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| CD paru le 18 Fevrier 2008 - Regain Records |

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1. Death Conquers All
2. Europa Burns
3. Under a Bloodred Sky
4. The Hills Have Eyes
5. Legion
6. Tide of Blood
7. Combat Fatigue
8. No Honor in Death
9. To End it All
10. Dark Depth
11. Black Sun |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Voila maintenant 20 ans que Dismember ne cesse de représenter les couleurs du Death Metal original, pionnier d’un genre que l’on nommé swedish Death Metal auprès de monstres comme "Unleashed" et "Entombed". Alors pour son vingtième anniversaire, le groupe a décidé de s’offrir un petit cadeau, à eux et à ses nombreux fans, en sortant un nouvel album et de surcroit éponyme, pratiquement 2 ans après le mitigé "The God that Never Was". Sachez que je ne possède aucune œuvre de la discographie de ce groupe malgré la renommée que je lui connait, j’analyserais donc le contenu de ce disque sans pouvoir vraiment faire de comparaison sur leur passé. Je me protège donc d’ores et déjà d’une horde de fans (de la première heure de préférence c’est les plus méchants!) qui voudraient ma peau après cette critique.
J’ai fini de barricader ma maison, je peux déballer mon sac sur ce nouvel album de Dismember. Ne vous y trompez pas Dismember c’est pas vraiment pour les fillettes, ça ne l’a jamais vraiment été de toute façon. Depuis toujours défenseurs du Death Metal old school, les suédois ne se sont jamais lassés de jouer une musique lourde et en quelque sorte primitive. Et ce n’est pas "Death Conquers All" qui ouvre l’album qui nous prouve le contraire surprenant tel une agression soudaine. D’emblée, on sait à quoi on a faire avec cette puissante avalanche de riffs graves crasseux, de tempi pesants agrémentés d’un chant brutal, tenu par Matti Karki, que je classerais dans une vague grindcore (oui, je chipote on est sur les mêmes bases !). Et deux mots viendraient à décrire la musique de Dismember, ou plutôt reviendraient car c’est souvent à quoi on a à faire : Puissance et Lourdeur. Et quel autre morceau que "No Honor In Death" ne saurait mieux représenter ces 2 mots ? Rythmes lents, guitares poussées dans les graves, ce titre n’est qu’une définition du Death Metal, du moins de ce qui pourrait ce faire de mieux dans le genre. Dans un registre plus rentre dedans où la brutalité, l’essence même du genre, règne en maitre on pourrait citer "Combat Fatigue" dont son riff d’intro démoniaque est soudainement stoppé par la sauvagerie en personne. L’ouverture de "Tide of Blood" confirme que l’on a bien à faire à un groupe scandinave révélant toute la technicité du combo et qui pourrait nous faire penser à une mixture à mi-chemin entre Dark Tranquillity et At The Gates, mais moi je dis ça, je dis rien ! Et que dire de "Under A Bloodred Sky" qui est la pièce de cet album, combinant les différents critères relatés à l’instant et rassemblant tout le savoir des suédois. Clôturé par le funèbre "Black Sun", Dismember aboli toutes notions de pitié par le triomphe d’une mort dominante.
Mais je pense qu’il est inutile que je m’étende sur l’affaire, les fans savent de quoi sont capables Dismember, et puis je pense que vous avez cerné de quoi je parlais et ce que je pensais de cet album. Il est clair que les incessants changements de line-up au sein du groupe et la crise du Death Metal à la fin des années 90 n’ont pas aidé nos suédois à conserver leur bonne posture qu’ils ont pu avoir par le passé, et ce comme une très grande partie des doyens du genre. Mais Dismember n’a de toute façon plus rien a prouver, juste confirmer qu’ils ne sont pas assez vieux pour arrêter. Désormais signés chez le très prometteur label Regain Records, ils signent une œuvre qui s’écoute vraiment facilement, terriblement accrocheuse, et qui ne manque pas de briser des cervicales. Je pense tout de même en connaitre un petit rayon sur le sujet et donc reconnaitre un bon album de Death Metal d’un mauvais, et sincèrement tous les éléments s’inscrivant dans le pur respect des traditions du genre sont regroupés dans cette galette, alors que demande le peuple?
Note : 15/20
4 commentaires |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Depuis 1988, Dismember continue son bonhomme de chemin en s'affirmant à chaque album comme un des groupe légendaire du Death Metal suédois. Après un Hate Campaign apparut en 2000, un Where Ironcrosses Grow datant celui-ci de 2004 suivit d'un The God that Never Was sorti en 2006, Dismember nous avaient malheureusement habitués à des albums plutôt moyens et sans réel charme. Cette fois, les suédois nous reviennent avec un album éponyme afin de célébrer les 20 ans du groupe. 20 ans de Death Metal purement Old-School traversant toutes vagues de mode en gardant sa légendaire efficacité, malgré les hauts et les bas qu'ils ont pu subir tout au long de leur carrière. Obituary, Grave, Entombed, Unleashed...Nombreux sont les vieux combattants de ce milieu qui ont suent survivre. Dismember est de ceux-là.
Old-School ? Incontestablement. Brutal ? Depuis toujours. Subtil ? Eh bien oui figurez-vous. Mais après les déceptions des précédents albums, comment mettre la galette au four sans une peur d'être à nouveau déçu?
Death Conquers All ne remet pas en question cet apriori. Pas tant le fait que ce morceau soit mauvais ou quoi que ce soit, mais il peine à faire passer la moindre émotion et tombe dans la banalité. Et puis le choc : De quelle planète vient donc ce groove et ce riff monstrueux que contient Europa Burns ? (De la suède ? Comment ça c'est pas une planète ? ). Tous les doutes se dissipent ne serait-ce qu'avec ce morceau : Dismember est de retour. Le non moins énorme Under a Blood Red Sky renforce ce sentiment avec ce fabuleux Death Old-School bien groovy et son refrain ma foi très entrainant et son formidable solo. The Hills Have Eyes se montre moins puissant mais quand même plutôt bon tandis que Legion est un très bon morceau bien rentre dedans. Ainsi se présente la belle claque en pleine tronche qu'est Tide of Blood : Un morceau rappelant le légendaire Dreaming In Red, monstre de Dismember sur l'album Indecent and Obscene, avec un mélodie d'intro superbe, un solo magnifique et des parties particulièrement puissantes qui se finissent dans un défilé de Headbanging dégénéré. Combat Fatigue, à l'image d'un The Hills Have Eyes se révèle efficace et No Honor in Death surprend par son tempo très lent et très Doom. On accélère le rythme avec un To End It All brutal et Trashy qui cache un solo digne de ce nom, un des meilleurs de l'album (et ils sont bons!). Une autre claque retentit dans mes oreilles : Dark Depths et ses riffs grandioses. Et pour finir, Black Sun. Aie !!!
Après plusieurs claques, cet album réservait comme dernier morceau ( Raaah quel bande de lâches !! ) un double kick combiné avec un coup de poing latéral magistralement bien visé qui m'a complètement achevé.
C'est donc par terre avec des pansements partout et deux plâtres que j'entame la conclusion (avec la main gauche, mon bras droit s'est pris un des kicks de Black Sun). Cet album est excellent et marque un retour flagrant de Dismember ( qui avait déçu avec ses précédents albums etc...tout ça j'ai déjà dis ) avec son pur Swedish Death Metal Old-School made-in-Dismember (Ouf !). Il regorge de titres aussi bien brutaux francs et basiques que mélodiques subtils et obscurs. Les solos ne sont évidemment pas laissés sur le banc de touche comme en témoignent Tide Of Blood ou Under a Blood Red Sky. Le rythme est lui aussi varié, du rapide au très lent (No Honor In Death). Et puis zut, c'est Dismember, et les groupes capables de sortir un album pareil après 20 longues années ne courent pas les rues. Alors bon anniversaire les gars!
3 commentaires |
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