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Rompant avec son habitude de composer seul, le jeune leader signe alors cinq nouveaux titres avec Rick, ainsi que deux en solitaire, tandis que son acolyte apporte un tout dernier morceau. Fin prêt, le quatuor rejoint les Morrisound Studios en été 1988, sous la houlette de Dan Johnson, assisté du jeune Scott Burns, pour les sessions de son second album. Leprosy sort ainsi en novembre de la même année (en même temps que Blood Fire Death de Bathory), brillamment illustré par le maître Ed Repka, qui signe l’un de ses travaux les plus remarquables. En outre, le disque est impeccablement couvert par Combat Records, dont le passage sous la coupe de Relativity permet une distribution mondiale, notamment en Europe grâce au renouvellement précieux de l’association avec Under One Flag. Les moyens mis en oeuvre valent largement la chandelle, Leprosy surpasse en effet son aîné en terme de puissance et de maturité, affichant des titres désormais plus longs et plus travaillés. L’album subjugue dès son premier titre, l’intemporel Leprosy, servi par les rythmiques de Bill, d’une lourdeur encore inédite, et par les lignes de basse fouillées de Chuck (en lieu et place de Terry), servant de véritable moteur à des rafales de riffs imparables. Le guttural effroyable de Chuck, encore plus imposant qu’auparavant, ainsi que les duels de soli entre Chuck et Rizz, aux jeux très différents, épaississent alors considérablement les compositions, décuplant littéralement leur puissance. Ainsi, depuis les riffs redoutables de Pull the Plug & Choke On It, jusqu’aux tempos percutants de Born Dead & Forgotten Past, en passant par les soli somptueux de Left to Die et les rythmiques écrasantes d’Open Casket, Leprosy impressionne autant par sa brutalité pure et son côté gore, que par sa finesse et son étonnante variété. La production de Dan Johnson enfonce alors le clou, offrant une profondeur et une clarté incroyables pour l’époque. Rien ne vient décidément tenir ce joyau, exception faite de Primitive Ways, la seule composition 100% Rozz, certes quelques peu en retrait. Plus mature et plus massif que son prédécesseur, culte à en mourir, Leprosy rencontre un succès retentissant, apportant au death métal toutes ses lettres de noblesse. Il confirme ainsi la force et l’avenir de ce style désormais incontournable, offrant une véritable alternative au thrash Bay Area maintes fois rabâché à cette époque. Grâce aux étonnants moyens déployés par son label, bénéficiant alors d’interview et de chroniques sur les grands magazines métal du moment, ainsi que d’une insertion remarquée sur la terrible compilation Speed Kills Vol.IV d’Under One Flag, aux côtés d’Exodus, Nuclear Assault, Possessed, Forbidden, Dark Angel ou Bathory, Death connaît dès lors une consécration planétaire, parfaitement justifiée. Fabien.
Voilà, si vous aimez ces dieux du death metal, vous avez sans doute déjà cet album et si vous ne l’avez pas, et bien achetez-le mais ne jugez-pas l’entière discographie du groupe sur ce seul cd parce qu’il est relativement à part. « Forgotten past » et « Leprosy » sont des morceaux excellents et très écoutables.
La marge d'évolution pressentie sur le premier album se dévoile encore un peu plus, avec des passages entiers de guitares mélodiques scotchantes, quelques riffs asymétriques, des structures beaucoup plus évoluées et surtout des textes moins puérils (les désormais classiques Left To Die et Pull the Plug, les breaks réussis de Forgotten Past et de Open Casket...). Et pourtant, l'ensemble s'avère tout aussi brutal, hargneux, haineux et rapide, parsemé de soli bordéliques, si bien que l'avancée de maturité ne sera perçue que par le deatheux à l'oreille aiguisée. Les deux derniers titres auraient certes pu gagner en originalité, mais la délectation sanguinolente des six premières plages justifie amplement l'achat de l'album, que l'on conseillera principalement aux fans de death metal établis. "Leprosy" est considéré par les amateurs du genre comme le premier grand chef d'œuvre death et restera une des références en la matière pour les années 80. Son extrême brutalité, rafraîchie de temps à autre par des pirouettes instrumentales de toute beauté est devenue légendaire, tout comme ce groupe de Floride en pleine ascension. La musique de ces quatre dérangés commence à devenir réellement intéressante…
N.B:Putain avec des album comme ca je suis vraiment dégoûté de Chuck soit mort RIP.
Paf justement le sujet que j'ai bossé toute la soirée, je vais pouvoir en tartiner... Intro : "the record isn't terribly different from its predecessor", a écrit un site de critiques musicales que je ne citerai pas (ça commence par Allmusic, ça finit par Guide....). Tout le monde l'a compris je pense, ça veut dire en gros, zéro évolution par rapport à Scream Bloody Gore (SBG dans la suite du devoir). Je vais m'attacher à démontrer le contraire et vouloir expliquer pourquoi Leprosy est une pièce angulaire du Death Metal. En quoi Leprosy est-il une tuerie ? (facile la problématique :D ) Dans une première partie, je veux montrer la qualité instrumentale du disque; dans une seconde partie, il sera question de l’évolution de la composition. Première chose, la prod, plus claire que SBG. Notamment la batterie et sa caisse claire, pour le moins... claire. Néanmoins pas de blast, c'est plutôt un rythme mid-tempo assez lourd et décalé par rapport au battement d'un métronome. Aidée par la basse, elle n’oublie pas de modifier son jeu ; lorsque que déboulent les roulements, ou la grosse caisse, ça tabasse sévère (cf. Forgotten Past, sur le solo, ça déboule sans prévenir). Les guitares sont toujours très « scies électriques ». Chuck fait déjà des progrès au chant par rapport à SBG, sa voix est très caverneuse. Autre changement, les soli, typiquement dans l’ambiance du disque, sont agressifs, mais aussi parfois mélodiques, comme dans Left To Die. Mais le changement le plus important est au niveau de la composition. En effet, les morceaux de SBG se ressemblaient un peu trop à mon goût. Celles de Leprosy sont beaucoup plus variées, grâce à de nombreux changements de rythme, des breaks de fou et des refrains en forme d'hymne. Comme celui par exemple Pull the Plug. Par ailleurs, Open Casket est pour moi une apologie parfaite du Death Metal. Ici, ça pue la mort. Le titre éponyme, par exemple, long de 6:19, est complexe, tout en gardant un esprit proche du premier album, apocalyptique, cherchant la mort, dégoulinant de sang. Je dirai même (soyons fou quoi…) qu'il est encore plus sombre et suffoquant que SBG. Ainsi, Leprosy se démarque de son prédécesseur. Là où SBG n’était qu’une première approche d’un genre nouveau, Leprosy se montre plus sûr de lui, car Chuck Schuldiner tente plus de choses. Il réalise là sa première véritable tuerie, et une pièce importante du Death Metal, style qu’il affinera encore et encore par la suite… Bon voilà, devoir terminé, posez les stylos. J’espère qu’il n’y aura pas de hors sujet. Je mets 16/20 au disque, je ne trouve pas de vrai défaut, mais Leprosy aura des successeurs encore plus poussés et travaillés. Et pour ma vraie compo d’histoire de cette année, je signe tout de suite pour la même note !!!
Chuck nous pond un an plus tard un second album avec le non moins talentueux rick rozz (qu'il ne gardera pas d'ailleurs, dommage !!!) Cet album est bien meilleur au niveau son, production oblige, si "Scream Bloody Gore" avait ce son… Aucun morceau n'est à jeter ou ignorer, la rapidité d'exécution est limpide, audible et non "fouillie". La mélodie n'est pas en reste malgré les dires des non- initiés. Il est dans la continuité de "scream…" avec plus de maturité. Un album excellent, essentiel, tant par sa mélodie, sa construction avant-gardiste pour l'époque (il ne prend pas une ride, malgré ses vingt ans) ! A écouter encore et encore, pour tout fan de death métal : il est incoutournable. Celui qui ne connait pas Death et Leprosy ne connait pas le death métal !!!
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