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| 13 Mars 1990 - Combat Records (USA) / Under One Flag |

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1. Living Monstrosity
2. Altering the Future
3. Defensive Personalities
4. Within the Mind
5. Spiritual Healing
6. Low Life
7. Genetic Reconstruction
8. Killing Spree |
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| Chronique |
 18 / 20 |
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L’association entre Rick Rozz et Chuck Schuldiner n’a été que de courte durée, faute au caractère entier des deux personnages. Viré de Death, Rozz rejoint ainsi Kam Lee, pour redonner vie à Massacre, tandis que James Murphy le remplace au pied levé, participant alors à l’écriture de quelques morceaux avec Terry Butler, bien que l’immense majorité des compositions revienne encore à Chuck, le leader incontesté. Fin prêt, le quatuor retourne aux Morrisound Studios fin 1989, pour les sessions de Spiritual Healing, en compagnie de Scott Burns, devenu désormais incontournable depuis ses enregistrements d’Obituary, Sepultura et Terrorizer.
Alors que les ténors du death métal au début des nineties comme Deicide ou Entombed n’ont pas encore sorti leur premier album, Death aligne déjà son troisième effort, commercialisé en mars 1990 pour le compte de la célèbre écurie Combat. Mais, l’avance continuelle du groupe floridien ne s’arrête pas là, puisqu’à l’inverse des groupes nageant encore dans une imagerie morbide, gore ou sataniste, Death aborde déjà divers sujets de société, comme la drogue, l’avortement ou le télé évangélisme états-unien, commandant dès lors une pochette plus sobre au grand Edouard Repka, qui conserve impeccablement une douce cruauté dans sa nouvelle illustration.
Côté musique, Death marque également le pas, adoucissant nettement son style, subissant alors la critique de quelques confrères intolérants, taxant le groupe d’un certain opportunisme. Spiritual Healing garde en effet une approche death métal caractérisque, mais élimine en contrepartie les passages tapageurs, délivrant des morceaux plus aérés, sur un rythme résolument middle tempo, permettant la mise en place de duel de guitares mémorables entre Schuldiner et Murphy, l’une des grande réussite de l’album. En outre, maintenant un chant guttural, Chuck module incroyablement sa voix, désormais beaucoup plus compréhensible et abordable.
Les huit titres de Spiritual Healing dégagent ainsi un équilibre et une atmosphère magnifique, transcendés par l’excellence de ses interprètes. Le couple basse batterie de Butler & Andrews est parfaitement calé, supportant les jeux de guitares fluides de Schuldiner et Murphy, qui rivalisent alors d’ingéniosité pour apporter une couleur, un relief et une épaisseur exceptionnelles à l’ensemble. Ainsi, les classiques s’enchainent, à l’image de Living Monstrosity et ses riffs entrainants, Killing Spree et ses soli hallucinants, Spiritual Healing et son break somptueux, ou encore Within The Mind et son final époustouflant.
Conservant l’agressivité et le son caractéristiques de Death, Spiritual Healing offre en revanche un death limpide et plus posé, d’une musicalité et d'une sobriété remarquables, divinement mis en valeur par la production soignée du grand Scott Burns. En ce début d’année 1990, le groupe floridien survole une fois encore la scène death métal, grâce à son inspiration et sa technique lui permettant de se renouveler sans aucun problème, maintenant immuablement cette longueur d’avance sur ses concurrents, et confirmant dès lors sa suprématie parmi les leaders incontestés du style. Du grand art !
Fabien.
4 commentaires |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Faisant suite au légendaire "Leprosy", "Spiritual Healing", le troisième méfait de Death semble entamer une nouvelle ère dans la carrière du groupe, qui finalement prend le chemin d'un one-man-band. Certes la composition est encore partagée, mais l'on sent une main mise de Chuck sur la direction que prennent les morceaux : c'est plus mélodique, plus travaillé, plus complexe aussi, sans pour autant atteindre le niveau d'Atheist. L'arrivée du guitar-hero James Murphy accentue encore plus ces nouveaux paramètres : son jeu technique et mélodique, bien plus abouti que celui de Rick Rozz, se prête parfaitement aux desseins de Chuck. Les fans restent d'ailleurs un peu sur la touche, boudent Murphy et le considèrent comme un rock n' roll poser.
Les morceaux de Death, malgré une section rythmique plutôt classique (quoique talentueuse), sonnent donc de façon beaucoup moins conventionnelle. Les riffs s'avèrent alambiqués (l'étonnant Altering The Future), les rythmes changent fréquemment (le dantesque Spiritual Healing), les larrons balancent des mélodies doublées recherchées (Within The Mind), et des soli qui plantent l'auditeur devant d'évidents progrès de Chuck et de folles harmonies distillées par un James Murphy très en jambes (le varié Low Life, sur lequel la succession de six soli laisse pantois). Mais que l'on ne s'y trompe pas, c'est bel et bien du bon gros death metal, ça bourre sur tous les morceaux, et en particulier sur un Living Monstrosity d'école, sauvage, destructeur et violemment raffiné... Quant aux bons Defensive Personalities, Genetic Reconstruction et Killing Spree, ils renforcent la cohésion de l'album avec des riffs toujours aussi "schuldineriens" et des structures efficaces.
Nous sommes en train d'assister à la mutation du plus grand groupe de death metal que la Terre ait porté. C'est plus mélodieux, parfois presque harmonieux dans les soli, un poil plus compliqué... et pourtant cela canarde autant. Là se trouve le génie, car il faut parler de génie lorsqu'on invente un style de musique et qu'on participe en tête de ligne à son évolution dans des sphères plus élevées, de Chuck. "Spiritual Healing" est une franche réussite, où les bases du groupe côtoient de nouveaux éléments enrichissants, et qui sacre définitivement Death sur le trône majestueux de la violence maîtrisée, de la musicalité brutale.
1 commentaire |
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| Mini-Chronique |
 20 / 20 |
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On peut dire avec cet album que l'on tient, et c'est peu de le dire, une des pierres angulaires du death metal tel qu'on le connait aujourd'hui...
Après un Leprosy brut de décoffrage, qui à ce jour n'a que peu d'égal, on a avec Spiritual Healing une évolution significative du style death, des morceaux beaucoup plus complexes, plus évolués et l'apparition de cette technique qui ne quittera plus les futurs albums du groupe, certes la présence de James Murphy n'y est pas pour rien, c'est clair...le travail qu'il accomplira sur le Cause of Death d'Obituary ne me fait pas mentir...
Tout pur fan de death metal old school doit avoir cet opus en bonne place dans sa discothèque, un album qui a assis définitivement la grandeur et le génie de Chuck Schuldiner...
Total respect...!
1 commentaire |
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| Mini-Chronique |
 17 / 20 |
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A partir de cette production, on a le line-up classique de Death (avec Chuck, Terry et Bill, pour les connaisseurs !) et un style complètement maîtrisé. Le précédent album « Leprosy » est un peu une sorte d’ébauche de cet album-ci. On y retrouve la même recette mais un tout petit peu moins brutale et surtout plus mélodique, plus agréable à l’oreille. Les morceaux ont toujours une construction assez complexe, alternant des tempos rapides ou plus lents, qui permet des breaks/solos mélodieux et franchement excitants. Les guitares ont toujours le même son caractéristique avec des accords somptueux, la batterie est un peu moins en avant mais assure beaucoup mieux la rythmique et les vocaux sont bien meilleurs que sur le précédent album. La production est meilleure également, isolant bien les différents instruments (dont la basse), permettant une meilleure compréhension des paroles et évitant ainsi une « bouillie sonore ». D’ailleurs, le groupe prends un virage important dans les thèmes abordés, délaissant le côté gore des deux premiers albums pour le côté social et politique qu’il gardera jusqu’à la fin. On y parle déjà de désenchantement, de petitesse de l’Humanité, de faits de société comme l’avortement ou la peine de mort...
C’est personnellement le côté de Death que j’aime, cette implication dans la vie des gens et les coups de gueule contre tous les empêcheurs de penser en rond, quels qu’ils soient, changeant des éternelles notions abordées par les autres groupes death comme la mort, le sang, les tueurs en série...
Encore un album indispensable (oui, je sais... tous les albums de Death sont indispensables... lol) pour tout métalleux avec des morceaux superbes et engagés comme « Altering the future » ou « Living monstrosity ». Que du bonheur...
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| Mini-Chronique |
 17 / 20 |
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3ème album de mon idole M. Shuldiner & co qui est sublime. Spiritual Healing est un must dans la catégorie des dieux du Death-metal. Niveau zik de bons rythmes aux riffs accrocheurs, bien sur qui gratte ? James Murphy (Obituary, Massacre, Benediction)! Cet album est bien structuré et les titres sont clairement diversifiés. Pour moi c'est le meilleur album du groupe .
Cet album est une véritable tuerie! (dans le bon sens du terme!) D'entrée on rentre dans l'ambiance avec les riffs du sublime "living monstrosity".
Tout au long de l'album les solos et les mélodies sont omniprésents et très recherchées. Mention spéciale a "altering the future" et son riff énorme en guise d'introduction
un Evil Chuck en grande forme qui nous délivre un de ses meilleurs albums! chuck nous prouve ici qu'il était et qu'il restera un emblème pour le death metal
R.I.P.
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