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Folk Metal Dur Dabla Spered ar Broioù Kozh
EP, date de parution : 30 Décembre 2012 - Auto-Production
Style: Folk Metal

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Táin Bó Cúailnge 04:21
2. Dancing with Korrigans 04:26
3. Stray Away Child 03:15
4. Triskell 04:22
5. Brokeltann 05:46
6. Morrison's Jig 02:28
7. To Defend Our Celtic Lands 04:28
8. Chouchen Before Breakfast 03:09
9. Scots 05:17
Total playing time 37:32

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5 avis 1 17/20
Chronique
    rattsou, Dimanche 17 Mars 2013 parlez-en à vos amis  
L'âme d'une fête bretonne !

Dur Dabla. Un nom que vous devriez commencer à connaître sérieusement. Car le groupe originaire de Brest est d'ores et déjà prêt à lancer ses innombrables raids guerriers sur le paysage folklorique et métallique français avec la sortie de leur premier EP nommé Spered ar Broioù Kozh en cette fin d’année 2012. Depuis sa création en 2007, le début de leurs prestations scéniques dès 2008 et l’enregistrement d’une première démo en 2009, le groupe n’a cessé de grandir malgré de nombreux changements de line-up ayant entachés leur beau parcours. Mais l’invasion semble dès à présent certaine avec la promotion de cette nouvelle offrande aux anciens dieux celtes.
Pas moins de neuf hymnes à cette magnifique région qu’est la Bretagne constituent cet EP. Certains noms de chansons ainsi qu’un titre entier sont même écrits dans la langue régionale afin d’appuyer l’origine et le thème du groupe, ce qui est un très bon point. Les autres paroles restent parlées en ancien anglais et proclament sans fin l’ancienne gloire des tribus celtes et de leur culture. Des créatures mythiques bretonnes, les korrigans, sont également mis en valeur dans le deuxième titre.

L’artwork représentant un dolmen sur une colline herbeuse est quant à lui très réussi. L’illustration allie parfaitement les ombres et les couleurs et semble à lui seul recréer tout l’esprit de la Bretagne et ce qui fait son charme : son mystère. Le livret reste simple, reprenant le dessin de la pochette dans chacune de ses trois doubles pages.

Niveau production, malgré une grosse saturation des guitares les noyant parfois dans les accélérations rythmiques des compositions ainsi qu’un petit manque de puissance de la pédale de batterie, tous les instruments sont clairement à l’honneur dans cette galette. Les mélodies folkloriques ressortent parfaitement des chansons, nous laissant profiter de leurs somptueux airs. La basse se laisse très facilement entendre et la caisse claire de la batterie sonne agréablement. La voix se place au-dessus de la musique et ne souffre d’aucune faiblesse de mixage, tandis que les leads et parties acoustiques des guitares sont très bien mises en valeur, le plus souvent en début de chanson.

Dur Dabla n’attendra pas même dix secondes pour nous faire rentrer dans son monde peuplé de lutins, de fées et d’anciens guerriers. Après une lead de guitare imprimant dès le début le ton de la chanson, une flûte viendra rajouter ses airs dansants sur une rythmique endiablée des guitares et d’une basse très présente à l’oreille. Ce premier titre restera néanmoins instrumental, tout comme trois autres compositions de cet EP, ce qui nous permettra de savourer tranquillement une mélodie très inspirée. On se croirait presque à danser au milieu des arbres et à jouer à cache-cache avec les lutins de la forêt.
Le deuxième titre verra les chants débuter sous deux formes : un chant clair en chœur et un chant écorché typé death/black, lorgnant pour exemple du côté de Masha d’Arkona mais en version masculine. La disposition de ces deux chants sera d’ailleurs très bien réalisée sur tout l’EP, et utilisée avec parcimonie, notamment sur le titre « Triskell » où les deux voix se répondront chacune leur tour comme lors d’une discussion. « Dancing With Korrigans » verra également l’autre instrument folklorique le plus utilisé par le groupe avec la flûte, l’accordéon diatonique, s’imposer durant toute la première partie de la chanson, en nous distillant une mélodie digne d’une fête entre farfadets autour d’un feu de camp. La flûte terminera la seconde partie.

Quelques instruments auront l’occasion d’avoir leur heure de gloire au moins une fois dans l’album. La basse peut se targuer d’être très présente sur l’ensemble, mais son implication dans le titre instrumental « Chouchen Before Breakfast » est significative, donnant presque à elle seule le rythme de la chanson. Le titre le plus violent de l’album, « To Defend Our Celtic Lands », comme si les instruments reflétaient les propres paroles de la composition, parlant de la résistance des Gaulois face aux immenses légions de César, offre à la guitare le moment de s’illustrer parfaitement. L’introduction en acoustique représenterait le calme avant la tempête, avant que le combat ne commence. Les riffs assassins s’enchaîneront avant un final haletant. La batterie se remarquera d’ailleurs énormément sur ce titre, nous livrant un rythme totalement fou. Mais la bataille sera enfin gagnée. « Scots » sera du même acabit pour finir en beauté l’album.
Petite parenthèse sur le très joli instrumental « Morrison’s Jig », reprenant la fameuse chanson irlandaise sur un fond de guitare acoustique, de flûte et d’accordéon, mais où un autre instrument traditionnel se remarque sous la forme de percussions rapides : un bodhran. Ce dernier suit de loin la chanson sur un rythme constant et apporte une sonorité loin d’être déplaisante.

Dur Dabla a misé sur cet EP entre des titres instrumentaux nous permettant de nous évader au milieu des bois, comme le somptueux « Stray Away Child », et des titres chantés et hurlés pour l’honneur de la Bretagne, de ses légendes et des anciennes tribus celtiques nous ayant précédées sur ces terres. Et bien, c’est réussi.
Les mélodies sont entraînantes et restent facilement en tête. Les paroles sont chantées avec conviction et les instruments traditionnels que sont la flûte et l’accordéon diatonique sont volontairement mis en avant pour un effet garanti. Leur utilisation dans les chansons est très intelligente, menant les guitares, la basse et la batterie tout le long des compositions. Certes, les guitares se contenteront de suivre les mélodies. Il ne faudra donc pas vous attendre à des parties lead très présentes et très techniques. Il n’y a d’ailleurs pas de solos. Mais les airs folkloriques font presque à eux seuls la beauté de l’EP, et la guitare ne servira que d’appui rythmique.
Première étape réussie donc pour le groupe brestois, qui a su à travers ses neuf titres et son folk metal dansant nous faire partager son univers tiré de ses origines. Reste plus maintenant qu’à attendre la suite avec impatience !




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