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| 30 Juin 1993 - Relativity Records / Roadrunner Records |

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1. Overactive Imagination
2. In Human Form
3. Jealousy
4. Trapped In A Corner
5. Nothing Is Everything
6. Mentally Blind
7. Individual Thought Patterns
8. Destiny
9. Out Of Touch
10. The Philosopher |
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| Chronique |
 17 / 20 |
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Chuck Schuldiner poursuit l'évolution de son groupe Death. Il affirme son caractère tyrannique en évinçant Paul Masvidal et Sean Reinert, pourtant excellents, afin de donner à ce nouvel opus une couleur légèrement différente de celle de "Human". En effet, les soli sont parfois teintés de heavy metal avec le maître-artificier de King Diamond, Andy LaRocque, et la rythmique se veut plus compressive, faute à Gene Hoglan, ex-Dark Angel, Strapping Young Lad. De plus, musicalement, les nouveaux éléments entrevus sur "Human" sont poussés ici à leur paroxysme. Largement plus technique dans les structures, soli plus accessibles (à l'écoute, bien entendu, pas à l'exécution!), quelques riffs étonnants de mélodie, et d'autres très alambiqués... néanmoins, la musique de Death est toujours aussi brutale ; ni calculateur ni démagogue, le groupe évolue intelligemment mais ne risque pas de faire danser vos voisins.
Pour rentrer dans les détails, "Individual..." débute avec quatre des meilleurs morceaux death qu'il m'a été donné d'écouter : Overactive Imagination et ses soli ultra-mélodiques casés dans un break magistralement géré (transitions qui tuent, vagues rythmiques dantesques...), entre des couplets où violence et complexité cohabitent pour le plus grand plaisir des oreilles ; In Human Form délicieusement syncopée ; Jealousy et son entame de pure folie neuronique, suivie par une monstrueuse accélération en deux temps où les guitares puis la batterie sont à l'honneur, sans oublier des soli particulièrement réussis ; enfin Trapped In A Corner qui progresse petit à petit vers un break dont les soli risquent d'en laisser plus d'un sur le carreau. A la limite, l'achat de l'opus serait très amplement justifié, même si les six autres compositions étaient pourries... seulement voilà, ce n'est pas le cas! Elles sont un ton en dessous, mais de qualité fort honorable : le surprenant refrain de Mentally Blind, Individual Thought Patterns alternant headbanging et riffs à tiroirs, l'excellent break de Destiny... de plus, The Philosopher et Out Of Touch sont très loin de faire pâle figure dans un tel décor.
"Individual Thought Patterns" est comme une pièce supplémentaire apportée à un monstrueux édifice, biscornu, agressif, complexe, imaginé par un architecte fou, Chuck Schuldiner, qui fait du death metal sa chose, son jouet. On blêmit devant cette maîtrise instrumentale divine, tant d'idées novatrices, que seul Cynic arrivera à dépasser. Death a perdu quelques inconditionnels de brutalité scream bloody gorienne, mais gagne ici définitivement le respect des amateurs de grande musique.
2 commentaires |
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| Chronique |
 19 / 20 |
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S’attaquer à une chronique de Death, c’est aussi impressionnant que de restaurer une œuvre d’art. En voulant révéler au plus grand nombre ses qualités on a peur de l’abîmer, en commettant des maladresses, en ne sachant pas précisément ce qu’il faut faire.
Et pourtant, malgré l’importance du mythe, j’ai décidé de le chroniquer, en prenant le risque que ça soit mauvais, que mes lignes ne puissent pas arriver à la hauteur de la légende qui auréole ce groupe. Je vais donc livrer ici mes impressions sur ce Individual Thought Patterns.
Si je ne devais conserver qu’un souvenir, un ressenti, de cet album connu en pleine jeunesse, ce serait celui de la basse « fretless » de Digiorgio étonnamment présente dans la plupart des compositions, ce son presque plaintif si particulier qui rythme d’une manière très personnelle les compositions, leur donnant une touche très atypique. Au-delà de ce souvenir un peu simpliste peut-être, cet opus réserve d’autres agréments et surprises de taille.
Les talents incomparables des musiciens ne sont plus à vanter, je vous épargnerais donc les longues listes de qualificatifs élogieux en soulignant « simplement » qu’ils nous offrent un sans-faute quant à l’exécution. La technique est complexe et maitrisée, le style « Death » est toujours reconnaissable entre cent, mais pourtant, d’un morceau à l’autre, je trouve qu’il n’y a pas de redondance ennuyeuse. Ils savent se renouveler sans se transformer à chaque chanson, offrant un plaisir d’écoute toujours similaire.
Je trouve que leur inventivité est à son paroxysme sur une piste comme « The Philosopher ». Déjà, en se penchant un peu sur les paroles, cette chanson est un pamphlet contre les maîtres à penser en général, que Schuldiner vilipende à coup de « You know so much about nothing at all ! » rageurs. Musicalement, une fois de plus, Death ne cède pas à la facilité. Mais loin de nous imposer de longs solos de virtuoses dont le seul but est de montrer l’étendue de leur talent, ils orchestrent leur composition de manière magistrale et équilibrée : chaque instrument à son heure de gloire et la chanson n’est toute en changement de rythmes, lui donnant un dynamisme éclatant. Ma chanson préférée.
Cela dit, les autres morceaux ne sont pas en reste. Le premier par exemple, "Overactive Imagination", avec ses riffs accrocheurs qui démarrent en trombe avant de s’accorder une légère pause et de repartir plus furieusement encore.
Également le presque « divin » Destiny, qui commence comme une ballade, avant de nous offrir un death presque aux rythmiques heavy par moment, ou encore le morceau éponyme, percutant et sans concession, qui nous laisse presque étourdis devant la grande qualité et l’originalité de la composition.
La réussite de cette album est en fait presque logique, lorsque l’on s’intéresse un peu au line-up : Schuldiner, Andy LaRocque , Steve DiGiorgio , Gene Hoglan. Je crois que Schuldiner n’a jamais été si bien entouré…
Schuldiner est entré dans la légende en étant l’un des pionniers du genre, mais également du fait de son caractère et de sa mort précoce. Son talent a fait le reste. Cet album, fait de passions et de rancœurs vociférées au fil des chansons, le confirme.
Savant mélange entre mélodie, puissance et agressivité, "Individual Thought Patterns" nous offre un CD majeur du genre. Un classique incontournable.
2 commentaires |
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| Mini-Chronique |
 19 / 20 |
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Cinquième album pour Chuck déjà, pour cette année 1993.
Après un "Human" très réussi qui fera monter la popularité d'un cran avec le titre "lack of comprehension" et l'instrumental "cosmic sea", le groupe nous pond (enfin, les nouveaux membres !!!) "individual..."
Beaucoup plus long (ce qui avait manqué à "Human"), avec une progression au niveau composition : plus technique, plus approfondie, et où tous les instruments (basse et batterie notamment) sont mis en valeur.
L'évolution est notoire, ce qui fera passer cet album à l'époque... inaperçu !!! Peut-être trop complexe ?
Et pourtant à force d'écoutes et donc d'attentions, pour ceux qui savent capter cette musique si particulière, cet album est un bijou où chaque instrument s'exprime pleinement avec une dextérité impressionnante.
A écouter (et non à entendre), bien assis sur son fauteuil avec une chimay ou une guillotine aux choix !!!
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| Mini-Chronique |
 18 / 20 |
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Death, non content d'avoir creer le death metal nous prouve encore une foie avec cet album qu'il reste maitre de son stytle et signe ici un exemple parfait de melange entre technicité et brutalité.
des la premiere note on reconait que le style de Shuldiner est bien présent mais avec une technique vraiment impressionante, encore plus poussé que sur les précédents album. les riffs sont exellents, les solos sont magnifique, la basse de digiordo (une fret-less) accompagne a merveille les morceaux et la batterie de maitre hoglan est comme toujours hyper speed et technique.
Death, grace a ce Individual Through Pattern nous montre que le death n'est pas mort et peut encore etre renouvelé.Toute les compos du début a la derniere note sont exemplaires ce qui en fait vraiment un album culte! a posseder pour tout fan de Death ou pour toute personne en ayant marre de tout les groupes de death-metal sans originalité.
R.I.P. Chuck
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