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| CD paru le 21 Juin 1994 - Metal Blade Records |

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1. Life Shatters 05:24
2. Left Behind 03:11
3. A Closing Eye 05:28
4. Taste Of Tragedy 03:53
5. Bleeding 04:28
6. Among Mortals 03:56
7. Enslaved 04:43
8. Winter 03:58
9. Cold Bitterness 03:47
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Un an seulement après le très bon Into Eternity, imposant Desultory parmi les fers de lance du death mélodique suédois, le groupe retourne aux Sunlight Studios en janvier 1994, sous la direction de Tomas Skogsberg, pour les sessions de Bitterness, son deuxième album. Ce dernier voit alors le jour en juin de la même année, distribué de nouveau par la puissante écurie Metal Blade, qui n’offre malheureusement pas la promotion due au quatuor suédois.
Biterness débute sur un Life Shatters d’anthologie, dominé par les rythmiques fluides du couple basse batterie de Thomas Johnson & Hakan Morberg, les riffs lourds de Klas Morberg, et la guitare aérienne de Stefan Poge, qui multiplie judicieusement les harmonies et les soli moelleux, conférant un côté très mélodique et soigné à l’ensemble. La voix de Klas se situe quant à elle dans un guttural assez sobre, se collant parfaitement aux accents délicats du death métal de la formation.
L’apogée est alors atteinte sur l’intemporel A Closing Eye, aux mélodies entremêlées et au mélange de douceur & de brutalité brillamment dosé, justifiant à lui seul l’achat de Bitterness. Mais, malgré des Taste Of Tragedy ou Bleeding d’une qualité incontestable, Desultory ne parvient toutefois pas à conserver la même l’intensité au fil de son album, livrant des titres aux mélodies et soli moins mémorables, semblant manquer parfois d'entrain, ou du petit plus qui marquerait pourtant toute la différence.
Un poil moins énergique et marquant qu’Into Eternity, Bitterness confirme en revanche tout le savoir faire et l’avant-garde de Desultory sur la scène death mélodique internationale de l’époque. Hélas, le manque cruel de soutien de Metal Blade prive le groupe d’une reconnaissance pourtant méritée, le confinant injustement dans l’ombre de ses confrères comme Edge Of Sanity ou At The Gates, le précipitant dès lors dans une période de doute certain (Swallow The Snake), et vers un split inévitable.
Fabien.
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