 18 / 20 |
|
Les ricains aussi ont droit à leur leader en matière de Black sympho , je pense que Dragonlord n'usurperait pas ce titre.
Black Wing of destiny , 2ème offrande des amerloques enregistré dans le non moins fameux Fredman studio en suède avec Frederik Nordström propose un son massif à l'instar d'un dimmu borgir ou d'un arch enemy, on en attendait pas moins...
La différence notoire entre un Dragon Lord et un Dimmu Borgir , je pense qu'elle tient plus de la sincérité.
EN effet je pense volontier que les américains surpassent sur plusieurs point les norvégiens sur leur propre terrains.Pourquoi?
Parce que ça reste du fuckin' metal , ça bastonne , les guitares sont très présentes, les riffs sont incomparablement plus couillus , et le clavier ne sert pas d'"occulteur" ou de poudre de perlin pinpin.
The curse of woe, le 2ème titre , s'impose direct comme un révélateur du potentiel de DragonLord, cassures rythmiques, brakes de claviers grandiloquents , guitares rythmés façon death metal, c'est très riche et on s'ennuie pour ainsi dire jamais.
Pire, les musiciens ont un certain feeling et une manière de riffer qui au delà de s'inspirer des dimmu borgir et des emperors , s'avèrent assez uniques.Ca bastonne sec ici , et dimmu borgir ferait mieux de prendre des cours auprès de ces 4 musiciens.
Eric Peterson s'avère être également un excellent vocaliste au delà de son jeu de guitare complet, alternant vocaux black (pas sans me rappeller la voix d'Ihshan tellement les 2 timbres de voix se rapprochent) et chant clair utilisé avec parcimonie , sans excès de zèle.
La Basse métallique de derrick Ramirez rajoute le piquant nécessaire à la prod pour seconder les guitares puissantes de Peterson.
Musicalement intense , avec ses blasts furieux , puis des brakes qui nous laissent entrevoir la lumière comme sur "Sins of allegiance" et sa fin digne d'un tube à la iron Maiden avec guitares harmonisés , on pensera aussi à la facture death mélo suédoise façon At the Gates , bref Dragon Lord ne s'inspire pas des plus mauvais
Pour ma part , le titre le plus intense de l'album serait certainement ce "Until The End" avec son chant clair désespéré sur les refrains et cette batterie carrément syncopés sur les couplet, on sent que les gars maitrisent leur truc et s'amusent avec arrogance à nous emmener sur des chemins sinueux inhabituels dans le black sympho.
Peterson n'est sûrement pas le plus puissant des vocalistes black , mais sa voix rajoute du cachet à l'ambiance mystique de dragon Lord, sur ce titre le claviériste se permet même un solo "electro" pas trop long juste ce qu'il faut.Ca reste épique malgré tout, on en redemande.
Peterson nous gratifie d'un solo de guitare énorme sur "mark of damnation" Galder peut aller se rhabiller avec sa tenue de crampe. "Fallen" toujours dans la furie, John Allen est un batteur très puissant alliant feeling, vitesse, finesses, brutalités , il porte ce titre à merveille, et s'efface discrètement pour les interludes de claviers qui sont là pour marquer les différentes parties de la chanson.
Emerald le titre final est un bon résumé de cet album , claviers épiques , guitares rythmés et acéré parfaitement porté par la batterie , solis de guitares toujours inspirés , riffs torturés...
POur conclure, je dirais que le travail du quatuor , que l'on soit réceptifs ou non au black sympho force le respect ,des musiciens de haute qualité pour une musique riche et concise.Dragon Lord se permet même le luxe de dépasser les maîtres du style dans l'innovation, l'audace, le choix de structures complexes.
Tant de finesses sans pour autant oublier la brutalité latente de certains passages , je pense à l'exquis "Blood Voyeur" et ses passages en blast beats ravageurs ou le début de "Fallen" pied au plancher.
Bref , il serait tant de composer un digne successeur à ce Black Wings Of Destiny , déjà vieux de 3 ans! Dragon lord, un groupe qui a sa place sur la scène métal international sans problèmes...
7 commentaires |