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Chronique
 | note : 17/20 | L’arrivée d’un nouvel album de Dream Theater est toujours très attendue car l’on ne sait pas vraiment ce que l’on va trouver. Le groupe se définissant lui-même comme une « éponge musicale », on ne peut que s’attendre à des évolutions permanentes (bonnes ou mauvaises). Octavarium m’avait un peu laissé sur ma faim et sentait un peu le disque de fin de contrat. Le groupe a donc pu enregistrer cet album en totale liberté avant de signer chez Roadrunner. Le résultat est pour ma part convaincant bien qu’il subsiste quelques zones d’ombre.
Pour beaucoup de personnes Dream Theater c’est l’école des enfants sages et ce n’est pas forcément ce disque qui va les faire mentir. On retrouve dans cet album les éléments qui font la grande force du groupe. Des breaks totalement hallucinants où bon nombre de musiciens se perdraient, des riffs qui sonnent du tonnerre et surtout une démonstration technique impressionnante.
Mais lorsque l’on y regarde de plus près, on découvre dans Systematic Chaos une profondeur et une richesse qui n’était plus vraiment d’actualité. "In The Presence Of Enemies" par exemple est un thème de 25 minutes scindé en deux parties servant d’ouverture et de fermeture. Tout simplement envoûtant, il donnera à coup sûr un résultat étonnant en live. Rendez-vous compte, le disque s’ouvre avec un titre où James Labrie ne fait son apparition qu’au bout de 5 minutes. Le plus saisissant sur ce nouvel opus, c’est que chaque titre possède une forte identité musicale. Libre à nous d’y adhérer ou pas. Le titre faisant le plus pop a tendance à me saoûler un peu. Le côté un peu Muse ne me convient pas mais ce n’est qu’une question de goût. Je suis persuadé que du Muse progressif ça doit plaire à quelqu’un, mais pas à moi alors je zappe et je me tais. Un titre comme "Constant Motion" est tout de suite plus à mon goût. Il est clair que passée la petite intro mignonnette ce n’est plus la même histoire. Dream Theater s’énerve méchamment et nous offre l’un de ses titres les plus Thrash. Même si cela pourrait faire penser à du Metallica, les petits breaks parfaitement gérés nous rappellent que nous n’avons pas affaire aux Horsemen mais bel et bien à Dream Theater.
Du Thrash, de la « Pop », vous y trouverez aussi des titres plus mid-tempo finalement assez typiques du groupe. Mais qui dit typique ne dit pas ennuyeux, bien au contraire. L’omniprésence d’une mélancoLie prenante fait que l’on ne peut qu’être touché par la beauté de ces titres. On y retrouve, comme pour les autres titres, ce fameux attrait musical qui tourne parfois trop à la démonstration mais qui dans l’ensemble est plutôt bien géré. Enfin c’est surtout les excès de solos de clavier qui me gavent (mais je ne dois pas être le seul).
Mais si je devais ne faire ressortir qu’une seule chose de cette chronique, ce serait l’exceptionnelle performance de James Labrie. Elle est tellement surprenante que j’ai envie de lui mettre des claques pour nous avoir infligé une voix aussi nasillarde pendant tant d’années. Le chant est puissant, mais, plus que tout, l’on est surpris d’entendre un grain si captivant. Pourquoi ne pas avoir chanté comme ça depuis le début, on se le demande? Que ce soit sur les mid-tempos ou le fameux « Constant Motion » (où l’on pourrait presque croire que c’est l’autre James qui chante), mister Labrie est surprenant et impeccable. Il me tarde de voir ça en live tellement je n’y crois pas.
Pour conclure, je trouve que cet album est franchement bon; il ravira parfaitement les aficionados et pourrait même convertir certains réfractaires. Du grand Dream Theater et une excellente entrée en matière pour son nouveau contrat.
Rendez-vous en Octobre au Zénith
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10 commentaires
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Vendredi 08 Juin 2007 |
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Commentaire
| | | | Je ne vais pas vous mentir, je suis fan de Dream Theater depuis le fameux "Images And Words". Seulement voilà, je trouve que le groupe n'a jamais réussi à faire aussi bien depuis. A chaque nouvel album j'espère toujours me prendre une claque et malheureusement ce ne sera pas encore pour cette fois. Bien sur ça joue vite et bien ( on le savait déjà ), technique ahurissante pour chacun des zicos mais je trouve cet album vite chiant et une nouvelle fois la production faible (ça commence à devenir une habitude ).Où est passé le son énorme de " Images And Words " et " Awake ". Bref, un album à écouter, sans plus ! | Samedi 23 Juin 2007 |
Commentaire
| | | A l'inverse de Porcupine Tree, Dream Theater présente tous les archétypes du metal progressif qui irritent les uns et enthousiasment les autres : morceaux à rallonge, structures alambiquées, démonstrativité technique...
Certains diront que c'est toute la différence entre le raffinement anglais et la grossièreté américaine... La formation newyorkaise reste néamoins une référence du genre, et gageons que ses aficionados seront à nouveau aux anges avec cet opus tapageur.
Mais n'oublions jamais que c'est contre ce type de groupe que les Sex Pistols avaient lacé la révolution punk et 1977. | Dimanche 19 Aout 2007 |

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