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| 22 Octobre 1991 - Relativity Records / Roadrunner Records |

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1. Flattening Of Emotions
2. Suicide Machine
3. Together As One
4. Secret Face
5. Lack Of Comprehension
6. See Through Dreams
7. Cosmic Sea
8. Vacant Planets
9. God Of Thunder (Kiss cover) Import japan Bonus Track.
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| Chronique |
 18 / 20 |
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En 1990, la sortie de Spiritual Healing est rapidement suivie de désordres au sein de Death, dû au caractère entier de Chuck Schuldiner. James Murphy est le premier à partir, remplacé par Walter Trachsler sur la tournée nord américaine. Jugeant ensuite les conditions du tour européen insuffisantes, Chuck refuse la traversée, laissant ses collègues dans l’embarras, qui recrutent en urgence Louie Carrisalez pour les concerts sur le vieux continent. De retour en Floride, l’équipe explose fatalement, Bill Andrews & Terry Butler rejoignant Rick Rozz & Kam Lee du groupe rival Massacre, laissant Chuck seul à ses méditations.
Le jeune leader ne tarde pas à remettre un line up sur pied, que d’aucuns considèrent comme le plus prestigieux de la carrière de Death, alignant le batteur Sean Reinert et le guitariste Paul Masvidal de Cynic, ainsi que le bassiste Steve Digiorgio de Sadus. Chuck retrouve alors Scott Burns aux Morrisound Studios, pour les sessions de Human, son quatrième effort. L’album sort en octobre 1991 chez Relativity / Roadrunner, succédant de peu au From Beyond de Massacre, avec lequel Death est désormais rentré dans une féroce compétition.
Présentant son logo épuré et une illustration de René Miville qui s’oppose aux traditionnels dessins d’Edouard Repka, Death entre dans une nouvelle ère, confirmant son détachement au death gore de ses débuts, déjà amorcé sur Spiritual Healing. Les paroles de Chuck sont encore plus intimes, abordant des sujets délicats comme le divorce sur Lack Of Comprehension. Musicalement, Human marque par ailleurs une césure nette avec la première trilogie de Chuck, distillant désormais un death complexe et progressif.
La perfection technique du couple basse batterie de Reinert & Digiorgio (parmi les meilleurs musiciens de la scène extrême du moment), permet en outre la mise en place d’une rythmique architecturée, servant de véritable tremplin aux riffs nuancés de l’excellent tandem Masvidal / Schuldiner, et à ses soli éclatants, à l’instar des duels de Flattening Of Emotions & Vacant Planets. Chaque titre possède ainsi sa propre coloration, depuis l’agressivité de Together As One, jusqu’à la finesse de Secret Faces et Suicide Machine, en passant par l’apaisement instrumental de Cosmic Sea, apportant à lui seul une lumière formidable.
En cette année 1991, tandis que ses anciens acolytes assurent un death direct et sans fioriture au sein de Massacre, Chuck sort quant à lui son album le plus complexe et parmi les plus raffinés à ce jour. A l’instar de Morbid Angel, Carcass, Atheist ou Pestilence, Death possède en effet une pureté, une justesse, une technique et une vision incroyables, lui permettant de repousser sans cesse les limites du genre, et de conserver ainsi sa place parmi les formations deathmetal les plus influentes et les plus respectées.
Fabien.
6 commentaires |
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| Chronique |
 17 / 20 |
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Après de douteuses rumeurs de séparation, Death, enfin Chuck, nous revient en compagnie du line-up death absolu. Visez plutôt : le tout jeune batteur de Cynic, Sean Reinert, déjà monstrueusement puissant, le guitariste formateur du même Cynic, Paul Masvidal, au feeling jazzy et ambigu, et l'ex-bassiste de Sadus, Steve DiGiorgio, toujours avide de prouesses rythmiques. Le décor est posé, passons aux choses sérieuses.
Dès le début, le ton est donné : double grosse caisse rapide et syncopée, riffs en dents de scie (Flattening Of Emotions), le coup de masse d'armes est imparable mais semble plus complexe et moins mélodique que sur le prédécesseur "Spiritual Healing". Le death metal de Chuck se montre donc résolument plus fouillé, parsemé de nombreux ponts à tiroirs (Suicide Machine), de breaks à chausse-trappes (Together As One), de soli magnifiquement tournés (Secret Face), et bien sûr de rythmes apocalyptiques (surtout sur le break de Lack Of Comprehension). Les refrains sont coulés dans le ciment prise rapide, la corde de mi transpire, mais l'ami Chucky a encore élargi son champ musical en incorporant des mélodies dont l'originalité n'ont d'égale que leur génie (Cosmic Sea). Pas grand chose à dire, il n'y a qu'à écouter et crever... de jalousie devant telle démonstration d'aptitudes de composition et d'exécution.
N'épiloguons pas inutilement, cet opus, référence ultime de death metal première période ('85/'90), est un véritable festival d'agressivité, mêlant puissance et subtilité. L'auditeur, assiégé, saute sur les mines habilement disposées par Schuldiner et ses compères, les unes après les autres…les jambes, puis les bras, les tripes et enfin la tête (du moins ce qu'il en reste). "Human", une fois inséré dans le lecteur, vous condamne à être ramassé à la petite cuillère ! Morbid Angel meilleur groupe de death metal ? Bof.
4 commentaires |
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| Mini-Chronique |
 20 / 20 |
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S'il ne doit en rester qu'un, c'est probablement celui la. Human est en effet considéré par les connaisseurs comme THE disque de death, ce qui n’est d’ailleurs pas faux.
Mais revenons en 1991 Chuck , sur-motivé et remonté, décide de recruter les meilleurs musiciens qui soit et monte un line - up colossal : Paul Masvidal et Sean Reinert(Cynic) et De Steve DiGiorgio (Sadus). Entouré de ces pointures, l’un des guitaristes les plus influent du death metal prend des risques, et s’aventure sur un terrain plus mélodique et progressif que naguère. Human est en effet beaucoup plus musical que ces prédécesseurs et marque un tournant dans la carrière du groupe( Il reste cependant très agressif et speed) Malgré un enregistrement de moyenne qualité ,cet album hors norme réussit à être parfaitement abouti : Digiorgio est loin , très loin… mais le fracassant jeu de Reinert, aussi expert à la double que dans son travail jazzy sur les cymbales, les superbes performances lead de Chuck, ses textes personnels crachés comme du venin ; ce tout arrive à faire oublier la qualité du son.
On se délecte donc de ce death cru, mais complexe et recherché. « Lack Of Comprehension » est tout simplement le meilleur morceau de death jamais enregistré (Quel Solo !), au même titre que See Thought Dream , le refrain de Suicide Machine ou l’instrumental expérimental sombre « Cosmic Sea » un morceau à donner la chair de poule.
Seul malaise : les huit titres ne durent que 34 minutes…
En Résume :
Le Reign in Blood Du death.
R.I.P Chuck
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| Mini-Chronique |
 20 / 20 |
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Après trois albums privilégiant l'aspect brut du death à sa technicité, Chuck réalise là le parfait compromis entre les deux parties de sa discographie, et accessoirement sa plus grande pièce.
Toujours habitué à s'entourer de musiciens plus talentueux les uns que les autres (on notera entre autre le grand James Murphy, ou encore Gene Hoglan, Richard Christy...), ici le chanteur dispose sous la main du bass hero Steve DiGiorgio (ex-Sadus, futur mercenaire apparaissant dans tout et n'importe quel projet où son jeu mérite d'être développé (Testament, Iced Earth, Vintersorg récemment...)), ainsi que deux ex-Cynic (groupe de techno-death ultra barré), Paul Masvidal et Sean Reinert, respectivement à la guitare et à la batterie. Avec cette section rythmique frôlant la perfection, tous les délires sont permis. Ainsi, la technique extrême des musiciens englobe avec bonheur une chaleur dans la composition qui se fait sentir à chaque morceau, donnant naissance à des hymnes tels Flattening of Emotions, Suicide Machine, Lack of Comprehension, repris en chœur dans tous leurs concerts par les fans. Cette symbiose unique entre technicité, mélodie et puissance, font de ce disque le sommet artistique du groupe Death, et par là même l'une des plus grandes œuvres du death metal. A genoux devant Dieu...
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