Unleash the Carnivore

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Nom du groupe Devourment (USA)
Nom de l'album Unleash the Carnivore
Type Album
Date de parution 26 Juin 2009
Labels Brutal Bands
Style MusicalDeath Brutal
Membres possèdant cet album72

Tracklist

1. Unleash the Carnivores 03:37
2. Abomination Unseen 04:53
3. Fed to the Pigs 04:00
4. Incitement to Mass Murder 03:40
5. Crucify the Impure 04:35
6. Deflesh the Abducted 04:49
7. Over Her Dead Body 03:04
8. Field of the Impaled 05:48
Total playing time 34:26

Chronique @ Fabien

28 Avril 2010
Initiée par Mortician au début des années 90, la scène slamdeath trouve son appellation et sa toute signification sous l’essor de groupes comme Internal Bleeding puis Devourment. Le slamdeath possède la particularité d’une violence rythmique de tout instant sur un accordage de guitare extrêmement bas, supportant des vocaux graisseux à outrance, parfois proches du grognement porcin, sur des paroles gores souvent bêtes et méchantes.

Le concept caricatural du style, le groove qui s’en dégage, notamment lors des fameuses mosh-parts (ces breaks quasiment "dansants" ayant donné le nom du style) sont ainsi autant d’éléments éloignant le slam de la mouvance pure du brutaldeath. A ce titre, les deux premières oeuvres de Devourment, Molesting the Decapitated et Butcher the Weak, dont je ne suis pas particulièrement fan, comptent aujourd’hui autant d'adeptes que de détracteurs.

Séparé il y a quelques années, Devourment annonce son retour en 2005 sous l’impulsion de son leader Mike Majewski, embarquant ses mêmes acolytiques pour une seconde partie. Ce retour aura été très attendu, le manque de technique récurrent du slamdeath, frappé par la masse de formations médiocres ayant emboité le pas du groupe texan, n’ayant peu participé à la brillance du style ces dernières années.

Fidèle à son label Brutabands, à qui l’on doit les dernières sorties de Human Mincer, Despondency et Insidious Decrepancy, Devourment rejoint une nouvelle fois l’ingénieur Braxton Henry, pour les sessions de son troisième album Unleash the Carnivore en mars 2009. A en croire la superbe illustration conjointement signée par les maîtres Dan Seagrave et Par Olofsson, on pourrait alors imaginer le groupe ayant délaissé son style de prédilection au profit d’un concept se rapprochant du brutaldeath ô combien profond de son homonyme Disgorge (US), autre brute en la matière.

Toutefois, cette impression se dissipe rapidement aux premières écoutes d'Unleash the Carnivore. Reprenant à son compte ce même côté gore et second dégré, parfois macho pour ne pas employer le terme idiot (Over Her Head Body), Devourment reprend visiblement les choses là où il les avait laissé quelques années auparavant. Musicalement, on retrouve ainsi ces rythmes tapageurs, marqués par la double pédale et les passages en gravity-blast d’Erik Park, s’opposant aux mosh-parts si chères au groupe, sans compter l’accordage extrêmement bas de Ruben Rosas et les growls de Mike Majewski, gras et putrides à souhait.

Sans technique particulière, mais aussi souvent moins inspirés, les titres d’Unleash the Carnivore défilent ainsi sans surprise ni remous spéciaux, rendant rapidement l’écoute monotone, et parfois même éprouvante, faute à cette lourdeur continuelle et cette absence de variété. Difficile ainsi de mettre quelconque titre en avant, exception faite d'un Incitement to Mass Murder ou d’un Over her Head Body notables, tant l’ensemble manque de moments clés, voire d’une certaine brutalité qui caractérisait pourtant idéalement Molesting the Decapitated.

Album correct dans la discographie de Devourment, Unleash the Carnivore n’enverra toutefois pas ses adorateurs, et plus généralement les fans de slamdeath, au tapis. Le groupe possède toutefois ce son et cette approche très caractéristiques, atouts de taille lui permettant de se différencier de ses concurrents actuels, manquant bien souvent d’identité dans ce style. Quant aux amateurs de la scène brutaldeath cousine, ils risquent d’être rapidement déçus par cette nouvelle réalisation qui, si elle dégage en apparence un parfum proche des derniers albums de Despondency ou Insidious Decrepancy, n’en possède ni la technique et ni vraiment la couleur.

Fabien.

4 Commentaires

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sijj - 02 Mai 2010: Ils auraient eu mieux fait de garder aussi un son crade, la production massive et moderne ne fait que mettre en évidence la pauvreté technique de Devourment. Comme tu l'écris, ils sont complètement dépassés, ne citons pour 2009 que l'impitoyable Pus Vomit - Degrade the worthless, et souhaitons à Devourment de savoir s'arrêter.
albundy57 - 22 Septembre 2010: J'avoue que je n'ai pas écouté cet album...
Pour ma part j'avais adoré "1,3,8..." et puis j'ai moins accroché sur "Molesting..." et "Butcher...". Il est clair que je ne suis vraiment pas fan de "slam death", style que je trouve perso vite lassant et trop répétitif.
Mais bon, DEVOURMENT est tout de même devenu un des combos les plus appréciés (et respectés) dans le milieu brutal death, et c'est cool pour eux!
 
El_Totor - 22 Fevrier 2012: Il y a ceux qui créent les tendances, ceux qui les suivent, et ceux qui creusent... Pardon, ceux qui sont à la traine... Devourment fait partie de la 3ème catégorie
17blunt - 27 Décembre 2012: C'est vrai je suis d'accord sur le fait que c'est répétitif et sans technique ! Mais c'est leur truc à eux, il y a tellement de groupes que si on veut autre chose on mais autre chose, mais par contre si on veut du lourd, du lent, du gras accordé bien bas ,on met du DEVOURMENT car moi je trouve que perso dans leur truc ils sont très très bons !

Alors c'est sur que dans le Slam Death il y a beaucoup de croutes, mais il y a quand même quelques trucs que j'adors comme par exemple ABOMINABLE PUTRIDITY et bien sure DEVOURMENT ! Chacun son point de vue !!
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Commentaire @ Martin71

28 Avril 2010
Très bon album !

Il commence bien, finit bien ...
Tous les albums de Devourment me font cet effet : à la première écoute, je déteste ça et je me dis : " Ces mecs-là jouent la même chose pendant 30 minutes". A la écoute, c'est super !

Dans les points faibles, toujours cette basse non présente et cette saturation de la batterie qui n'apparaît pas sur les autres albums. En effet, la double pédale et les cymbales sont moins utilisés, laissant place à la caisse claire, le seul bon blast beat étant celui de "Crucify The Impure". Moins rapide, et moins guttural.

Faisons l'impasse sur ces points faibles et laissons la place aux points forts, nottament la voix, et les guitares, qui définissent le rythme. Lent ou rapide, la voix suit la musique, comme le vent d'un désert chaud. Ma préférée reste "Incitation To Mass Murder".

Niveau guitares, la basse est toujours aussi absente mais l'autre guitare reste bonne. Le mediator est très bien manié et il est très précis, rapide et technique.

Niveau chant, moins gutturales, mais la même ambiance de mort, sans plus.

En parlant de l'ambiance, elle nous emmène dans l'enfer de la souffrance et des monstres, toujours avec ce tueur de femmes. Au niveau des paroles, l'album raconte toujours l'histoire de ce tueur de femmes, mais plus centré sur le cannibalisme et la torture, cette fois. Ambiance huit clos, mort longue et souffrante. Guitare maîtrisée, nous faisant penser à la souffrance. Batterie technique, pour le côté macabre et sanglant de l'histoire de cet album et le chant, toujours aussi brutal.

Conclusion : Un album moins brutal, mais pas vieilli.

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