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| CD paru en2001 - Red Stream |

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1. The Arcanum of the Cursed
2. Pilgrim of the Nightly Spheres
3. Twilight
4. Apocalypse Immortality Profound (Trilogy):
5. Dreaming.... (Chapter I)
6. Throne of Sombre Thoughts (Chapter II)
7. Captured in Eternity's Eyes (Chapter III)
8. Misanthropic Invocation
9. Crimson Tears
10.Tales from Eternal Dusk
11.Moments of Mournful Splendour
(At the Portal to Infinity) |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Avec ce premier album, le combo allemand de Dark Fortress nous offre un black metal dans la veine de Dissection et du Darkside de Necrophobic c'est-à-dire gardant une sonorité et une imagerie black metal relativement traditionnel tout en lorgnant légèrement du côté death suédois à tendance mélodique du point de vue rythmique et mélodique.
En effet, après une introduction atmosphérique du type messe, Dark Fortress ouvre le bal avec "Pilgrim Of The Nightly Spheres" dont le départ en grind nous laisse tout d’abord augurer d’un black metal rentre-dedans classique. Erreur, car dès le deuxième riff, si le style black metal semble se confirmer avec l’arrivée de la voix black qui, sans être parlée, reste très posée et articulée, et les enchaînement mélodiques qui restent relativement sombres (sans toutefois être malsain), il apparaît clairement que Dark Fortress compte justement jouer la carte mélodique et non celle de la froide brutalité. Pour se faire, Dark Fortress n’utilise pas une instrumentation à outrance même si quelques nappes de synthé font timidement leur apparition en de rares occasions comme dans "Captured In Eternity`s Eyes" , mais des pures mélodies de guitares d’une efficacité redoutables, soit par leur caractère entraînant sur un rythme speed comme dans "Apocalypse" ou "Dreaming..." , soit par leur côté sombre mélopée comme dans "Twilight". Toutefois, au fur et à mesure de l’album, une influence autre que black metal se fait clairement sentir, d’abord par la rythmique de batterie avec ses coupures et ses passages speed enlevés puis par certains soli comme dans "Throne Of Sombre Thoughts" et surtout pour terminer "Crimson Tears", c’est l’influence death mélodique qui explose dans "Tales From Eternal Dusk" quand elle reste plus sous jacente dans le reste de l’album. Cette influence, Dark Fortress ne l’utilise que légèrement dans ce premier album et c’est la sonorité musicale black metal qui ressort le plus, surtout dans les passages plus violents comme dans "Misanthropic Invocation". Toutefois, du point de vue de l’esprit « black metal », cette influence se sent plus clairement puisqu’elle ne laisse pas vraiment de place à la noirceur ou à un quelconque effet malsain.
Rythmiquement, bien qu’assez varié puisque allant du grind (majoritaire dans "Apocalypse") au mi tempo, ce premier opus reste plutôt calme en se plaçant en quelque sort juste en dessous d’un rythme speed, c'est-à-dire restant plutôt léger mais sans aller dans la brutalité ou la franche rapidité, ni d’ailleurs sans ralentir jusqu’à une lourdeur plus atmosphérique. Cet aspect, confère à l’album un côté plutôt homogène, puisque sans changement extrême, mais néanmoins plutôt remuant puisque remplie de coupure et de relances.
Ce premier album de Dark Fortress se place sans conteste dans l’évolution moderne du black metal à l’influence suédoise et s’avère redoutable dans cette catégorie par ses mélodies.
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