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| CD paru en1988 - Peaceville Records |
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1. Confusion (Intro)
2. Lifelock
3. Slave To Convention
4. A Dream Come True
5. Drowning In The Mainstream
6. Same Mind
7. Relief
8. After The Bomb
9. Stop-Gap
10. Scared
11. Sick Joke
12. Natural Abuse
13. Exploitation
14. Beat The Boss
15. Money Drug
16. Fear Of The Future
17. No Religon
18. Phobia For Change
19. Multinationals
20. Obscenity
21. War Crimes |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Doom se forme en Grande Bretagne autour du chanteur Jon Pickering et du guitariste Brian Talbot (Bri), louant rapidement les services de Mick Harris (Napalm Death, Extreme Noise Terror) derrière les fûts. Après le départ du batteur, seulement après un ou deux concerts, le duo complète sa formation dès 1987, grâce aux renforts de Pete Nash et Stick, délaissant parallèlement son crossover originel, pour une orientation dans la droite lignée de Discharge.
Après une apparition sur le tout premier vinyle de l’écurie Peaceville, la compilation A Vile Peace, Hammy, (boss du label) propose au groupe l’enregistrement de son premier album. Ceci se conclut alors par l’enregistrement de War Crimes en février 1988, aux studios Rich Bitch (Napalm Death, Carcass), et à sa sortie dans le courant de l’année.
Possédant la lourdeur du métal et les vocaux gras de la scène grind anglaise, Doom affiche en revanche une influence punk très marquée, ne développant ni une vitesse cataclysmique, ni des structures très compliquées. Les rythmes de batterie de Stick sont effectivement basiques, soutenant les riffs simples de Bri et les vocaux crasseux de Jon, rappelant ceux de son pote Dean Jones sur Extreme Noise Terror.
Les 21 titres de War Crimes sont ainsi construits sur un modèle standard, ne comportant souvent qu’un couplet et un refrain, sur lesquels se greffent les paroles doucement revendicatrices de Jon. Mais bien que l’album puisse paraître linéaire, il s'écoute toutefois d'un trait et reste bigrement percutant, lâchant ses rafales de riffs accrocheurs et facilement mémorisables, à l’image des terribles Same Mind, Exploitation, No Religion ou Multinationals. Doom développe également un son crasseux et affiche une attitude purement désinvolte, lui conférant ce côté rebelle et cette spontanéité appréciable en tout point.
Véritable pont entre les scènes punk et grindcore british, se rapprochant de l’esprit d’Extreme Noise Terror, les parties grind en moins, Doom trouve ainsi remarquablement son style, étant aujourd’hui considéré, à juste titre, comme l'une des premières véritables formations de crustcore, influençant alors des groupes du monde entier, depuis les anglais de Disgust jusqu’aux suédois de Disfear, en passant par les redoutables états-uniens de Disrupt. Pierre angulaire du mouvement crust, War Crimes ne se recommande donc guère aux metalheads avides de technique et de belles mélodies, mais reste en revanche l’album idéal pour les thrashers et keupons ayant l’envie de s’éclater tranquillement au sein des mêmes pogos.
Fabien.
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