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Deeds Of Flesh Inbreeding the Anthropophagi
Mars 1998 - Repulse Records
Deeds Of Flesh : Inbreeding the Anthropophagi, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. End of All
2. Feeding Time
3. Inbreeding the Anthropophagi
4. Infecting Them With Falsehood
5. Canvas of Flesh
6. Ritual of Battle
7. Fly Shrine
8. Gradually Melted

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NEUF
Chronique
13 / 20
    Fabien, le Vendredi 07 Mars 2008 parlez-en à vos amis  
Deux ans après Trading Pieces, son premier full lenght, Deeds Of Flesh retourne aux studios Moon Productions, pour les sessions d’Inbreeding the Anthropophagi, au titre on ne peut plus explicite. L’album est de nouveau commercialisé par l’écurie Repulse Records de Dave Rotten, au printemps 1998, muni d’une couverture moyenne de Jon Zig, réalisant des couvertures autrement plus réussies par la suite.

Inbreeding attaque par le court End Of All allant droit à l’essentiel, fixant d’emblée le décor d’un death métal étouffant, sous influence directe de Suffocation. L’album marque également l’arrivée d’un nouveau batteur, en la personne de Brad Palmer, déroulant les cascades de blasts et de doubles pédalages habituels, soutenant les riffs lourds et techniques d’Erik Lindmark. Deeds Of Flesh conserve enfin la dualité des vocaux visqueux et écorchés du tandem Erik / Jacoby, apportant un relief appréciable aux compositions.

Bien que sans surprise, vu son caractère particulièrement suffocant, Inbreeding envoie des morceaux plus maîtrisés et plus incisifs, alternant impeccablement passages tapageurs et rythmiques écrasantes durant ses trente minutes, à l’image des bons Feeding Time et Infecting Them. L’ensemble bénéficie par ailleurs d’une production assez nette, permettant à Deeds Of Flesh d’asséner son death brutal avec une précision accrue.

Linéaire au possible pour le commun des mortels, et totalement hermétique à toute forme de mélodie, Inbreeding the Anthropophagi se recommande uniquement aux brutes musicales, fans de Disgorge (US) ou d'Incantation. Sans bouleverser les standards du brutal death, le trio californien affine toutefois ses morceaux, possédant désormais un son directement indentifiable, et devenant peu à peu une valeur montante du brutal underground nord américain, en cette année 1998.

Fabien.

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