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Avec le soutien inconditionnel de son label Roadrunner, Deicide revient ainsi dès le début de l’été avec Legion, au concept satanique toujours aussi marqué, montrant désormais son leader affublé d’une croix renversée, gravée sur son front. Mais, au-delà de son imagerie toujours aussi forte, le groupe balance un death métal parfaitement en place, grâce aux rythmiques carrées de Steve Asheim, supportant les salves de riffs brutaux & incisifs des frères Hoffman. Massifs et compacts, les titres du nouvel album gagnent parallèlement en technique, permettant le largage d’ogives particulièrement meurtrières, à l’image des excellents Dead But Dreaming & Holy Deception, et de leurs accélérations assassines. Les soli courts et tranchants des frères Hoffman, rappelant ceux de Francis Howard avec son groupe Incubus, ajoutés aux beuglements incroyables de Glen Benton (sans harmonizer), complètent alors la brutalité manifeste des compositions, loin de toute forme mélodique. Scott Burns met enfin brillamment l’ensemble en valeur, grâce à une production claire, apportant en outre toute l’agressivité requise. Moins direct dans ses structures et ses refrains, plus court et définitivement plus rapide que son prédécesseur, Legion confirme le potentiel et le savoir faire indéniable de Deicide. Le groupe de Benton lâche en effet un condensé de trente minutes, d’une pureté death et d’une technique imparable, à l’identité toujours aussi forte, lui permettant de sortir sans conteste l’un de ses meilleurs albums, et de conforter sa place parmi les leaders de la scène death métal du début des nineties. Fabien.
Tous les titres sont vraiment bons, sauf "In Hell I burn" que je rouve un peu lourdingue. L'intro est bien flippante et colle nickel avec la suite ! Bref, cet album de Deicide est ultra technique et il n'est pas à laisser entre les mains de personnes non aguerries ! Il fait partie des album culte du death metal ! Je vous le dis, si vous aimer le bon death qui cogne fort, ruer vous dessus !!! C'est un boheur de voir se derouler un tel concentré de rage ! Un de ses défaut est la durée (28 min) qui est courte, mais rassurez vous quand même, on en a pour son argent ! Moi en tout cas je suis callé au bout de cette demi-heure ! lol
Ca n'est qu'au début de "Trifixion" qu'on s'aperçoit d'un manque de fraîcheur et de variété (est-ce l'effet abysses infernales ?). Heureusement cette idée disparait rapidement, avec quelque variations dans le riff principal et le chant toujours aussi somptueux (et qui apporte définitivement beaucoup aux compos, la prestation de G.BENTON force le respect), puis l'embrasement du riff lorsque la batterie part (à plusieurs reprises, Dieu soit loué) en blast beats... "Behead The Prophet" est un titre trés énervé, parcemé de rythmique thrash trés agressives (et les riffs assassins qui vont avec, rappellant à l'auditeur un early-Slayer rageur), ainsi que, comme sur le reste de l'album, une technique meurtrière et un chant diablement accrocheur, dévoué et puissant. Le titre suivant, "Holy Deception" est sensiblement plus "calme" (si on peut dire...) ; on se vautre ici dans la crasse du Death Metal ricain du début des années 90 dans toute sa splendeur... En plus incisif (et surtout plus énervé et aiguisé que nombre de leurs compatriotes), certes, mais nombre d'éléments traditionnels demeurent : le solo sympa au milieu du titre, la double pédale déchaînée, le riff bien gras et viril qui vous colle aux pompes comme cette odeur de sueur (qui me rappelle les chicken de McDonald's) quand vous vous êtes pas lavés depuis quelques temps. Le niveau d'intensité remonte d'un cranc avec "In Hell I Burn", probablement le titre le plus couillu de l'album : un début trés brutal, un riff thrash diabolique, aucune concession, seul du gros riff en acier, des blasts à de nombreux moments, des roulements de double pédale incessants... On arrive enfin, en toute "simplicité", au dernier titre de l'album, "Revocate The Agitator", qui résume à merveille la substance de l'album, à savoir des coups de bottes dans la gueule à longueur de temps, le côté thrash d'un bon Slayer, en somme du gros Death Metal satanique, et puis l'intolérable double pédale et ses roulements ininterrompus, et biensûr - ce qui me marque le plus chez Deicide - le chant démentiel et rageur de Glen BENTON.
Nous voici donc dans les années 1992 et notre cher Deicide nous sort sa deuxième offrande et de ce fait nous en colle une bonne dans le lard par un opus basé sur la brutalité et son très connu satanisme ! Niveau musicalité, Legion nous offre un Brutal Death digne de ce nom avec une basse très mise en avant et rigide de notre grand Benton, des guitares très techniques aux riffs en acier mi-Death mi-Thrash qui nous sortent des solos ravageurs et diaboliques venant d'on ne sait où de la part de nos 2 frères Hoffman, ansi qu'une batterie millimétrée, blastée, meurtrie, violentée et ultra rapide accentuant le côté véloce et virulant cet opus. Les chant gutturaux et haineux de Mr Benton sont, il va sans dire, omniprésents et nous donnent l'équation parfaite pour se déchaîner et se vider de toute énergie vitale sur un Brutal Death aux relants Thrash à la Slayer sortant tout droit des catacombes et du cul bénit de Satan ! L'ambiance se dégageant d'une telle galette ne peut qu'être froide, violente, divulguant des préceptes antichrétiens et haineux venant tout droit des cordes vocales de notre frontman à la croix renversée sur le front ! Une sorte de voyage au coeur des Enfers nous plongeant dans une spirale perverse nous envahissant d'une psychose meurtrière et sanguinaire dressée sur une "mélodie" hypnotisante et enivrante d'un vieux Deicide à l'apogée de sa haine !!! Legion est pour moi l'album le plus Brutal de l'histoire de Deicide et reste hélas inégalé dans sa discographie ! Le seul défaut que je pourrais donner à cet album serait sa longueur qui ne dépasse pas les 30 minutes, me laissant hélas sur ma faim, manquant par moment de fraîcheur et d'originalité mais qui est pardonné par un pvre moment de trépanation sadique venant de la prod et de la volonté de Benton à nous torturer avec son Death Metal d'outre-tombe ! Un opus que je conseillerais vivement pour tous ceux qui ont la nostalgie d'un bon Deicide et qui sont friands d'un Brutal Death sortant des années Thrash aux riffs encore bien tranchants mariés aux doubles pédales insoutenables ! Bien que beaucoup soient assez déçus des capacités vocales de Benton, croyez-moi, Legion a de quoi vous surprendre et vous faire passer du bon temps !
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