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TONIO
Et bien, le moins qu'on puisse dire, c'est que Earache mise gros avec Deicide depuis qu'il à récupéré dans ses rangs ce grand nom du death métal satanique ! Un an après la sortie du dvd "When London Burns", voici que sort ce nouveau témoignage live, "Doomsday L.A.", concert capturé en novembre 2006.
La set list est très proche de celle du dernier dvd, hormis bien sur les cinq titres issus du leur récente sortie, The Stench Of Redemption. Le groupe fait la part belle aux anciens albums avec trois extraits de Deicide (1990), un seul titre du pourtant culte Legion (1992), pas moins de cinq morceaux de Once Upon the Cross (1995) et deux chansons pour Serpent Of The Light (1997). Comme pour "When London Burns", le groupe fait l'impasse sur les albums Insineratehymn (2000) et In Torment Of Hell (2001), Scars of the Crucifix (2004) est quand à lui représenté par deux morceaux.
Le rideau s'ouvre et c'est un Glen Benton bras croisé sur sa basse qui accueille le public, regard fusillant, toisant les premiers rangs d'un air de dire "Bande de petits branleurs, vous savez pas ce que vous allez vous prendre dans la tronche !". Et c'est parti avec en apéritif un enchaînement sans pause "Dead By Down", Once Upon the Cross" et "Scars of the Crucifix". Les deux guitares sont clairement audibles, les solos très propres et pas trop aigus, comme c'est parfois le cas, et l'équilibre est parfait entre la batterie et le chant. On sent qu'il y a eu du boulot de fait au mixage ! Seul bémol pour la basse qui est quasiment inexistante.
Ce n'est pas pour rien si Benton est souvent cité comme un personnage incontournable du death métal, ce mec a une carrure et une prestance peu commune, s'imprégnant de ses compositions jusqu'à en être comme possédé, en particulier quand il s'arrache les cordes vocales sur ses parties criardes reconnaissables entre mille. Steve Asheim, le batteur, présent avec Benton depuis les débuts du groupe, est magistral derrière son kit et se montre aussi carré que puissant.
Les frères Hoffman ont mis les voiles depuis peu et, vous le savez sans doute, ont été rapidement remplacé par Ralph Santolla (ex DEATH, ex ICED HEARTH) et Jack Owen, qui fut guitariste des CANNIBAL CORPSE de 1988 à 2004. Santolla a un style admirable et reproduit parfaitement le travail épatant qu'il a réalisé sur le dernier album de Deicide. Ses solos sont limpides et délicieusement mélodiques. A ce titre, le morceau "Homage For Satan" se place dès à présent comme un très grand classique du groupe et, j'en suis sur, sera présent pendant tous les concerts à venir. Sa retranscription sur scène est magistrale !
Owen est également un musicien d'expérience et de talent, mais sa présence au sein de Deicide prend pour moi la forme d'un gros point d'interrogation. Le bonhomme a quitté les CANNIBAL car, disait-il, le death métal ne l'intéressait plus, et le premier groupe dans lequel on le retrouve est Deicide ! Bon, peut-être s'est-il senti en manque au bout de deux semaines de pause, je ne peux que le comprendre, mais par contre, sur scène, à côté d'une entité comme Benton, le contraste est saisissant. Alors que le bassiste/hurleur ne dégage que haine et noirceur, Owen, avec son air de gros nounours bedonnant, semble jouer les morceaux de Deicide comme il jouerais de la country, style dont il est également friant. En clair, et sans remettre une seconde en cause ses qualités de musicien, il n'a pour moi pas sa place au sein d'un groupe comme celui-ci.
Les 1 heure 20 de concert sont intenses et les classiques foisonnent, de "When Satan Rules This World" à "Dead But Dreaming", en passant par les incontournables "Sacrificial Suicide" et "Lunatic Of God's Creation", à la fin duquel un slameur se fait méchamment embarquer par un gars de la sécurité. Benton n'hésite pas à gentiment se payer sa tronche et a demander au public si quelqu'un d'autre a envie d'emmerder la sécurité ! Par contre, rrhhhhaaaa, ils ont fait l'impasse sur "Oblivious To Evil, le seul grand classique qui manque à l'appel !
Je dirais qu'au final il manque tout de même à cette prestation un brin de folie, il faut dire que la mise en scène est des plus sommaire. Aucun jeux de lumières, aucun fumigènes, seul un éclairage rouge et un étendard au logo du groupe habille un peu la scène. Du brut de brut ! Pas grave, Benton fait à lui seul le spectacle...
En bonus, Earache nous offre deux clips du groupe tirés du dernier album, "Death to Jesus" et le monumental "Homage For Satan". Vous avez également droit à un interview de 25 minutes, pas sous-titrée bien sur, des quatre membres actuels de Deicide. Quand on est un couillon comme moi qui plafonne au niveau 6ème en anglais, ces 25 minutes se résument à peu près à ceci :
"Chouing, tshaïmofdjoûd ouayn... FUCKING STUPID... djaouan to whendjouam pfiosch chuang because... FUCKING GOD... taïckonm yeah myfoolburcking spacflake... FUCKING BASTARD, yeah yeah yeah... etc".
Enfin en gros quoi, vous voyez ce que je veux dire. Je vous l'accorde, c'est assez succinct comme compte-rendu, mais si vous n'êtes pas content, achetez le et débrouillez vous, merde !
Voila au final un dvd au contenu basique, mais de qualité plus que bonne, et qui explosera avec bonheur votre lecteur et fera encore gueuler vos voisins contre cette musique de barjots. C'est le but recherché et c'est tout ce qu'on leur demande aux Deicide, groupe qui paraissait sur le déclin et qui revient plus costaud que jamais.
KILL THE CHRISTIAAAAAANNNNNNN !!!
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