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| CD, date de parution : 2004 - Supernal Music |
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1. Fading 1.30
2. Summoning the Rain 5.41
3. Glare of Autumn 5.09
4. Sunwheel 8.47
5. Wind of the Night Forests 9.58
6. The First Snow 9.10 |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Second album de Drudkh, sorti très peu de temps après le premier, sur le même label, Supernal Music, label de black qui ne veut pas faire dans les extrêmes.
L’introduction du disque ne peut pas ne pas rappeler l’introduction de Wyrd « Heathen », donc le ton païen est donné.
La première chose qu’on remarque sans peine, c’est l’introduction de claviers, même très discrets, en fond. L’atmosphère est donc encore plus calme que sur le premier opus du groupe, voire même reposant.
Les guitares sèches font leur apparition pour quelques passages. Les claviers soulignant les riffs dépressifs des guitares, on est pas sorti du gouffre. Le résultat n’en est que plus sombre, moins black classique, plus ambiant par moments (mais pas à la Vinterriket…).
Sur cet album, le côté burzumien se ressent beaucoup moins que sur « Forgotten Legends », et le côté païen est bien mis en avant.
Alors au niveau des compositions, il est très bon. On se sent vraiment seul face à sa chaîne HI-FI (ou son PC pour les "tout à l’ordi").
Cependant, je ne trouve pas que ce soit si sombre que ça. Ils n’ont pas recherché à faire dans le registre de la suie : Drudkh se rapproche plus de groupes comme Nokturnal Mortum, Astrofaes et tout ce petit monde païen, même si la musique n’est comparable à aucun d’entre eux, c’est la démarche qui en est ainsi.
L’introduction des claviers n’est pas étrangère à ce sentiment : nous n’avons pas à faire à du black symphonique, mais à du black ambiant. La différence peut paraître subtile, mais elle réside dans le fait que les claviers ne sont pas là pour donner le ton. Ils soutiennent le jeu des guitares.
Alors vu la lenteur des morceaux, ce disque est excellent pour se reposer ou s’endormir à petit feu après une dure journée. L’écouter en étant en pleine forme serait un gâchis : les riffs étant très répétitifs, ils sont plus propres à bercer qu’à pogoter. Et en général, une ballade en forêt se fait dans le calme… je dis ça parce que le thème principal de cet album, au vu des titres des morceaux, semble être la forêt pendant l’automne.
Le dernier titre est une véritable ode à la mélancolie : point de batterie pour rythmer ni lamentations pour sentir une présence…on est à nouveau seul, devant l’hiver qui approche et qui fige toute vie dans la forêt.
C’est donc un album nocturne pour amateurs de black dépressif calme et à tendance légèrement païenne. Le meilleur moment pour l’écouter c’est juste avant de sombrer dans le sommeil. Rangez le au levé du jour.
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