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Alors que les ténors du death métal au début des nineties comme Deicide ou Entombed n’ont pas encore sorti leur premier album, Death aligne déjà son troisième effort, commercialisé en mars 1990 pour le compte de la célèbre écurie Combat. Mais, l’avance continuelle du groupe floridien ne s’arrête pas là, puisqu’à l’inverse des groupes nageant encore dans une imagerie morbide, gore ou sataniste, Death aborde déjà divers sujets de société, comme la drogue, l’avortement ou le télé évangélisme états-unien, commandant dès lors une pochette plus sobre au grand Edouard Repka, qui conserve impeccablement une douce cruauté dans sa nouvelle illustration. Côté musique, Death marque également le pas, adoucissant nettement son style, subissant alors la critique de quelques confrères intolérants, taxant le groupe d’un certain opportunisme. Spiritual Healing garde en effet une approche death métal caractérisque, mais élimine en contrepartie les passages tapageurs, délivrant des morceaux plus aérés, sur un rythme résolument middle tempo, permettant la mise en place de duel de guitares mémorables entre Schuldiner et Murphy, l’une des grande réussite de l’album. En outre, maintenant un chant guttural, Chuck module incroyablement sa voix, désormais beaucoup plus compréhensible et abordable. Les huit titres de Spiritual Healing dégagent ainsi un équilibre et une atmosphère magnifique, transcendés par l’excellence de ses interprètes. Le couple basse batterie de Butler & Andrews est parfaitement calé, supportant les jeux de guitares fluides de Schuldiner et Murphy, qui rivalisent alors d’ingéniosité pour apporter une couleur, un relief et une épaisseur exceptionnelles à l’ensemble. Ainsi, les classiques s’enchainent, à l’image de Living Monstrosity et ses riffs entrainants, Killing Spree et ses soli hallucinants, Spiritual Healing et son break somptueux, ou encore Within The Mind et son final époustouflant. Conservant l’agressivité et le son caractéristiques de Death, Spiritual Healing offre en revanche un death limpide et plus posé, d’une musicalité et d'une sobriété remarquables, divinement mis en valeur par la production soignée du grand Scott Burns. En ce début d’année 1990, le groupe floridien survole une fois encore la scène death métal, grâce à son inspiration et sa technique lui permettant de se renouveler sans aucun problème, maintenant immuablement cette longueur d’avance sur ses concurrents, et confirmant dès lors sa suprématie parmi les leaders incontestés du style. Du grand art ! Fabien.
Après un Leprosy brut de décofrage, qui à ce jour n'à que peu d'égal, on a avec Spiritual Healing une évolution significative du style death, des morceaux beaucoup plus complexes, plus évolués et l'apparition de cette technique qui ne quittera plus les futurs albums du groupe, certes la présence de James Murphy n'y est pas pour rien, c'est clair...le travail qu'il accomplira sur le cause of death d'obituary ne me fait pas mentir... Tout pur fan de death metal old school doit avoir cet opus en bonne place dans sa discothèque, un album qui a assis définitivement la grandeur et le génie de chuck schuldiner... Total respect...!
C’est personnellement le côté de Death que j’aime, cette implication dans la vie des gens et les coups de gueule contre tous les empêcheurs de penser en rond, quels qu’ils soient, changeant des éternelles notions abordées par les autres groupes death comme la mort, le sang, les tueurs en série... Encore un album indispensable (oui, je sais... tous les albums de Death sont indispensables... lol) pour tout métalleux avec des morceaux superbes et engagés comme « Altering the future » ou « Living monstrosity ». Que du bonheur...
Les morceaux de Death, malgré une section rythmique plutôt classique (quoique talentueuse), sonnent donc de façon beaucoup moins conventionnelle. Les riffs s'avèrent alambiqués (l'étonnant Altering The Future), les rythmes changent fréquemment (le dantesque Spiritual Healing), les larrons balancent des mélodies doublées recherchées (Within The Mind), et des soli qui plantent l'auditeur devant d'évidents progrès de Chuck et de folles harmonies distillées par un James Murphy très en jambes (le varié Low Life, sur lequel la succession de six soli laisse pantois). Mais que l'on ne s'y trompe pas, c'est bel et bien du bon gros death metal, ça bourre sur tous les morceaux, et en particulier sur un Living Monstrosity d'école, sauvage, destructeur et violemment raffiné... Quant aux bons Defensive Personalities, Genetic Reconstruction et Killing Spree, ils renforcent la cohésion de l'album avec des riffs toujours aussi "schuldineriens" et des structures efficaces. Nous sommes en train d'assister à la mutation du plus grand groupe de death metal que la Terre ait porté. C'est plus mélodieux, parfois presque harmonieux dans les soli, un poil plus compliqué... et pourtant cela canarde autant. Là se trouve le génie, car il faut parler de génie lorsqu'on invente un style de musique et qu'on participe en tête de ligne à son évolution dans des sphères plus élevées, de Chuck. "Spiritual Healing" est une franche réussite, où les bases du groupe côtoient de nouveaux éléments enrichissants, et qui sacre définitivement Death sur le trône majestueux de la violence maîtrisée, de la musicalité brutale.
Cet album est une véritable tuerie! (dans le bon sens du terme!) d'entrée on rentre dans l'ambiance avec les riffs du sublime "living monstrosity". tout au long de l'album les solos et les melodies sont omniprésents et trés recherchées.Mention speciale a "altering the future" et son riff énorme en guise d'introduction un Evil Chuck en grande forme qui nous delivre un de ses meilleurs albums! chuck nous prouve ici qu'il était et qu'il restera un embleme pour le death metal R.I.P.
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