-chose [au groupe] pour sortir des chantiers battus

Dust Theority est un jeune groupe parisien qui a déjà deux démos et un LP à son actif. Une année, c’est le temps dévoué à leur premier album. Autant dire que le produit a été travaillé et rien n’a été laissé au hasard, que ce soit dans les ambiances ou dans le mix.

Ce qui est flagrant dès le début, c’est le talent du guitariste. Il enchaîne les riffs originaux et destructeurs, s’amuse au tapping, se défoule sur les solos… On a, par contre, souvent plus de peine à dégager la basse du tout, un peu noyée dans le mix comme dans la plupart des productions de metalcore. Peut-être une batterie un peu trop présente aussi, mais concrètement cela ne nuit pas au plaisir.

Le terme « metalcore » aurait probablement été réducteur si les vocaux ne s’y rattachaient pas indéniablement, car les riffs sont très fouillés. Dommage, à mon sens, on sent que le groupe veut irrémédiablement demeurer cantonner dans ce genre, multipliant les voix claires et les chœurs durant les refrains et sur certains couplets. Par exemple, « Wolves », le titre final et presque totalement instrumental, est très bien construit, les riffs s’enchaînent bien et on ne s’ennuie pas une seule seconde. Malheureusement, lorsque le chant (clair) fait son entrée, le plaisir devient plus partagé.

Souvent, on a le droit à des riffs destructeurs et des hurlements dignes de Killswitch Engage. Car sur le scream, notre chanteur assure, c’est le moins que l’on puisse dire (le final de "Bad Impact" est tout simplement grandiose). Mais pourquoi donc le groupe a-t-il choisi d’orienter son chant clair vers les horizons hérités de Bullet for My Valentine, the Used ou Asking Alexandria ? Il aurait probablement mieux fait de s’inspirer de Killswitch Engage justement.

Beaucoup trop souvent le chant clair fait son irruption et l’impression qu’il est dirigé vers le public adolescent ne peut que difficilement nous quitter. Ce dernier est très présent sur l’album et pas forcément ni facilement apprécié par tous, d’où mon insistance sur ce point.
Dommage, encore une fois, car, c’est indéniable, des efforts ont été fournis sur toute les facettes de l’album.

Bien entendu, il faut nuancer : si le chant est inégal c'est qu'il est parfois très bon ("In My World" par exemple). Et puis, il convient de préciser que c'est plutôt subjectif comme notion. Concrètement, on ne parlera pas de révolution du genre, mais indéniablement il s'agit d'un bon album. Et ce serait mentir que de dire que "Bad Impact" ou "Existence", entre autres, ne donnent pas envie de se déboiter la nuque de plus belle manière.

Dust Theority s’est appliqué, a peaufiné son premier album pour atteindre le résultat qu’ils escomptaient. A l’instar des lyrics écologiques de « Mother Earth » (« How can we let ourselves do this without no pity, just selfish behaviors »), des incursions de violons sur la ballade ou de la magnifique pochette, rien n’a été laissé au hasard. Ces maladresses vocales - si on peut les qualifier ainsi - sont sans doute à mettre sur le compte d’un premier album car on sent bien que le groupe est inspiré et qu’il ne lui manque plus grand-chose pour sortir des chantiers battus et proposer une musique originale. Le talent est présent, c’est indéniable. Un groupe à suivre de près.




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