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Train Of Thought

Dream Theater discographie



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DREAM THEATER - TRAIN OF THOUGHT (CD)

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11 Novembre 2003 - Elektra Records
Dream Theater : Train Of Thought, chronique, tracklist, mp3, paroles Tracklist

1. As I am 7.48
2. This Dying Soul 11.27
3. Endless Sacrifice 11.24
4. Honor Thy Father 10.14
5. Vacant 2.57
6. Stream of Consciousness 11.16
7. In the Name of God 14.15

Total playing time : 69.21

les paroles
Note
18/20
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Chronique

parlez-en à vos amis  Imprimer
note : 19/20
Un beau jour, les joyeux drilles de Dream Theater se retrouvèrent à un concert de Pantera, groupe connu pour sa finesse naturelle... Et en sortant de ce concert, leurs premiers mots furent "Et si on faisait un album plus violent, comme Pantera ?"

Quelques temps après, "Train Of Thought" pointe le bout de son boitier plastique transparent, laissant apparaître une pochette noire et sobre. Mais qu'on-t-ils fait ?!! Hé bien, mesdames et messieurs, ils nous ont produit un album métal, très métal, différent de leur rock progressif habituel. Et lorsque vous prenez des monstres sacrés tels que Petrucci ou Portnoy et que vous leur faites faire du métal, c'est forcément bon.

"Train Of Thought" est une pure bombe sonique de qualité irréprochable, contenant 7 chansons, et autant de missiles totalement déments. De "As I Am" qui ouvre la galette jusqu'à "In The Name Of God" qui la ferme sans pitié, c'est du très grand spectacle, et c'est immensément musical, bien au dessus techniquement de tout ce que vous pourrez trouver dans le métal. D'emblée, "As I Am" introduit quelques harmoniques, puis un son lourd et gras saturé comme il le faut, et en quelques mesures, Dream Theater lance le train de leurs pensées à grande vitesse, locomotive fumante et furieuse, dégageant tout sur son passage. Mais c'est énorme ! Vient "This Dying Soul", dans la lignée du titre précédent, avec un niveau technique extra terrestre. L'intro dure une bonne minute, et Petrucci se lâche... Un carnage ! Des plans sortis d'on ne sait où, des riffs putain-qu'est-ce-que-c'est-bon-de-jouer-à-un-doigt, et en plus c'est net et sans bavures... "Endless Sacrifice" semble calmer le jeu, mais c'est mal connaître les 5 comparses ; et à environ 5 minutes, le groupe tombe dans un riff ultra noir, qui pour le coup nous rapproche des groupes de gros heavy, mais avec la Dream Touch en plus... A 6 minutes 30, un délire électronique, qui annonce une fois de plus un chorus de Petrucci à se rouler par terre. Gratteux, attention ! Ce disque est mauvais pour votre santé musicale ; vous pourriez avoir besoin de remettre toute votre expérience musicale en question tant vous vous sentirez ridicule... Et on continue le show, à 8 minutes, Dream accélère encore, c'est une tuerie, c'est une boucherie, c'est un carnage... M'enfin, je ne vais pas non plus tout vous raconter, il faut écouter la perle...

"Honor Thy Father" est introduit par un Portnoy en grande forme, puis on attaque sec sur la chanson la plus rapide du disque. C'est gras, ça speede, c'est énorme. Rien à dire, sinon un grand coup de chapeau à ces monstres, et un grand coup de pied au cul pour toi, ami musicien qui croyait que le métal, c'était deux accords et demi. Quand tu vois ce que fait Petrucci de tes préjugés sur le métal, tu reconsidères toute ta philosophie métalleuse... Et ce n'est certainement pas "Vacant" qui va aller à l'encontre de ces remarques. Chanson acoustique, piano synthé voix, les plans sont impeccables et la mise en place irréprochable... Chanson la plus courte de l'album (sur 7 chansons, 5 dépassent les 10 minutes, et il n'y en a qu'une qui fait moins de 7 minutes...), elle prépare à l'apogée de la galette. Tout d'abord, "Stream Of Consciousness"... Que dire de cette perle ? D'une part qu'elle est instrumentale ; pas de voix pour couvrir la créativité des musiciens donc. D'autre part qu'elle dure également plus de 10 minutes, et que 10 minutes d'instru avec des plans complètement différents qui s'enchaînent pourtant à merveille, c'est long, mais c'est un bonheur incroyable. Et enfin... Si vous restiez encore froid devant la maîtrise technique des musiciens (ce qui est fortement impossible), vous serez ici cloué au siège. Guitare, Batterie, Basse, Synthé, ils sont tous aberrants de technique, c'est gigantesque. Et pour finir, "In The Name Of God", qui conclut en bouquet final un album dantesque et achève de combler un auditeur déjà assommé.

Musicien, amateur de métal, fan de Dream Theater, ou tout simplement curieux, cet album est destiné à tout le monde, et élève le métal dans une sphère dans laquelle il n'avait que très peu voyagé jusque là. Rien à dire, c'est du grand, du très grand. Chapeau bas, messieurs...

3 commentaires Jeudi 21 Juillet 2005


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