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Après plusieurs démos, Darkthrone conclut un deal avec Peaceville, alors réputé pour ses récentes signatures d’Autopsy et Paradise Lost. Le groupe rejoint ainsi l’inévitable Tomas Skogskerg, pour les sessions de Soulside Journey fin 1990, commercialisé en tout début d’année suivante. A l’époque, hormis le LP Hallucinating Anxiety de Cadaver, la Norvège ne s’est encore guère illustrée au sein de la scène death scandinave, encore largement dominée par la Suède, à l’instar d’Entombed & Carnage, ses deux leaders du moment. Avec ses guitares co-enregistrées par Uffe Cederlung (Entombed), Soulside Journey ne surprend pas au premier abord, bénéficiant du même son glacial à l’origine du succès de Left Hand Path & Dark Recollections (Entombed, Carnage). Sur les rythmiques complexes de Gylve (alias Hank Amarillo) et de Dag, les riffs de Ted & Ivar sont lourds et tranchants, délivrant un death technique et profond, à l’image des excellents Cromlech et Grave With A View, ou encore des formidables instrumentaux Accumulation et Eon, sur lesquels Darkthrone démontre toute l’étendue de son talent. Pourtant, au-delà d’un deathmetal en apparence conventionnel, Soulside Journey dégage une atmosphère incroyablement sombre, encore inédite à l’époque. Son climat est terriblement pesant, renforcé par le guttural profond de Ted Skjellum, et par quelques touches de claviers parcimonieuses, comme sur le fabuleux Neptune Towers, renforçant cette ambiance sombre & envoûtante, et apportant également une grande mélancolie. Considéré par beaucoup comme l’oeuvre pionnière du dark death, Soulside Journey impose effectivement l'alliance entre la lourdeur & la brutalité du death, avec des ambiances sombres et mélancoliques. Darkthrone marque dès lors tous les esprits en cette année 1991, hissant l’album parmi les pièces essentielles des débuts du deathmetal scandinave, mais laissant parallèlement pressentir le changement rapide d’orientation de Gylve, Ivar et Ted, vers des sphères black pures et sans compromis, sous les nouveaux pseudonymes de Fenriz, Zephyrous et Nocturno Culto. Fabien.
NB : Pour les rééditions des 4 premiers albums de Darkthrone, le son est remasterisé et en outre, Peaceville a inclus une phase multimédia contenant une interview des membres du combo. Les amateurs jugeront de l'utilité de l'achat eux-mêmes.
Pour l’histoire, en 1991 c’est le début de la nouvelle vague black métal lancée par Mayhem et l'emblématique Euronymous. Enfin bon Darkthrone, à l’époque de l’enregistrement de cet album n’avait rien à voir avec la scène black métal naissante. Bon intéressons-nous à la musique, qui comme je l’ai dit est du death metal à 100%. Un death metal dans la lignée de la scène suédoise de l’époque (Unleashed, Entombed…). Tout y est, rythmique, chant rauque, chorus de guitare, un son bien propret et j’en passe. Le cd comporte 11 titres aux riffs passablement variés et sympas, simples mais sympas, du death quoi. Environ 45 minutes de bonne musique, de très bonne musique. Je vous assure que niveau death metal, j’ai entendu pire. Voilà, difficile d’en dire plus sur Soulside Journey, Un bon moment à passer mais c’est de loin pas l’album de Darkthrone dont on se rappelle longtemps après. Un album conseillé aux fans du groupe et aux amateurs de Death metal nordique. PaganWinter 16/20
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