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Mais, faute au leadership de Chuck sans cesse croissant, Kam & Rick quittent le groupe, se consacrant peu de temps après à Massacre, le rival de Death. Chuck voyage alors entre la Floride, la Californie et le Canada, à la recherche des bons musiciens, s’associant tour à tour avec Eric Brecht (ex-DRI), Matt Olivo et Scott Carlson (Repulsion), ou encore avec les membres de Slaughter, impressionnant le jeune leader avec le thrash rapide et intraitable de leur démo Surrender Or Die. Chuck trouve enfin son âme soeur en 1986, s’associant en Californie avec le batteur Chris Reifert. Le duo enregistre en mars la redoutable démo Mutilation, qui lui vaut enfin la signature du contrat tant recherché, avec le jeune label Combat, à l’origine de la sortie du culte Seven Churches de Possessed. Rapidement, Le duo s'embarque en Floride pour les sessions de son premier album, mais devant le désastre accompli, retourne finalement en Californie en novembre 1986, pour de nouvelles sessions aux Music Grinder Studios, sous la houlette du fameux Randy Burns (Possessed). Scream Bloody Gore est enfin né, prêt à répandre son death métal en mai de l’année suivante. Impeccablement mis en valeur par la pochette d’Edouard Repka (Megadeth), Death délivre un death gore sans compromis, marquant cette fois une césure nette avec le thrash métal, scène avec laquelle Possessed ne s’est jamais pleinement affranchi. Sur les rythmiques lourdes et tapageuses de Reifert, les riffs de Chuck sont simples, mais suffisamment techniques pour rendre la galette parfaitement crédible. Ses vocaux sont en outre d’un guttural effrayant, lâchant des paroles ouvertement gores, en opposition totale avec les propos sataniques de Venom, Slayer ou Possessed. Si certains titres de Scream Bloody Gore restent basiques, à l’image d’Infernal Death, d’autres sont en revanche plus recherchés, à l’instar de l’intemporel Zombie Ritual ou des incisifs Sacrificial et Baptized In Blood, montrant déjà tout le potentiel de son jeune compositeur, et sa capacité à effectuer des soli aussi tranchants que personnels. Enfin, la production de Randy Burns complète brillamment le tableau, apportant une puissance toute particulière aux guitares, et mixant l’ensemble avec beaucoup de clarté. Alors que Seven Churches impressionne en octobre 1985, posant les bases du death métal, Scream Bloody Gore enfonce littéralement le clou un an et demi plus tard, alourdissement considérablement le style, et le transformant en une machine gore effroyable, servie par le guttural terrifiant de Schuldiner. Grâce au contrat de Combat Records, l’album s’impose en véritable détonateur de cette scène extrême, répandant son death gore aux quatre coins de la planète, et suscitant dès lors un nombre de vocations désormais incalculable. Fabien.
Après un succès underground incontestable, le parachutage de ce "Scream Bloody Gore" déclencha l'hystérie dans les jouvencelles oreilles des amateurs de la NWOBHM. Objectivement, en reniant l'impact incroyable de ce missile dans le monde du metal, "Scream Bloody Gore" est musicalement et textuellement assez limité, même drôle en un sens. Effectivement, que dire devant des refrains aussi poétiques (Mutilation : you must die in pain you must die in pain you must die in paiiiiiin, Mutilation Mutilation Mutilation Mutilation Mutilation mutilatioooon ; Torn To Pieces : tooooorn to pieces tooooorn to pieces tooooorn to pieces tooooorn to pieces ; Evil Dead : eviiiiiiil dead eviiiiiiil dead eviiiiiiil dead eviiiiiil dead ; et j'en passe) et devant une telle ressemblance entre les compos, qui adoptent en vrac structures équivalentes, riffs ultra rapides peu discernables, vocaux dégobillatoires, et soli cacophoniques. Cependant, on sent qu'une marge d'évolution exceptionnelle est camouflée sous quelques riffs costauds à jouer et quelques catching melodies (intro de Evil Dead sur laquelle on remarque une mise en place approximative – que c'est touchant! La fougueuse jeunesse est pressée d'accélérer! - , les étonnants break et solo de Scream Bloody Gore et l'aboutie Zombie Ritual, devenue classique parmi les classiques). Amis mélomanes, un bon conseil : fuyez cet exutoire qui a tout de même le mérite d'exister lorsqu'on veut passer ses nerfs sur autre chose que le chien. Mais "Scream Bloody Gore" est avant tout le début au ras des pâquerettes, à tombeau ouvert, d'une formidable aventure musicale qui se terminera dans de hautes sphères. A découvrir et à suivre, donc.
Tout est énorme : les riffs rapides et destructeurs, la batterie ressemblant à du pilonnage, et surtout une voix grommelée agressive et menaçante, transformant ce thrash metal en quelque chose de plus direct, j’ai nommé le death metal... et put***, c’est bon !! La plupart du temps, les rythmiques sont extrêment rapides et, ô bonheur, d’un seul coup, on a droit à un solo mid-tempo de Chuck, et là franchement, il n’y a plus grand-chose à faire si ce n’est d’écouter « religieusement » le maître. Un merveilleux album que l’on réécoute de temps en temps et qui se bonifie toujours avec le temps. Un sacré choc à l’époque et encore aujourd’hui. Tous les titres sont bons, que ce soit entre autres « Zombie ritual », « Mutilation » ou encore et surtout « Evil dead » avec son intro mélodique somptueuse suivi du cri de C. Schuldiner qui vous explose à la figure sous la forme de deux mots : evil deaaaaddddddddd. Waouhhhh !!
N.B je suis sur que y as quelqu un qui vas dire 19/20 c est trop mais si je pourais bien j lui donnerai 21/20 c est t un groupe mythique dans la scene Death Metal
Premier album tout simplement déja culte pour un groupe tout aussi culte. Un groupe qui sous la direction d'un seul homme a repoussé les frontières de l'extrème et contribué à créer un nouveau style de métal : Le Death Metal. Peut on pour autant dire que Scream Bloody Gore est le premier album de Death Metal? L'album démarre sans fioritures sur un énorme "DIE! DIEEE!!!" hurlé sur un riff lourd qui ne vas pas tarder à s'emballer pour nous en mettre littéralement plein la tête sur une voix gruttural arrachée (chant totalement nouveau à l'époque et qui encore aujourdhui repousse beaucoup de monde). Les bases du Death sont bien là. Les paroles inspirées du folklore des films d'horreurs de série B sont toutes aussi gores et agressives les unes que les autres et étaient les premières du genre à l'époque (On était déja prévenu avec la pochette et le titre de l'album). Les chansons s'enchainent vite et les grands classiques de Death aussi, comme Zombie Ritual ou Denial Of Life. Le format de chaque morceaux est assez classique en ce sens qu'ils sont semblable au shéma d'une chanson Trash basique (En gros: Intro, Couplet, Refrain, Solo, refrain; tout ca à toute vitesse). Pourtant Scream Bloody Gore force les traits du trash, avec déja une grande technicité, en particulier dans les solos (Evil Dead) et une atmosphere au comble du sombre. Tout est à l'extrème, certaine chansons rendraient hystérique avec les cris aigues percants de Chuck (Mutilation). Finalement cette brutalité finis par être presque lassante de par la construction des chansons restant déséspérement linéaire, il n'y a aucun rallentissements, il y a trop peu de touches mélodiques (bien que déja présente). Scream Bloody Gore est un album violent, très influencé par le trash mais qui a su s'affranchir grace à une originalité qui restait à affirmer. Il n'en reste pas moins un album complètement culte et probablement l'un des meilleurs de la fin des années 80 et du Death Métal old School.
Bon déjà, quand on écoute ce disque, on a vraiment l'impression d'être invité, à l'image de la pochette séduisante, à une orgie entre zombies... La prod est sale. On a affaire à un mur du son, le tout étant très compact. La basse est très présente, la batterie est plutôt lourde avec des bons passages death : rythmique en béton donc. Du coté des guitares, c'est très tranchant, elles sont affûtées comme des scies électriques. Le chant de Chuck est excellent, il colle parfaitement à la musique. Il ne cherche pas à en rajouter, il chante avec ses tripes, et ça s'entend . Coté compo, Scream Bloody Gore me rappelle, dans un genre différent, Kill 'Em All... Les riffs se succèdent à un rythme effréné, dans une ambiance assez garage. Mais au contraire du disque des Horsemen, j'ai plus de mal à les retenir. Ce qui fait que dans ce marasme sonore, peu de titres sortent du lot.. Ya bien "Zombie Ritual", le classique du disque, puis les très bons "Infernal Death", "Torn To Pieces ou "Evil Dead" qui m'accrochent plus que les autres... Le reste est tout de même bon, car y'a toujours un riff qui fait redresser la tête... Les solos, plutôt dépouillés, permettent d'aérer un poil les morceaux. Les seuls moments où on peut entendre un semblant de mélodie, mais extrêmement violente qui agresse l'oreille (dans le bon sens du terme^^). Les bonus sont plutôt pas mal. "Beyond The Unholy Grave" et "Land Of No Return" restent dans le même style que le disque, je les trouve même plus intéressant que certains titres de l'original. Les deux titres live, ben c'est des live, le son est dantesque, et ils sont là aussi mieux que des titres de ce Scream Bloody Gore, leur place sur Leprosy sera totalement justifié. 13/20 je sais, c'est sévère, car ce disque possède vraiment des riffs dantesques, mais la suite sera bien meilleure. Toutefois un disque indispensable pour les fans de death metal.
Certes, la production est mauvaise, le son est mauvais, les morceaux sonnent parfois très approximatifs, mais s'il n'avait pas existé, ce forum ne serait pas là pour parler de métal extrême, ou du moins il se serait arrêté à Slayer. Alors rendons juste à Chuck ce qui est à Chuck...
Il faut dire aussi que c'est le premier album de Death, on les pardonne, les premiers albums de chaque groupe manquent parfois de qualité au niveau de la production et du son. Rien à voir avec les morceaux qui sont tous exellent, travaillés, basiques, simples parfois (et c'est par moment très agréable d'avoir des titres simples comme "regurgitated guts" "Infernal Death"), avec des solos clair qui annoncent les futurs produits de Chuck, des intros sublimes ("zombi ritual" "evil dead"), et surtout des morceaux qui ne prennent pas une ride bien que nous sentons une différence notable avec l'album "sound of perseverance" sorti 11 ans plus tard. Un album considéré par beaucoup comme le pionnier du genre, pourquoi pas? Mes titres préférés? tous incontestablement. Dommage que notre ami Chuck soit parti trop vite, çà par contre, c'est un ZERO pointé.
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