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| CD paru en1996 - No Fashion Records |

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1. The Dark Age Has Arrived / Intro
2. The Secrets Of The Black Arts
3. My Dark Desires
4. The Dawn No More Rises
5. When Angels Forever Die
6. The Fire Eternal
7. Satan's Mayhem
8. Shadows Over Transylvania
9. Bloodfrozen
10. Satanic Blood (Von Cover)
11. Dark Are The Paths To Eternity (A Summoning Nocturnal)
BONUS CD (REMASTERED EDITION 2007)
1. Shadows Over Transylvania
2. The Dawn No More Rises
3. The Secrets Of The Black Arts
4. Satans Mayhem
5. Bloodfrozen
6. My Dark Desires
7. Dark Are The Path To Eternity (A Summoning Nocturnal)
8. The Fire Eternal |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Marduk ayant mis la scène Black Metal suédoise en lumière grâce au fabuleux Opus Nocturne, la brèche est ouverte et Dark Funeral est une des premières formations à s’y engouffrer. C’est le label national No Fashion Records (ayant notamment lancé la carrière de Marduk et Unanimated) qui va donner sa chance à Lord Ahriman et ses sbires et leur permettre d’enregistrer leur premier Full-Lenght intitulé fort justement The Secrets Of The Black Arts (1996). Dark Funeral investit donc l’Unisound Studio de Dan Swanö au tout début 1995, mais le rendu n’étant pas concluant, le quatuor décide de changer de crémerie et repart à zéro dans le Abyss Studio du déjà indispensable Peter Tägtgren. A l’écoute du résultat final on ne peut qu’approuver la décision du groupe...
Le leader d’Hypocrisy a concocté au combo un son aux antipodes de la scène norvégienne : les guitares sont terriblement agressives mais sonnent de façon bien plus claires que chez Darkthrone et Gorgoroth, il en est de même pour la batterie de Equimanthorn qui délivre une salve de blast-beat impressionnante dès le départ de la chanson titre. Si la basse de Themgoroth n’est pas forcément très présente dans le mixe (mais est-ce bien important dans le Black ?), son chant torturé et puissant est un atout de poids pour soutenir l’impitoyable mur de guitares de Lord Ahriman et Blackmoon.
Mesdames messieurs, attachez vos ceintures nous assistons ni plus ni moins à la naissance du Black brutal à la suédoise. La recette n’est somme toute pas très compliquée : un ingénieur du son talentueux et sur la même longueur d’ondes que ses employeurs, quelques riffs qui tuent majoritairement constitués de linéaires implacables éventuellement joués à la tierce et de rythmiques simples et efficaces, un chanteur infatigable et belliqueux, un batteur atteignant des vitesses jusqu’ici inédites dans le Black Metal et le tour est joué.
Pour une coloration encore plus sombre, Dark Funeral s’est adjoint les services de Necrolord, passé à la postérité grâce à son monumental travail sur In the Nightside Eclipse d’Emperor, cette fois encore l’artwork est remarquable et cette congrégation rassemblée dans des ruines couleur bleu nuit est une belle façon de se mettre en appétit avant l’écoute du disque, qui est il faut le dire une succession de tueries. Les déflagrations de When Angels Forever Die, ses breaks abrupts suivis d’accélérations vertigineuses de Equimanthorn tiennent inéluctablement l’auditeur en haleine. De plus la noirceur de l’état d’esprit et des textes (même si au premier abord ils pourraient paraître naïfs) contribue à maintenir une atmosphère occulte tout au long du disque. Jamais Black Metal n’avait sonné si rapide, si brutal, si intense, à l’image du dévastateur Satan’s Mayhem où l’endurance exceptionnelle du batteur fait merveille, un titre impitoyable ne laissant aucun répit. Ce premier album des suédois est homogène du début jusqu’à la fin, parachevant le tout avec un Dark Are the Paths to Eternity prenant aux guitares hypnotiques.
On signalera que malgré la violence déployée sur cette galette, certains titres varient aussi les plaisirs en lâchant parfois le mode 200 km/h pour se recentrer sur le travail des guitares (Shadows Over Transylvania notamment), évitant l’écueil grossier de l’album répétitif. De plus la durée des morceaux est cantonnée dans les 3 – 4 minutes, empêchant l’auditeur de rentrer dans une certaine routine à l’écoute de The Secrets Of The Black Arts, même s’il faut bien reconnaître qu’on est souvent sur les mêmes tempos, ce qui constitue le seul éventuel reproche à faire à cet opus.
S’affirmant d’entrée comme un leader, Dark Funeral en remontre à Marduk niveau violence, ces derniers suivront d’ailleurs le même chemin du Abyss Studio cette même année 1996 pour enregistrer le féroce Heaven Shall Burn… en cette période d’explosion du Black suédois (Setherial, Marduk, Dark Funeral, Sacramentum).
Même si Dark Funeral est parfois décrié pour sa brutalité soit disant stérile et un son trop propre (mouais, je serais curieux d’entendre de tels blast-beat avec un son à la Beherit…), The Secret of the Black Arts est et restera l’un des albums phares du style, ayant grandement contribué à façonner le Black Metal à la suédoise, un intemporel à posséder assurément.
BG
4 commentaires |
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| Mini-Chronique |
 16 / 20 |
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Deuxième représentant très connu du black brutal suédois avec Marduk, Dark Funeral.nous pond un premier véritable album ultra- puissant et très violent. Leur style est direct et ne prend vraiment pas de pincettes pour épargner nos oreilles avides de bon black. On a toutes les bases de leur musique : des riffs de guitares assassins et assez peu techniques, une batterie qui en prend plein la grosse caisse à coup de beats déchaînés et une voix très reconnaissable, cruelle et déchirée. La production est relativement bonne et met bien en avant la guitare et la basse. Le seul petit reproche (que l'on peut appliquer d'ailleurs à tous les albums), ce sont les paroles un peu indigentes faites avec un dictionnaire de rimes et rabachant tout le temps les mêmes clichés black. Malgré cela (après tout, on peut ignorer les paroles, il suffit de ne pas lire le livret... puisqu'on ne les comprend pas toutes vraiment distinctement...), ce sont des compos de qualité et le premier gros succès "commercial" de ce groupe, après une démo très prometteuse (dont certains morceaux sont repris ici). Si vous êtes fan de bourrinage intelligent (non, non, ça n'est pas antinomique...!), récupérez cet album qui en vaut vraiment la peine.
Les morceaux "The secret of the black arts" et "bloodfrozen" sont glaciaux et vraiment excellents.
1 commentaire |
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