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Après un album sombre et thrash, DT remet le couvert en 2005 avec 'Octavarium', qui, comme son nom l'indique, est le 8éme album studio du quintet new-yorkais. Acclamé par les critiques, qu'a cet album de particuLier? Eh bien, il différe complétement de la voie empruntée par le groupe avec 'Train of Thought', dans le sens où les chansons se sont considérablement adoucies. Ceci est à double tranchant, car bien qu'étant bons, les morceaux perdent toute leur puissance! Ce faux pas, si on arrive à le mettre de côté, n'empêche vraiment pas l'auditeur d'être pris dans les mélodies subtiles et inspirées des 8 compositions symphoniques. Les musiciens de DT doivent sûrement apprécier la musique classique, puisqu'ils sont accompagnés sur 'Octavarium' d'un mini-orchestre à cordes. Cette trés bonne idée apporte une fraîcheur bienvenue qui manquait à Dream Theater, sa musique étant devenue quelque peu rébarbative et répétitive, quasiment sans saveur (ceci ne concernant, bien évidemment, pas 'Train of Thought'). L'album débute par un morceau qui rappelle explicitement un des titres du précédent opus ("This Dying Soul") que ce soit dans les paroles ou au niveau musical. On dirait qu'il en est un clone parfait. Puis, aprés ces 8 minutes de pur bonheur, nous avons droit à une première pause pour nos oreilles avec la magnifique ballade qu'est "The Answer Lies Within", dont la mélodie est exclusivement jouée au piano et à la batterie. Elle est tellement bien interprétée par James LaBrie qu'elle prend aux tripes. Le troisième titre ("These Walls") est typique de DT : progressif, avec des refrains directs et médiums et une ligne rythmique légère et mesures impaires. Première véritable surprise de l'album, "I Walk Beside You", qui rappelle les plus grands hits de U2, tant le refrain est tellement proche de ceux chantés par Bono. Cette chanson n'est pas un tube, mais, elle plaira sans conteste aux fans du côté le plus pop de DT. Nous voici au titre le moins éloigné de 'Train of Thought', le magnifique "Panic Attack", qui avec ses riffs thrash et ses 7 minutes 16 au compteur, défonce tout sur son passage! Il s'agit là d'un des morceaux préférés de votre serviteur. Les nombreuses parties paires et impaires se succédent ici dans un déluge sonore, soulignées par les cordes dont j'ai parlé plus haut. Cela apporte un effet dual séduisant. Plus moderne, mais néanmoins complexe, le 6ème morceau, "Never Enough", n'est pas le plus original que le groupe ai composé dans sa carrière, mais, il a, au moins, le mérite de nous montrer un nouveau visage du Dream Theater, groovy et contemporain, ne reniant pas les productions pop récentes comme influence. De même, "Sacrified Sons", qui débute par des samples de radios zappées et qui a pour thème la guerre et la mort des soldats, n'apporte rien de neuf au répertoire bien fourni du Théâtre du Rêve. Mais, ce n'est pas une nouveauté, puisque DT nous a habitué par le passé à des miévreries de la sorte. Mais, n'oublions pas que Dream Theater est avant tout un groupe de prog' pop/rock et non de métal. Enfin, l'album se conclut par la pièce maîtresse, la longue (24 minutes) et ténébreuse 'Octavarium', merveilleuse et ensorceleuse avec ses différents passages éléctroniques, électriques et acoustiques, ces derniers étant les plus beaux. Ce dernier titre est magique et il justifie à lui seul l'acquisition de l'album éponyme. Nous avons, donc, là, un album ni noir ni blanc, ni Excellent ni mauvais, mais, plutôt gris et bon, qui plaira à ceux qui aiment la douceur. Quant à ceux qui préféraient l'agressivité de 'Train of Thought', ceux-ci seront absolument déçus. Un album à conseiller aux bisounours.^^
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