1. The Strench Of Redemption 4.09
2. Death To Jesus 3.53
3. Desecration 4.31
4. Crucified For The Innocence 4.35
5. Walk With The Devil In Dreams You Behold 4.58
6. Homage For Satan 3.59
7. Not Of This Earth 3.19
8. Never To Be Seen Again 3.24
9. The Lord's Sedition 5.47
Total playing time : 38.35
Bonustrack
10. Black Night (Deep Purple Cover) les paroles
Gros changement au sein de Deicide, puisque après son départ de Roadrunner au profit d’Earache, la bande se divise en deux, avec d’un côté les frères Hoffmann, et de l’autre Glenn Benton et Steve Asheim. Après un procès opposant les deux clans, et permettant finalement à Benton & Asheim de conserver le nom de Deicide, les deux rescapés recrutent Ralph Santola, de formation heavy metal, ainsi que Jack Owen, qui avait pourtant quitté Cannibal Corpse pour une carrière éloignée du death metal !
Avec l’apport de deux nouveaux gratteux, la musique de Deicide, invariablement la même depuis 16 ans, se trouve du coup transformée, tout en conservant son identité très forte. On découvre tout d’abord que le compositeur principal de Deicide n’est autre que Steve Asheim, alors que l’on imaginait ce dernier dans l’ombre du quatuor ; ainsi, cette continuité dans la composition des morceaux, ajoutée aux beuglements caractéristiques du très charismatique Glen Benton, permettent à Deicide de garder sa personnalité intacte.
Par contre, que de changements dans l’exécution des morceaux ! Les rythmiques d’Asheim, d’une précision époustouflante, permettent aux guitares d’Owen et de Santola d’asséner des riffs particulièrement incisifs, sur un jeu très différent de celui des frères Hoffman. De plus, à la manière du très bon Afterburner de Sinister, Deicide évite le déballage habituel de riffs joués à toute vitesse durant 30 minutes, et propose cette fois des morceaux plus longs et plus progressifs, comme le superbe The Lord’s Sedition et son intro acoustique renversante, alternant brillamment passages tapageurs et mid tempo, conférant ainsi à l'ensemble un relief et une puissance accrus.
Mais le véritable tour de force de Deicide réside dans le choix du guitariste Ralph Santola, de formation extra death métallique, qui offre au groupe une approche inédite et des soli heavy prodigieux, apportant une mélodie en opposition au jeu très agressif de Jack Owen. Attention, Deicide n’a pas mis de l’eau dans son vin pour autant, sa musique reste d’une brutalité exemplaire, mais possède désormais une richesse incroyable, décuplant l’intensité que le groupe avait perdue au fil des années.
2006 marque donc le retour d’un Deicide surprenant, lui que l’on croyait pourtant condamné à proposer mille fois la même galette, à l’instar de ses confrères de Grave, d’Obituary ou de Dismember. Stench Of Redemption propose en effet des compositions d'une puissance et d'une technique impressionnantes, sur un concept fort et une production béton, laissant ainsi présager le meilleur pour le quatuor floridien.
Deicide cuvée 2006 va faire hyper mal!!! Des titres d'une rapiditée absolue, un côté mélodique peut exploité chez Deicide habituellement et cette voix d'outre-tombe qui caractérise le bien nommé Glenn Benton. Largement de quoi faire pâlir les ptits jeunes nouveaux avec leur Brutal-Death! Un album a ne pas mettre entre toutes les mains.