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| CD paru le 26 Aout 1997 - Nuclear Blast |

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1. Of Fire 3.40
2. Trendkiller 2.11
3. Misanthropic 2.59
4. Let the Napalm Rain 3.26
5. Live for the Fear 2.36
6. Stillborn Ways 4.15
7. Killing Compassion 1.48
8. Bred for War 4.18
9. When Hatred Killed the Light 3.31
10. Ceremonial Comedy 3.24
11. Silent Are the Watchers 3.54
12. Mistweaver 4.07
Total playing time 40.16 |
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| Chronique |
 12 / 20 |
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Alors que le deathmetal connaît une crise identitaire en ce milieu des années 90, perdant progressivement de nombreux fans, certains groupes à l’image de Dismember s’accrochent quant à eux au style tant chéri au début de la décennie. De retour aux Sunlight Studios vers la fin d'année 1996, la formation suédoise confirme en effet clairement ses positions, nommant purement et simplement son nouvel album Death Metal, commercialisé en août de l’année suivante par sa fidèle écurie Nuclear Blast.Pour son quatrième effort, Dismember délaisse en partie les accents mélodiques de Massive Killing Capacity, pour retourner vers un death aux consonances un peu plus crues.
Dès le premier titre, le son et le style de la formation reste toutefois parfaitement identifiables, sur les rythmiques caractéristiques de Fred Estby, les riffs typiquement suédois de la paire Blomqvist / Senneback, et le guttural rageur de Matti Karki. Le groupe enchaîne ainsi les titres avec une intégrité exemplaire, à l’image des bons Of Fire & Silent Are The Watchers, où l’on retrouve parallèlement les leads si particulières de Blomqvist, trahissant encore un peu plus sa passion pour le heavymetal d’Iron Maiden.
La production de Skogsberg et d'Estby manque toutefois cruellement d’épaisseur, dotant l’ensemble d’un son assez plat et vieillot, soutenant difficilement la comparaison avec les enregistrements des redoutables High On Blood, Loathing et Black To The Blind (Deranged, Broken Hope, Vader) sortis cette même année. Parallèlement, le groupe reste figé dans le temps, ne montrant aucune progression depuis ses deux premiers albums désormais cultes.
Sans ce soucier des modes, Dismember continue ainsi petitement son chemin en cette année 1997, à l’instar de ses compatriotes de Grave & Unleashed, n’intéressant désormais qu’une poignée d’irréductibles deathsters, principalement de la vieille école. Au-delà, sans friser la transcendance, Death Metal renferme des compositions convaincantes et inspirées, forçant l’admiration devant la conviction inébranlable du quinquet suédois, qui fièrement, annonce qu’il ne changera jamais son style, sauf abandon très improbable de son patronyme.
Fabien.
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