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Liste des groupes Black Avantgardiste Diapsiquir Virus S.T.N.
CD paru en2005 - Necrocosm Productions
Diapsiquir : Virus S.T.N., chronique, tracklist, mp3, paroles

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NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Incubation
2. Venin Intemporel Rouille Universelle Satan
3. Génération Maudite Pénétration Interdite
4. Untitled
5. Diapsiquir
6. Le Mal avec un grand S
7. Untitled
8. Organisation Contamination
9. TEST1M5N2O

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NEUF
Chronique
    Svartolycka, le Mardi 10 Janvier 2006 parlez-en à vos amis  
Diapsiquir est un projet fou, un groupe allumé du bocal, mais dont la musique s’injecte dans des sphères jusqu’au-boutiste inaccoutumés, baroques pour ne pas dire incompréhensibles. Diapsiquir est là, pernicieux et provocateur ; iconoclaste et pervers et si je dis que le groupe s’enferme dans des sphères incompréhensibles c’est par sa démarche avant-gardiste et non pas par sa structure musicale, bien qu’elle soit en elle-même hors-norme.

« Virus S.T.N. » n’est pas un album, c’est un délire glauque, un fantasme malsain gravé sur bande qui déstabilise et fait éprouver l’horreur humaine sans aucune distanciation. L’implication de l’auditeur en est d’autant plus terrible que les paroles ne porte pas à l’humour (malgré quelques touches d’humour noir). De textes lorgnant aussi bien sur les écrits les plus choquants de Sade qu’à la désinvolture d’un Antonin Artaud, Diapsiquir innove, rejoignant par là la démarche audacieuse des Italiens d’Aborym. Sorte d’électro black indus, nihiliste et ostentatoire le contenu de « Virus S.T.N. » est une surenchère d’accents incongrus (alternance de brutalité, de beats technoïdes et metal-indus), de samples déchirants (La symphonie n°9 de Mahler en ouverture renvoyant aussi à l’expérience filmique « d’Irréversible » de Gaspard Noé) et d’interludes surprenants (chants d’opéra, chanson russe décalée). Album de la démesure, le troisième album du groupe Français fait penser au très bon groupe Suédois Diabolicum mélangé à du punk destroy et déstructuré. Portée par des chants Français d’une crudité hérité directement du punk underground allant du faux-chant parlé et gueulé aux intonations stridentes d’une voix littéralement défoncée, la musique de Diapsiquir gagne en délire psychotronique. Sans repères pour ne pas dire en roue libre, la musique est en corrélation avec un mauvais fixe sur l’avant-bras. Une injection désastreuse donnant naissance à un iconoclasme primaire, une misanthropie presque absurde dans son propos ainsi qu’une remontée de d’impulsions infectées et dangereuses en passant par le viol, l’inceste et la démesure physique de corps sur le point de se dissoudre dans la haine.

« Virus S.T.N. » est une expérience extrême qui s’adresse à des personnes qui n’ont pas peur de tentatives sonores outrancières, démesurées et exorbitantes. Indigeste ? Peut-être.
Excessif ? Oui. D’une grande brutalité et d’un marasme ambiant, qui n’a d’égal que sa volonté de heurter voire d’offusquer son entourage « Virus S.T.N. » de Diapsiquir n’en est pas moins un disque hors-norme, un ovni musical malsain et barré. Si vous ne craignez pas les disques flingués du carafon aux démarches innovantes et folles, « S.T.N Virus » de Diapsiquir est peut-être l’expérimentation sonore qui m’a fait le plus élucubrer depuis Aborym et Thee Maldoror Kollective.

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Chronique
    Trndblck, le Mercredi 24 Juin 2009 parlez-en à vos amis  
Sueur. Alcool. Sang. Toxique. Vomi. Folie. Défécation. Viol. Distorsion. Douleur. Satan. Destruction.

En un mot : Diapsiquir.

Vous croyez encore en quelque chose vous ? Comme c’est mignon. Mais rassurez-vous, ça se soigne : injection quotidienne de ce Virus STN directe dans les veines, effets psychiques garantis dans la minute. Prescription conseillée : dose létal.

Alors Diapsiquir, c’est quoi ? On retrouve des membres de Arkhon Infaustus, ce qui donne directe le ton. Pourtant, Diapsiquir n’a rien à voir avec le précédemment nommé. Rien du tout, vraiment, musicalement et idéologiquement. Mais si déjà avec Arkhon on atteignait des rives assez impressionnantes de violence, ici attendez vous à bien pire. Diapsiquir existe depuis un petit moment déjà, deux démos réédités depuis peu (à l’heure où j’écris ces mots), un album sobrement intitulé LSD (acronyme de Lubie Satanique Dépravé) puis ce Virus expédié sur notre planète pour la contaminer.

Mais parlons sérieusement. Car certains considèrent que pour parler musique, il faut parler technique musicale. Et plus encore qu’en ce sens, parler d’un album implique de décortiquer chaque instrument et son implication dans la symphonie finale. Alors tentons de satisfaire ces esthètes quelconques. Guitar-basse-batterie. Voix. Tiens, peut-être deux guitares, qui sait ? Et puis pas mal de sample aussi. Voilà pour le gros.
Les voix sont complètement allumées, ça gueule, ça hurle, le plus souvent on pourrait même dire que ça parle d’ailleurs. Les textes portent sur différents thèmes de ce que l’on pourrait nommer déchéance humaine, c’est très cru (« je jouis dans ton cul ! »), mais au fond on sent aussi une souffrance latente franchement perceptible (« ça fait des années que je suis damné et condamnés à souffrir et faire souffrir tout ça jusqu’au dernier. Soupir, je suis fatigué de toujours gueuler… ». Le summum étant certainement atteint avec le troisième morceau, horreur suprême, expression quasi pure du Malsain. Mais je vous laisse découvrir de quoi il s’agit…
Enfin, évoquons ces multiples samples disséminés le long de l’album, et qui renforce le caractère bizarre et crade de l’album (hard-tek, tronçonneuse, musique de film tel que Orange Mécanique, classique, et bien d’autres surprises encore).
Ensuite, précisons que le son est crade. Ben oui, pour exprimer la Crasse, on ne fait pas dans le propre… Et c’est là d’ailleurs le génie de ce Virus STN, le son colle parfaitement à l’optique visée. Un son malpropre, un peu suraiguë, les grattes ne vont jamais dans les basses, la batterie n’est pas assommante mais garde plutôt un côté assez « cheap ». Ça transpire, ça suinte presque concrètement. Et l’image qui s’impose pour chaque morceau est celle d’un enregistrement live, en direct. La force de l’album réside peut-être ici : le direct, le concret.

La musique de Diapsiquir est donc difficilement qualifiable, on ne peut la rattacher à  un genre, pas seulement parce que ce serait réduire la création, mais aussi parce que c’est un genre à part entière. Du Metal dans ce qu’il a de plus sale et décadent. Nous vivons la chose telle qu’elle, il n’y a pas d’interprétation. Nous ne sommes pas dans la poésie ici, mais dans l’abjecte réalité du Réel, ce bloc impressionnant auquel nous nous confrontons chaque jour et que nous essayons de fuir par l’Imaginaire et le Symbolique (dirait peut-être un certains J. Lacan…).

Diapsiquir est Crasse. Il est Ignobilité. Il est Immondice. Il est Déchet. Au fond, Diapsiquir incarne l’Horreur pure. Mais le pire dans tous cela, c’est qu’il est bien réel, et que ce qu’il propose n’est rien d’autre que la réalité. La merde que l’on croise tous les jours sans s’en rendre compte, que l’on refuse pour se protéger. Le Toxique immonde qui ronge l’humain. Tout ce que Diapsiquir interprète, il le trouve dans la réalité de notre univers. Et c’est bien là que réside l’ignoble, s’il y a choc, c’est bien parce que l’on conçoit qu’au fond ce n’est pas Diapsiquir qui est ignoble, mais bien l’Homme lui-même.
Le ton est donné. Diapsiquir est immonde, parce qu’il interprète ici la face la plus noire de l’Homme. Au Diable les convenances semble-t-il dire ? Non ! On va bien plus loin. Ici on ne choque pas pour s’amuser. On ne choque pas, d’ailleurs, on présente la réalité telle qu’elle est. Satan est une excuse, on invoque le Mal comme autre pour s’en protéger, pour au fond l’étouffer, c'est-à-dire étouffer notre propre Diable, celui qui se tiens enfermé dans une poche de pus au fond de notre Inconscient. Diapsiquir réveil tout cela. Ce n’est même pas de la sublimation. C’est de la destruction pure et dure, du trauma à vif.

9 Morceaux pour un peu plus d’une cinquantaine de minutes. Mais le temps vous paraîtra une chose bien futile à l’écoute de cet album. Oh oui, ce  dernier nécessite plus que l’idée de se laisser emporter par l’univers du groupe. Ici, il faut s’abandonner, abandonner l’Homme, détruire l’image que l’on a construit de l’humain, pour se confronter à tous ses vices, toutes ses horreurs. Et l’on part pour un voyage sans retour, car une fois confronté au Réel de l’Homme, plus rien ne permet de camoufler cette réalité vomitive.

 Black Metal ? Bien trop réducteur… Destruction ? Pourquoi pas…. Absolu ? Mmh….
En fait….
« LeMetal. Nocif et pur. »
Rien d’autre.


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