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Till Death Do Us Part

Deicide discographie



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DEICIDE - TILL DEATH DO US PART (CD)

Album précédant
28 Avril 2008 - Earache Records
Deicide : Till Death Do Us Part, chronique, tracklist, mp3, paroles
Tracklist

1. The Beginning of the End 03:39
2. Till Death Do Us Part 04:14
3. Hate of All Hatreds 03:53
4. In the Eyes of God 04:42
5. Worthless Misery 05:00
6. Severed Ties 04:01
7. Not As Long As We Both Shall Live 05:05
8. Angel of Agony 03:29
9. Horror in the Halls of Stone 06:23
10. The End of the Beginning 01:41

les paroles
Note
16/20
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Mp3


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Chronique

parlez-en à vos amis  Imprimer
Fabien, le Jeudi 01 Mai 2008
note : 16/20
L’année 2006 marquait le retour du grand Deicide avec The Stench Of Redemption, parvenant brillamment à se renouveler, après une série d’albums qui matraquaient sans grande inspiration. Le gang Benton confirme ainsi la direction prise depuis son précédent effort, balançant un Till Death Do Us Part surprenant encore par la richesse de ses structures et de ses arrangements, tout en accroissant ostensiblement son niveau de brutalité. Le groupe arbore par ailleurs un côté beaucoup plus sombre, parfaitement retranscrit dans le choix de deux superbes peintures d'Hans Baldung (Renaissance - XVIè) pour illustrer l’album, conférant une ambiance mystique où la pureté se confronte au pêché et à la damnation.

Till Death Do Us Part fixe d’emblée l’épaisseur de ses atmosphères, dès Beginning Of The End, son intro dominée par les rythmes lourds de Steve Asheim et les riffs torturés du tandem Santola / Owen, accordés très bas. L’instrumental s’enchaine sur l’excellent titre éponyme, aux tempi tout d’abord pesants, cédant rapidement la place à un débordement rythmique hargneux, où Steve impose son jeu fouillé et ses blast beats carrés, soutenant les salves de riffs brutaux des deux guitaristes. Glen Benton enfonce alors le clou avec son guttural d’une profondeur incroyable, superposant parfois son chant caverneux avec des vocaux criards, en livrant son flot habituel de paroles haineuses et blasphématoires.

Ficelé de main de maître par Steve Asheim, Till Death Do Us Part bénéficie ainsi d’un équilibre remarquable, opposant ses passages lourds à une violence rythmique diablement maîtrisée, à l'image des redoutables Hate Of All Hatreds & Severed Ties. En outre, les jeux complémentaires de Ralph Santola & Jack Owen nuancent et enrichissent considérablement les compositions, sans s'égarer toutefois dans des constructions à tiroir. Les soli de Ralph s’intègrent enfin impeccablement à l’ensemble, perdant le côté parfois trop heavy développé sur The Stench Of Redemption, se mêlant ainsi adroitement aux lead de Jack, mais aussi de Steve, qui dépose étonnamment plusieurs lignes de guitares.

Divinement mis en valeur par la production claire & profonde de Jim Morris, se posant en véritable pied de nez face aux détracteurs qui juraient l’obsolescence des Morrisound Studios, Till Death Do Us Part impose durant 42 minutes un manifeste de pureté death et de brutalité sombre, à l’iconicité anti chrétienne fortement marquée. Deicide confirme ainsi son excellence depuis le départ des frères Hoffman, reconquérant sa place de ténor parmi les pionniers du deathmetal nord américain, aux côtés de Morbid Angel & d'Immolation.

Fabien.

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Chronique

parlez-en à vos amis  Imprimer
theblackbeast, le Dimanche 18 Mai 2008
note : 14/20
« Oyé Oyé ! Le grand Deicide renais de ses cendres et reviens sur le devant de la scène avec l’album le plus « Evil » et Brutal de sa carrière renouant avec un Once Upon the Cross ou encore Serpents of the Light, à cheval entre le kvltissime Legion et le dernier The Stench Of Redemption ! » Voici les louanges que nous avons pu entendre de la part de Earache sur le tout nouveau Till Death Do Us Part tant attendu par le public.

En effet après une telle remise sur pied avec The Stench Of Redemption et l’amputation du groupe avec le départ des deux frères Hoffman, Deicide a su s’extirper de son Death plat et sans âme de ses derniers In Torment In Hell ou autre Scars of the Crucifix et de ce fait redonner espoir à ses fans.
En grand curieux que je suis, me voilà donc parti pour m’acheter ce Till Death Do Us Part (sans son magnifique patch hélas) pour goûter à ce tout nouveau Deicide.

L’album est en main et sa pochette (novatrice comparé aux précédents) représentant deux peintures d’Hans Baldung, présagent un album aux abords plus lourds et sombres que ces grands frères.
En effet, dès sa lecture, l’instru The Beginning Of The End fixe d’emblée l’attention par une atmosphère d’une lourdeur peu reconnaissable chez Burton and Co dominée par les rythmiques de Steve Asheim et les riffs torturés de notre duo Santola – Owen.

Après une telle mise en douche, Till Death Do Us Part prend place et nous envoie un son Brutal, puissant, massif sans fioritures ni pitié renouant parfaitement avec ce bon vieux Death grandiose et sublime dont Deicide avait le secret.
On y retrouve des riffs lourds et limpides à la fois, Mélodieux et Brutaux sur un drap d’insalubrité et d’atmosphère démoniaque où les guitares de Owen et Santola se marient à merveille corrigeant même l’excès de solos présents dans leur précédente production, allant droit à l’essentiel.
Une relève de The Stench Of Redemption annonçant le retour des vocaux gutturaux et titanesques de ce cher Benton retrouvant de leur splendeur livrant à nouveau son flot habituel de paroles blasphématoires bercées par un souffle de blast rapide carrés, techniques, rythmiques enfonçant le clou sur cette slave de haine et de violence.

Deicide est enfin debout brandissant fièrement son étendard de groupe kvlte, gueulant à gorge déployée sa haine Chrétienne et sa volonté d’annihilation…mais au bout de quelques écoutes abusives, le côté plat de Till Death se fait terriblement sentir, enlevant toutes les étoiles qui brillaient dans mes yeux.
Et oui derrière cette production quasi idyllique, l’album se cache derrière ce bon vieux Scars of the Crucifix, outrancier et rébarbatif au fil des écoutes. Bien que le départ des frères Hoffman ait permis à Deicide de renaitre, je dois hélas avouer qu’il peine à remonter la pente et retrouver sa gloire d’en temps et de son vieux Legion.
Sans pour autant casser toute jouissance, l’album chute vers un Death écoutable certes mais sans grande novation. Bien sur Till Death relève largement le niveau de In Torment In Hell mais laisse un petit goût de pâteuse derrière la langue donnant l’impression de se sentir trahis par l’annonce tant élogieuse de Earache.

Après 42 min d’écoute (malheureusement abusive) Till Death s’achève sur The End Of The Beginning (belle opposition avec son intro) achevant donc l’atmosphère sombre de cet album permettant à Deicide de s’extirper des griffes de la lassitude auditive sans pour autant recommencer à faire briller mes yeux de mille feux à chaque écoute de leurs opus.
N’allez pas vous y méprendre, Till Death Do Us Part n’est pas comme toutes ces merdes que l’on peut entendre, sans âme ni cherche musicale, mais reste un album à écouter seulement de temps en temps si l’on ne veut pas en être déçu.

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