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| CD paru le 28 Septembre 2002 - Listenable Records |

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1. Beaten, Raped and Fucking Left to Die
2. Stab and Hack
3. Mutilate and Dumb You
4. We Lure and Abduct
5. God Is Dead
6. Deathgasm
7. Imbecile Humans / Drag Her Out
to Die
8. Suffering, the Sweet Suffering
9. Roadside Rendez-Vous
10. The Deviant Dead |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Amateurs de sensations fortes, oubliez les méfaits III et Deranged déjà particulièrement violents, le nouvel album des inséparables Axelsson / Wermen, sortant en ce mois ce septembre 2002, dépasse toutes les limites en terme de brutalité. Le titre de cette boucherie est très évocateur, Plainfield Cemetary étant un endroit où Ed Gein, serial killer, démembrait des cadavres exhumés, avant de s’immoler lors d’un soir de grande inspiration !
Pour l’occasion, Aurelien Police signe une pochette redoutable sur un concept de Sven (Aborted), d’une qualité nettement supérieure aux précédents albums. Plainfield Cemetary contient également les paroles, chose rare chez Deranged, quoique ces dernières soient relativement dispensables pour le lecteur recherchant une once de finesse entre les lignes ; il est en effet question des déviances nécrophiles innommables d'Ed Gein, faisant comprendre toute la signification du patronyme du trio suédois.
Côté musique, Deranged laisse encore moins de répit à l'auditeur, les rythmiques sont saccadées et tapageuses à l’extrême, appuyées par un mur de guitares lourd et suffocant, sans parler des vocaux d’outre tombe de Calle Faldt, étouffants comme jamais. Toutefois, le métalleux averti sachant tendre l'oreille, au risque de la perdre certes définitivement, s’aperçoit alors combien la brutalité de l'opus à un sens, son atmosphère globale collant parfaitement à son concept, à l’image du terrible titre Deathgasm et de son final redoutable. Le trio suédois lâche ainsi un Plainfield Cemetary se hissant au sommet de sa discographie, aux côtés de l'imparable High on Blood, sorti chez Regain Records quelques 5 années auparavant.
Avec une telle déferlante de violence sonore, mais aussi servie par une technique impressionnante, Deranged ne laisse aucun deathster de marbre, renvoyant par la même occasion de nombreuses formations au placard. L'ambiance et la brutalité de l’opus sont telles, que Plainfield Cemetary ne doit être prescrit qu’aux brutes musicales, aux amateurs de combos tel qu'Insision ou Disgorge (US). En revanche, les âmes sensibles ne pourront dire qu'elles n'ont pas été prévenues !
Fabien.
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