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Liste des groupes Black Death Mélodique Dissection (SWE) The Somberlain
1993 - Nuclear Blast / No Fashion Records / The End Records
Dissection (SWE) : The Somberlain, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 18/20
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Tracklist
Re-Issue in 2006 by The End Records with a Bonus Disc.

DISC 1

1. Black Horizons 8.10
2. The Somberlain 7.05
3. Crimson Towers 0.49
4. A Land Forlorn 6.38
5. Heaven's Damnation 4.40
6. Frozen 3.44
7. Into Infinite Obscurity 1.05
8. In the Cold Winds of Nowhere 4.20
9. The Grief Prophecy / Shadows Over a Lost Kingdom 3.29
10. Mistress of the Bleeding Sorrow 4.34
11. Feathers Fell 0.41

Bonustrack (Japanese Release)
12. Son of the Mourning

DISC 2

1. Frozen (Unreleased Live 1995)
2. The Somberlain (Unreleased Live 1995)
3. Shadows over a Lost Kingdom (Original Mix)
4. Son of the Mourning (Original Mix)
5. Into Infinite Obscurity (Original Mix)
6. Frozen (Original Mix)
7. In the Cold Winds of Nowhere (Original Mix)
8. Feathers Fell (Original Mix)
9. Mistress of Bleeding Sorrow (Original Mix)
10. The Call of the Mist (Original Mix)
11. Severed into Shreds (Remastered Rehearsal 1990)
12. Satanized ((Remastered Rehearsal 1991)
13. Born in Fire (Remastered Rehearsal 1991)

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NEUF
Chronique
17 / 20
    Metzly, le Lundi 08 Aout 2005 parlez-en à vos amis  
La Suède a toujours eu une grande présence dans la scène métal et avec seulement 2 albums à leur actif, Dissection est devenu un des plus grands groupes de Black/Death de nos jours.
Leur musique peut être décrite comme un genre de Black mélodique avec des influences de Death, les riffs heavy mariés avec la voix démoniaque du frontman Jon Nödtveidt (chant, guitare) créent une unité sombre et parfaite.
Une des spécificités de Dissection sont les interludes à la guitare accoustique qui donnent naissance à une atmosphère obscure et inquiètante en contraste avec les autres morceaux plus violents...

Sur «The Somberlain» Messieurs Nödtveidt, Zwetsloot (guitare), Palmdahl (basse) et Ohman (batterie)joue un Death/Black Metal atmosphérique voire maléfique !
J'oserai même dire que Dissection a été le groupe pionnier à mélanger les deux ennemis du métal...
L'album commence avec un «Black Horizons» atmosphérique aux riffs dévastateurs, et dont les 8 minutes ne laissent que destruction sur leur chemin.
Beaucoup de magnifiques et effrayantes mélodies se mèlent au riffs heavy et au rythme effreiné de la batterie donnant au morceau toute sa violence et son tranchant.
De même, la seconde chanson éponyme de l'album "The Somberlain", nous plonge dans une descente sans fin au domaine divin du mal (cf. paroles) pendant 7 minutes de fureur, c'est incontestablement la chanson phare de l'album...
Avec "Crimson Towers", "Into Infinite Obscurity" et "Feathers Fell" le changement se veut radical, la brutalité laisse place à la pureté de quelques secondes acoustiques et envoutantes.
Simples démonstrations techniques ou réel désire de rendre l'ambiance plus troublante et déstabilisante?...Les deux sont sans doute vrai...et malgrés leur courte durée, ces interludes font bel et bien parties de la personnalité de cet album et ne pourraient en être dissociées.
En conclusion je pourrai dire que Dissection a crée les fondations de leur succés avec The Somberlain.
Peu de groupes du genre arrivent à combiner rapidité, brutalité, froideur, violence, technicité et mélodies avec autant de brio.
Mais ceci n'était que le prémice de ce qui deviendra par la suite «Storm Of The Light's Bane», album sur lequel les morceaux gagnent en maturité et en qualité de son et qui reste encore à ce jour le chef d'oeuvre incontesté dans le genre Black/Death .

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Chronique
17 / 20
    eulmatt, le Lundi 05 Mai 2008 parlez-en à vos amis  
Il ne faut certainement pas s’étonner si bien souvent, les groupes inclassables le sont avant tout parce qu’ils se sont eux-mêmes créés leur univers. Cette capacité créatrice n’étant pas à la portée de tous les combos, les quelques artistes qui en sont pourvus sont rarement les plus médiocres.
Dissection apparaît immédiatement de cette trempe dès le début des années 90, et son premier album, The Somberlain, en est la première démonstration.

A l’écoute du disque, on comprend facilement le débat sans fin qui a animé les metalheads des années 90. Black, death, dark metal, tout y est passé, avec un soupçon de mélodique à accoler quelque part. Certes.
Ce qui est certain, c’est que l’œuvre de Jon Nödtveidt et de sa bande est scandinave jusqu’au bout des ongles. Et en disant cela, on a réponse à tout. Viscéralement captivé par la jeune vague black metal norvégienne, Dissection en intègre non seulement les valeurs idéologiques, mais aussi la froideur mystique de ses ambiances les plus glaciales. A ce titre, The Somberlain révèle par moments une atmosphère captivante et envoûtante, d’une intensité mystique et d’une élégante noirceur que des milliers de groupes de black metal ne pourront jamais approcher, même de très loin. Techniquement parlant, le groupe est bien suédois, et son jeu léché, basé sur des riffs riches et ciselés, ainsi que ses constructions soignées et variées sont autant de parallèles évidents avec la scène death mélodique suédoise, alors tout juste balbutiante à cette époque.

L’amalgame paraît tellement naturel que la musique de Dissection semble vraiment couler de source. Les morceaux cultes sont pléthore, et c’est une véritable gageure de ressortir quelques titres du lot. The Somberlain est un terrifiant voyage, d’autant plus mortel que la beauté mystique de ses notes exerce son terrible pouvoir d’attraction, tel le chant des sirènes.

Du riff initial de Black Horizons, vicieux et tourmenté qui sent le black metal à plein nez, au titre éponyme, tuerie de sept minutes à vous faire trembler l’échine, en passant par le subtil A Land Forlorn, oscillant entre tourmente et mélancolie, jusqu’aux enlevés Frozen et Heaven’s Damnation (et sa touche acoustique finale), et au final échevelé du superbe The Somberlain Of Bleeding Sorrow, le temps passe trop vite et la magie se fait toujours plus présente.

L’ensemble bénéficie d’ailleurs d’une remarquable finition qui donne un peu plus de relief encore à son contenu. Cela passe par exemple par les subtils intermèdes acoustiques disposés à bon escient. On peut également mettre en exergue la superbe prestation conjointe et complémentaire des guitares. Aucun riff n’est à jeter, tout est ciselé avec la précision d’un orfèvre, jusque dans l’exécution des soli.

Bref, aucune faiblesse, la qualité remarquable de l’ensemble de l’album est d’une homogénéité sans faille. Tout au plus peut-on noter l’indigence d’une production modeste, mais le travail des guitares dans les effluves mélodiques est tel que cela relève de l’anecdote.

The Somberlain marque l’acte de naissance du mythe Dissection. Comment ne pas entrer dans la légende après avoir créé cette œuvre surhumaine de par sa magie et sa beauté lugubre, et qui surtout semble sortir de nulle part, d’aucun référentiel stylistique connu et éprouvé ?
Oui, il y a une forme de magie qui émane violemment de The Somberlain, une magie propre à cet album, et un génie que Dissection confirmera deux ans plus tard.

A Jon.


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