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Drastus Roars From the Old Serpent's Paradise |  |
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| Chronique |
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Drastus, groupe aussi obscure que la pochette de son opus introductif laisse penser a décidé de frapper fort pour son premier album !
Sorti sur un label totalement inconnu, Flamme Noire Records, « Roars from the old serpent’s paradise » est et sera très confidentiel. Dommage pour un album de cette qualité, mais sans doute ne vaut il mieux pas que ce genre de musique soit accessible à trop de monde vu la noirceur impénétrable qu’elle dégage.
Tout commence sur une entrée très glauque. L’ouverture aux claviers et le riff de guitare qui vient se coller dessus annoncent pas mal l’état d’esprit qui entoure l’album : c’est très sombre, très bas placé dans les basses, nageant dans un son que je serais tenté de comparer aux premiers Xasthur ou à Velvet Cacoon : très très malsain, presque opaque.
Puis on perçoit vaguement l’arrivée de la batterie (électronique – on y reviendra) qui fait son approche dans la bouillie environnante.
L’intro est longue, répétitive, mais tellement maladive que c’en est jouissif.
Le second titre montre si c’était à prouver que le black le plus malsain peut aussi être très violent. On engage sur un gros blast bien puissant en ouverture et la double frénétique prend le relais pour conduire la marche. Le chant aussi apparaît à ce moment là, très rocailleux, inhumain à souhait, haineux au possible. L’alternance violent/calme, claviers/black est très persuasive également. Les nappes types orgue plongent les passages calmes dans un gouffre de solitude dont seul le passage black suivant nous sort.
La qualité du son, le jeu des instruments et le chant montrent sans qu’il soit besoin de chercher plus loin que la démarche du groupe n’est pas de faire en sorte d’être connu. Les guitares sont à première écoute assez proches des premiers Xasthur ou de Velvet Cacoon comme je l’ai dit, mais la batterie elle se rapproche plus d’un Axis of Perdition en moins chiant. Les deux couplés donnent un résultat impressionnant, mélangeant violence et isolement à la perfection.
Que dire de plus sans me répéter davantage ? Difficile d’aller plus loin car je n’ai aucune information sur le groupe… On va donc terminer par une mention spéciale pour le titre le plus "insalubre" de l’album (à mon avis bien sûr, cela n’engage que moi), « Taphos », qui commence par une mise en place de plus de 5 minutes où l’on a bien le temps de se demander si on continue l’écoute ou si on court au soleil se rassurer dans la contemplation du jour. Oui, c’est glauque. Très glauque même, limite sordide… Après cette longue mise en bouche, on assiste à un sacré déchaînement de violence toujours bien putride. Génial !
On peut à mon avis se demander si avec cet album on n’assiste pas à l’arrivée d’un nouveau brûlot dans la scène black française. On ne connaît pas l’avenir, mais on peut se baser déjà sur ce qu’on a et je dirais que cet album est à classer entre le dernier Deathspell Omega et « Verräter » de Leviathan (US).
Attention pour les ceusses qui seraient intéressés, il me semble que c’est limité à 500 copies (infos e-bay à confirmer). A ne pas laisser filer !
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| Chronique |
 18 / 20 |
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Connaissez-vous flamme noire records ? Eh bien pas moi, j’ai donc découvert cette maison de disque avec ce Roars from the old serpent’s paradise de Drastus qui est très loin d’être mauvais. Par contre, je ne peux rien vous dire de ce groupe car aucune information n’est disponible dans le livret. Cependant, lorsqu’on regarde les titres des morceaux ‘‘Phtisique’’, ‘‘Le Génie du Mal’’ et la petite phrase accompagnant ce dernier : « certains naissent posthumes », on peut supposer que Drastus est un groupe français. Mais bon, n’est-ce pas Arcturus, formation norvégienne, qui a sorti un superbe album intitulé La Mascarade Infernale ?
Bref, ce Roars from the old serpent’s paradise est un album qu’il vaut mieux éviter de metre en toutes les mains : la noirceur du son grave des cordes mélangée à l’acidité de la guitare vous prend et retourne les tripes, le son très froid et régulier de la boîte à rythme (le son de la partie rythmique étant très synthétique et vu la rapidité d’exécution des battements sur la double pédale, il est fort possible que ce soit une boîte à rythme) glace le sang tout comme la voix agressive du chanteur.
Ne se compromettant point à vouloir surcharger la musique de nappes de guitares (d’autres groupes ont une musique plus adaptée à cette surcharge), Drastus délivre là un Black sombre, malsain et glauque, une musique qu’il est bien difficile d’oublier. Selon moi, l’apothéose de cet album intervient avec le magnifique ‘‘Phtisique’’ (qui est le synonyme de tuberculeux, charmant comme nom de morceau) qui domine du haut de ses 13 minutes et de par sa splendeur l’ensemble de cette offrande sinistre.
Je vous conseille donc fortement de vous le procurer si vous en avez l’occasion, cette production vaut largement le coup d’y prêter une oreille attentive.
1 commentaire |
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| Mini-Chronique |
Hé Blackie, Arcturus c'est "La Masquerade infernale" et non mascarade... Sinon tout à fait en accord avec les chroniques. Sombre, malsain, envoutant cet album est tout bonnement excellent !!
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| Mini-Chronique |
 18 / 20 |
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Correct pour le titre d'Arcturus, désolé pour l'orthographe, mais en tout cas je pense que vous aurez compris que DRASTUS est bel et bien français !
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| Mini-Chronique |
 19 / 20 |
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Drastus est bien français, et j'ai entendu dire qu'il s'agit du projet du boss de Flamme Noire lui-même... Ceci explique peut-être cela.
Quoi qu'il en soit, cet album est tout simplement grandiose. A écouter.
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