1. Beaten, Raped and Fucking Left to Die
2. Stab and Hack
3. Mutilate and Dumb You
4. We Lure and Abduct
5. God Is Dead
6. Deathgasm
7. Imbecile Humans / Drag Her Out
to Die
8. Suffering, the Sweet Suffering
9. Roadside Rendez-Vous
10. The Deviant Dead les paroles
Amateurs de sensations fortes, oubliez les méfaits III et Deranged déjà particulièrement violents, le nouvel album des inséparables Axelsson / Wermen, sortant en ce mois ce septembre 2002, dépasse toutes les limites en terme de brutalité. Le titre de cette boucherie est très évocateur, Plainfield Cemetary étant un endroit où Ed Gein, serial killer, démembrait des cadavres exhumés, avant de s’immoler lors d’un soir de grande inspiration !
Pour l’occasion, Aurelien Police signe une pochette redoutable sur un concept de Sven (Aborted), d’une qualité nettement supérieure aux précédents albums. Plainfield Cemetary contient également les paroles, chose rare chez Deranged, quoique ces dernières soient purement dispensables ; il est en effet question de déviances nécrophiles innommables, faisant comprendre toute la signification du nom du trio suédois.
Côté musique, Deranged laisse encore moins répit à l'auditeur, les rythmiques sont saccadées et tapageuses à l’extrême, appuyées par un mur de guitares lourd et suffocant, sans parler des vocaux d’outre tombe de Calle Faldt, étouffants comme pas possible. Mais, le métalleux averti qui sait tendre l'oreille, au risque de la perdre certes définitivement, s’aperçoit alors que la brutalité développée à un sens, et que le niveau technique et la dextérité d’Axelsson et de Wermen sont exemplaires, à l’image du terrible Deathgasm et de son final redoutable.
Avec une telle déferlante de violence sonore, mais aussi servie par une technique impressionnante, Deranged ne laisse personne de marbre, renvoyant par la même occasion de nombreuses formations au placard. La brutalité de l’opus est telle, que Plainfield Cemetary ne doit être prescrit qu’aux brutes musicales, aux amateurs de combos tel que Disgorge (US) ou Deeds Of Flesh. Par contre, toutes âmes sensibles, ne dites pas que vous n’avez pas été prévenues !