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Thrash Bay Area Death Angel Relentless Retribution
Album, date de parution : 03 Septembre 2010 - Nuclear Blast
Produit par : Jason Suecof
Style: Thrash Bay Area

NOTE SOM : 15/20
Toutes les notes : 16/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Relentless Revolution 04:28
2. Claws in So Deep 07:44
3. Truce 03:31
4. Into the Arms of Righteous Anger 04:31
5. River of Rapture 04:35
6. Absence of Light 04:32
7. This Hate 03:33
8. Death of the Meek 05:15
9. Opponents at Sides 06:21
10. I Chose the Sky 04:06
11. Volcanic 03:34
12. Where They Lay 04:30
Total playing time 56:40

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73 avis 3 16/20
Chronique
12 / 20
    AlonewithL, Jeudi 30 Septembre 2010 parlez-en à vos amis  
Un album qui a tout pour alimenter la confusion et la division entre les fans du genre et du groupe

Après les sorties magistrales, mirifiques, renversantes, Hiroshima, ect… (des hyperboles en veux-tu et en voilà) des derniers « Kreator », « Testament », ou autre « Annihilator », on attendait la réponse qu’allait apporter nos citoyens San Franciscains de « Death Angel », autre grand nom du thrash metal. Et la réponse ne serait tarder, soit deux ans après un « Killing Season » à la hauteur de nos intentions, « Relentless Retribution » arrive avec une vitrine, gueule ouverte, alléchante. Branle bas de combat. Nota bene, « Death Angel » en a profité pour faire un petit ravalement de façade; autrement dit changement de line up. « Ah? » Dennis Pepa et Andy Galeon virent, et sont respectivement remplacés par Damien Sisson (« Nullsake »?!?) et Will Caroll (ex-Machine Head, ex-Vicious Rumors). Le groupe, en accueillant deux blonds, perd son côté exotique philippo-américain, mais passons, ce n’est que du détail. Les réjouissances avec ce groupe risquent d’être gâchées par le doute. On sent planer l’ombre du changement. Un changement qui ne saurait tous nous satisfaire dans nos attentes.

Petite histoire pour faire dodo ou simple résumé imagé: Les loups surgissent du bois et s’attaquent à nouveau à la bergerie. Il y a beaucoup de remous, ça bêle, ça mord. Mais méfiance, car le propriétaire et sa carabine sont de sortie. Il y aura du plomb dans l’air, et nos bêtes sauvages risqueraient bien de finir en descentes de lit.

En parlant de coups de fusil ou d’air plombé, commençons par le début à savoir le titre « Relentless Revolution ». Tout avance à pas constant sur des pics agressifs de guitare (RAS). Puis un chant nerveux scandé, presque vociféré nous prend par surprise. On constate alors qu’un rapprochement direct a été opéré vers le metalcore (plus crossover thrash, si je respecte correctement l’appellation; un sujet à discutions et à controverses). Par conséquent le thrash qui ressortira de cet album sera distinctement plus moderne, mais ne semble pas ici être trop à la portée de la formation. Les cordes métalliques, ajoutées à une batterie mal inspirée, ne rejoindront pas Mark Osegueda dans sa fureur. Petite situation de décalage donc. On pourrait contrebalancer cela, en signalant une nette remise en jambe sur les parties instrumentales traditionnelles , généralement situées aux 2/3 de piste. Interloquant à la première écoute, "Relentless Retribution" n’a pas franchement de quoi extasier. En décomposant bien le chant des instruments, sur la majorité des titres "modernisés", on arrive à constater amèrement que le chant gueulé permet de camoufler les lacunes des instrus plutôt mal embouchés, trainards parfois.

Ainsi, dans la même fibre et la même constitution que le titre "Relentless Revolution" ou plus exactement sur le même funiculaire en train de tanguer, « Into the Arms of Righteous Anger » ou encore « This Hate » avaient pourtant bien aussi démarrés; sur un air ombrageux et orageux pour l’un, et sur de bonnes descentes de guitare au son éminemment thrash pour l’autre. La voix, toujours la même est ici sans grande envergure et manque d’ambition. Les instruments sont la majorité du temps poussifs et adoptent des formules hasardeuses presque trop anticipées. Lorsqu’il s’agit de « poussif », voir de linéaire « Absence of Light » bat le fleuron. Les instruments jouent par intermittence avant de dérouler doucement avec douleur. Le chant suit cela au pas à pas. Après une petite montée de volume on passe à l’étage précédent. Ce titre est plus concevable à la première écoute, mais à plusieurs cela devient très vite lassant, et j’oserais aller au mot « chiant ». Dans le très inégal, on a « Death of the Meek », on retrouve côte à côte des passages vifs, quelques excellentes prises de vitesse, avec des parties linéaires, écrasées, sans la moindre envergure (écouter le premier passage instrumental, le même d’ailleurs que le dernier de fin de piste).

Ce nouveau thrash que l'on nous initie un peu trop fraichement apporte néanmoins quelques bons lots de consolation: Le chant brut et les instrus offriront plus de détachement et passerons enfin à la vitesse supérieure sur « River of Rapture », mais plus encore, pour les guitares surtout, sur « Truce ». On assiste ici à un fameux départ sur les chapeaux de roue, avec un gain de tranchant. Des riffs qui ne feront plus l’objet de doute, enfin respectables. La composition est également un peu plus riche et attractive, malgré que ce nouveau chant de Mark qui demande autant de temps à s’assimiler.

En plus inclassable mais toujours dans la veine, « Claws in so Deep » se distingue plus étrangement, autour de ce même registre nouveau de "Death Angel", qui est en train d'aller dans un esprit bien plus "core" que les versions de thrashs dont ils nous ont habitué, aussi bien avant l'opus "The Art of Dying", qu'après jusqu'à maintenant.
Le jeu est intempestif, des chœurs au refrain apportent une touche moins agressive, permettant d’aérer le morceau, cependant ceux-ci sont accompagnés par des riffs « bourdons », assez indignes d’une formation aussi prestigieuse que « Death Angel ». Il y a une petite surprise. Le dernier tiers du titre s’ouvre sans crier gare sur un très joli passage, très simple et appliqué, de guitare acoustique. Une longue et soyeuse crinière, parasitée toutefois par quelques « puces ». Des sons bizarroïdes artificiels s’incrustent en indésirables sur la ballade. A se demander ce que cela vient à foutre là.

On change pratiquement de registre sur la fin, explorant d'autres différents horizons, vers quelque chose de bien plus commun et généralisateur, et la qualité, sans trop d'étonnement s’en trouve bien meilleure. Hormis cependant « Volcanic » où Rob Cavestany s’essaye au chant sur un titre qui porte bien mal son nom. On pourrait se rapprocher davantage des Monts d’Auvergne (volcans éteints) que du Mont Etna. C’est en fait une espèce de ballade acoustique, plus moyenne et bien moins performante que celle qui s’est illustrée au dernier tiers de « Claws in so Deep ». La voix est quelque peu niaise et ne nous touche pas des masses.

Dans un thrash plus reposé et positif cette fois, « I Chose the Sky » et « Where they Lay » offrent un chant plus à notre portée, dans une agréable ambiance apocalyptique. Sur ce dernier titre des voix groupées s’entremêlent à une musique intense, frénétique. Les instruments tant décriés pour leurs démonstrations pataudes se font beaucoup plus vivaces et explosifs. Ils font enfin office de présence et ne se contentent plus de se cacher derrière Mark.

Un titre se démarquera, encore plus de tout cela, sortant littéralement du lot, voir même à la frontière du style thrash tout court. Il s’agit du titre « Opponents at Sides ». Les riffs sont ici appliqués, mais le jeu comme le chant d’ailleurs s’exercent dans un tout autre registre que le thrash plus ou moins officieux de cet album. On a une configuration assez élaborée mêlant metal alternatif, heavy metal et thrash. Le chaud fait place au froid à la moitié de la piste avec un instant de plénitude, d’évaporation. Les sons qu’ils nous offrent à ce niveau de l’album sont des plus sublimes et recherchés.

Ceux qui iront jusqu’à acheter l’album en version édition limitée, s’enorgueillirons de découvrir un DVD bonus. Ils contrôleront leur joie en parcourant plus de 20 minutes d’interviews des membres, des prises studios, avec « Death Angel » en plein enregistrement (des sons sifflants et bourrés ayant demandé beaucoup de boulot en mixage).

« Relentless Retribution » aura sans nul doute ses partisans. Ceux qui aiment les arrangements « punk »  et « brutal » trouveront leur compte. C’est vrai que l’album fait plus office de pure violence que dans les précédentes œuvres de la formation. Mais le seul regain de violence tapageuse apportée par le chant ne fait pas le tout. Chaque piste apporte son propre lot de déceptions et d'appréciations. Il est fréquent de passer à des stades poussifs, puis accélérés à chaque fois, tout en pouvant rester linéaire parfois (le comble). Les amateurs d’un thrash stylisé (à l'ancienne diront certains) allant de pair avec des riffs ultra rapides et enchainés seront moins bien lotis. Un album qui a tout pour alimenter la confusion et la division entre les fans du genre et du groupe.

12/20




61 Commentaires

Chronique
14 / 20
    eulmatt, Jeudi 21 Octobre 2010 parlez-en à vos amis  
les Californiens proposent certainement leur disque le plus hétérogène et déstabilisant

Petit coup d'oeil dans le rétroviseur: depuis son retour aux affaires avec The Art of Dying en 2004, puis son Killing Season en 2008, Death Angel ne s'est globalement pas éloigné du statut que les plus vieux deathsters lui accordait déjà il y a vingt ans, après son premier triptyque. A savoir une icône du thrash californien assez atypique, qui comme son nom ne l'indique pas a toujours bercé dans un thrash élégant, assez technique, enlevé et mélodique, aux relents heavy et prog à ses heures, avec un chant unique et une écriture musicale toujours soignée. Et surtout une capacité à ne jamais faire deux fois le même album, avec un talent certain pour se réinventer et évoluer à chaque fois sans perdre son identité. Ce qui explique le respect qu'inspire les Philippo-californiens, malgré les traditionnels débats qui surgissent à chaque nouvelle sortie d'album.

Comme on pouvait donc s'y attendre, Relentless Retribution fait débat, comme son prédecesseur avant lui et ainsi de suite. Que celui qui attendait une redite de ce dernier révise un peu l'histoire contextuelle du groupe. L'évolution est à l'ordre du jour, et c'est le contraire qui eût été surprenant. Bien entendu, on se doit de noter le changement important dans un line-up historiquement hyper stable, le couple rythmique Galeon et Pepa ayant quitté le groupe l'an dernier.
Musicalement, on s'éloigne assez nettement de la veine heavy-thrash groovy aux refrains entêtants de Killing Season. Ambiance plus sombre, structures plus complexes, chant nettement plus agressif pour Mark Osegueda (qui tue toujours 99% des chanteurs de la scène), Relentless Retribution aborde par moment un univers franchement inconnu pour Death Angel, et pour le thrash californien en général. J'irais jusqu'à parler d'audace, quand on considère la prise de risque du groupe à sortir des carcans habituels du thrash metal, qu'il soit de la veine moderne ou plus old school. Pour rentrer dans le détail, le disque présente un visage très versatile et souvent décontenançant lors des premières écoutes.
Pour faire simple, on peut diviser le disque en trois types de morceaux. Le premier, celui auquel on se raccroche avec confort lors de ces premières écoutes, est constitué de purs morceaux de thrash, particulièrement nerveux et franchement inspirés, bien que restant assez académiques. On peut même avancer sans risque que Death Angel pond là quelques uns de ses morceaux les plus puissants, servis par un son majuscule, des gratteux qui semblent vraiment vouloir en découdre à grands coups de palm mutting et un chanteur bien énervé. Le coffre de Truce et son refrain décapant, la nervosité contagieuse de River of Rapture, le riff génial de I chose The Sky qui rend hystérique (malgré un refrain un peu cul-cul), et bien sûr le final Where The Lay, une pépite de thrash californien qui ravage tout sur son passage, choeurs en prime...bref déjà de quoi passer un formidable quart d'heure de thrash de gros calibre.

Le second type de composition se raccroche lui aussi au thrash, mais avec des variantes et des prises initiatives musicales plus déconcertantes, et aussi une qualité inégale: on classera par exemple ici le titre éponyme, Into The Arms of Righteous Anger ou Death of The Meek, qui peinent un peu à décoller malgré toute la bonne volonté d'Osegueda, alternant les passages puissants et accrocheurs mais restant un peu trop en sous-régime. Et parfois, alors que le rythme s'emballe un peu, c'est le riffing qui ne suit plus le mouvement, Death Angel proposant souvent de nouveaux plans avec un jeu plus simple et moins heurté, flirtant parfois avec le hardcore (This Hate). Fortunes diverses donc malgré un paquet de bons plans mais pas forcément de la suite dans les idées.

Et puis il reste ce dernier tiers, le plus audacieux, le plus désarçonnant: le retour aux morceaux acoustiques d'abord (le superbe Volcanic), mais surtout des inspirations inattendues. Claws In The Deep met déjà la puce à l'oreille en cumulant dans un seul morceau à peu près toutes les tendances décrites plus haut pendant presque huit minutes. Absence of Light, à l'atmosphère un peu nonchalante et désenchantée manque un peu de profondeur mais reste sympathique, alors qu'il passe inaperçu au premier abord. Mais là où Death Angel nous bluffe complètement, c'est quand il part dans un metal atypique qui va presque titiller l'univers du dernier Mastodon, avec ces chants un peu éthérés, une ambiance cotonneuse, poétique et assez planante: le point d'orgue est sans doute Opponents At Side, vraiment sublime d'émotions, une baffe que l'on ne sent pas arriver, et qui n'a plus rien à voir avec l'énergie du thrash.

Le bilan est assez facile à anticiper: la grande force de l'album est aussi sa faiblesse, à savoir un aspect versatile qui peut déstabiliser. Ceci dit, Relentless Retribution parvient étonnamment à garder un fil conducteur assez cohérent, en offrant un univers moins positif que ce que l'on avait l'habitude d'attendre de Death Angel. Certains morceaux sont parmi les plus agressifs de leur discographie, et la prestation rageuse de Mark Osegueda n'y est pas pour rien. Mais tout en ayant durci le ton par moments, les Californiens proposent certainement leur disque le plus hétérogène et déstabilisant, presque l'exact contraire de son prédécesseur dont la force était son côté compact et ultra homogène.
Pour quel public ? J'ai envie de suggérer aux thrashers les plus puristes de quand même y aller, car il y a largement de quoi trouver son bonheur même en se contraignant à zapper quelques parties, pour peu que le thrash moderne et bien produit ne les rebute pas. Pour les autres qui n'ont pas été effrayés par ce qu'ils ont lu, foncez.
Relentless Retribution n'est sans doute pas le sommet de la carrière de Death Angel, mais ne fait surtout pas tâche dans ce qui reste peut-être à ce jour la discographie la plus irréprochable du thrash metal. En ayant dit cela, j'ai quasiment tout dit.




24 Commentaires
Chronique
14 / 20
    Mindkiller45, Vendredi 29 Octobre 2010 parlez-en à vos amis  
Il aura fallu deux ans à nos philippins de DEATH ANGEL pour donner suite au très bon Killing Season. Deux ans loin d’être calme puisque le groupe a vu deux de ses membres fondateurs quitter le navire. En effet, Dennis Papa et Andy Galleon (basse & batterie) sont partis de leur chef pour des raisons qui, selon l’interview consacré à Rock Hard, semblent être d’ordre financier.

Cependant, même si ce Relentless Retribution est un cran en deçà de son prédécesseur, ce changement de line up ne change pas grand-chose du point de vue des compositions puisqu’il nous donne un successeur, bien qu’un peu moins bon, dans la même lignée que Killing Season. Les morceaux, à l’image de Relentless Revolution ou de Truce, sont accrocheurs et prennent assez rapidement. Et malgré cette touche moderne (exit le thrash old school, on laisse ça aux petits jeunes qui arrivent) et une production très propre (trop ?) le groupe garde certains aspect des 80’s comme l’outro du titre d’ouverture ou encore ses chorus tout en vibrato sur ce Relentless Revolution.

Cependant, cet album décèle le très bon, comme le facile, et moins bon. Preuve en est avec ce Claws In So Deep un peu trop évident. Le groupe mise sur la facilité et lorgne du côté du metal trop actuel. On se prend donc à comparer ce morceau à un morceau qu’aurait pu pondre Evergrey avec ses chœurs, ses soli façon power metal et son outro, pourtant habituel chez le groupe, acoustique qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Certes le groupe n’a jamais caché au public son affection pour l’acoustique sur ses précédents albums. Mais là, on se demande ce qu’une telle fin vient faire sur un morceau pareil. Ils misent sur une donne que l’on n’a pas l’habitude et qui ne colle pas avec nos attentes pour un tel groupe. Donc certes, c’est joué par RODRIGO Y GABRIELA (qui ont avoués être fans de ce que font DEATH ANGEL, et vice versa), mais quelle est son utilité ?

A tempo équivalent, on préfèrera Into The Arms Of Right qui est bien plus convaincant et plus dans la lignée de la renaissance Death Angel (après la séparation de 1990). Dans ce titre, le côté power heavy ne ressort pas et laisse la rage du groupe s’échapper. Cependant, l’album, malgré quelques titres plus mitigés, verra des titres plus pêchus tenir le haut du pavé comme les deux précités ou encore ce River Of Rapture.

Une question subsiste cependant à l’écoute de cet album. Où est donc passée l’identité du groupe ? Car l’impression que les groupes thrash mondiaux se copient les uns les autres se fait clairement ressentir. Si l’on prend les derniers SODOM, KREATOR ou DEATH ANGEL, la ressemblance entre les compo des trois est frappante. Car même si certains morceaux se voit gratifier d’une marque de fabrique (récente) comme le pont de River Of Rapture ou l’on a droit à une envolée de notes qui rappelle l’âge d’or du Thrash, cet album, tout en étant bon, sent un peu le réchauffé. Que ce soit en rapport aux sorties actuelles ou à son prédécesseur. Seules quelques notes agrémentées d’un bon vieux vibrato des familles par ci par là viennent donner ce petit plus à des titres qui ont déjà été entendus, ou donnent cette impression.




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