Leave Scars

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Nom du groupe Dark Angel (USA)
Nom de l'album Leave Scars
Type Album
Date de parution 24 Janvier 1989
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album192

Tracklist

1. The Death of Innocence 03:49
2. Never to Rise Again 03:55
3. No One Answers 07:51
4. Cauterization 07:21
5. Immigrant Song (Led Zeppelin Cover) 01:48
6. Older Than Time Itself 07:00
7. Worms 02:17
8. The Promise of Agony 08:27
9. Leave Scars 07:40
Total playing time 50:08

Chronique @ DocteurBenway

06 Novembre 2011

un album effréné, des riffs d'anthologie.

Nous sommes en 1989. Dark angel, groupe thrash américain a déjà frappé les esprits avec l’énorme Darkness Descent, album en avance sur son temps, parfois mal compris parce que repoussant les limites de la violence a l’époque. Leave Scars sera plus abordable. Sorti sous le label Combat Record, il sera enregistré de mai à juillet 1988 aux Space Station Studios, en Californie. Le terrifiant Gene Hoglan est aux Fûts et c’est Ron Rinehart qui se colle au chant. Le poste des guitares reste à Eric Meyer et Jim Durkin et c’est Mike Gonzales qui prend la basse.

Wikipedia prétend que ce n’est pas le même chanteur sur Promise Of Agony mais on se rend bien compte que non à l’écoute et cette information semble erronée après vérification.
Cet album est une bombe, partout c’est la chasse à l’antilope. Porté par une batterie très présente, les titres s’enchainent avec fureur et le chant est une vraie incitation à la furie.

The Death of Innocence arrive comme un direct du droit a la face de l’auditeur. C’est vraiment très rapide par rapport à ce qui se faisait à l’époque. Metallica en était à Justice For All, Slayer à South Of Heaven, Exodus à Fabulous Disaster. De grands albums pour de grands groupes certes, mais pas aussi furieux que Leave Scars. Never to Rise again est sauvage, enragé, sans concession avec son chant guerrier au possible. No One Answers vient frapper les esprits après une intro guitare batterie et un Riff mémorable bien représentatif du coté théâtral et sombre de Dark Angel. Décidemment ce chanteur est à la bonne place avec ce groupe et ces compos. Cet album est moins ultime que son prédécesseur mais il est vraiment très violent et déterminé. Je parlais de chasse à l’antilope car c’est vraiment l’impression qu’il dégage. C’est l’instinct de la chasse, on n’est pas dans la réflexion d’un métal cérébral mais bien dans la jouissance instantané d’un moment violent et rapide. Le tempo est vraiment rapide. Cauterization est bien plus lourd et le chant en est absent. Ce titre peut sembler un peu longuet, 7 min20. Immigrant Song est une reprise de Led Zeppelin. Older than the Time Itself arrive avec une intro monstrueuse suivi d’un riff tournant comme rarement entendu et exécuté a une vitesse incroyable. Encore des choses expérimentées avec succès et qu’on n’entendait pas ailleurs. Le break entrainant nous plonge dans une danse tribale juste avant l’arrivée des soli. Les morceaux sont biens charpentés car a la sortie des soli ou des breaks et donc a la reprise des couplets on ne ressent pas de baisse de régime.

Worms est un instru juste cauchemardesque, étouffante comme la fouille d’une cave bien glauque et humide. Et ce sera le seul temps mort.
Loin de s’essouffler The promise Of Agony arrive avec un riff tranchant comme un rasoir. L’archétype du riff. Gene Hoglan claque ses rythmes la dessus et fait monter la sauce de façon irrésistible. La chasse a repris. Le break final est dément, le rythme se casse et la guitare entame une ronde guerrière servie par un chant rageur qui s’étirera en longueur pour laisser la place à une belle accélération et un solo. Bon, l’album se termine malheureusement. Mais pour le final, on à droit au terrible Leave Scars qui tabasse d’emblée sans chercher à comprendre. Encore une fois le timbre si particulier du chanteur s’exprime à merveille sur un beau riff tournant ponctué par des variations sautillantes et un refrain toujours guerrier au possible. C’est viril comme musique. Visiblement les femmes sont restées au campement préparer le feu pour la carcasse de gibier à venir.
C’est donc un album rapide et sauvage que nous livre un Dark Angel très en forme.

On est très loin d’un thrash urbain et friendly voir satanique. Ici, on est dans la cabane d’un chasseur, le poignard en main.
La batterie pour la frénésie de la course après un gibier effrayé, les riffs en guise de javelots prêts à percer les flancs, les cris du chanteur quand on a touché sa proie, les breaks massifs quand on découpe sa carcasse autour d’un feu et, qu’en meute, on se roule dans les entrailles bien chaude de sa victime. Si c'est ce genre de sensations et d’images qui passe dans le cerveau de la petite fille en cover du CD, je comprends qu’elle se tienne la tête dans les deux mains et même sont pauvre nounours a l’air d’avoir autant ramassé qu’elle.

27 Commentaires

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furaxyn - 05 Mars 2013: Non, non, je l'avais pas pris comme ça ^^
grogwy - 17 Novembre 2016: Alors que "Darkness Descends" (1986) avait été composé intégralement par les guitaristes Jim Durkin et Eric Meyer, "Leave Scars" (1989) a été composé par Jim Durkin et le batteur Gene Hoglan (qui prouve sur ce disque, le poids de plus en plus important qu'il prend au sein du groupe).
Or, si l'association des deux guitaristes avait accouché de l'exceptionnel "Darkness Descends" (cité régulièrement comme étant l'un des dix meilleurs albums de Thrash Metal), l'association Durkin-Hoglan (à laquelle on doit rajouter l'apport du nouveau chanteur Ron Rinehart pour l'écriture des textes du titre "never to rise again") s'avère un peu moins fructueuse sur "Leave Scars".
Certes, si sur ce disque Dark Angel nous balance toujours de très bons brûlots comme "the death of innocence" et "no one answers", le groupe (et surtout Gene Hoglan) débute également sur cet album cette fâcheuse habitude qui va consister à rallonger "artificiellement" ses morceaux (cette tendance s'accentuera sur "Time Does Not Heal").
C'est le cas ici avec le titre "the promise of agony" (qui pourtant est un excellent morceau), qui aurait gagné en puissance en étant moins long (huit minutes), ou encore l'instrumental "cauterization".
De plus Dark Angel cède au phénomène de mode débuté en 1988, qui consiste à obliger chaque groupe de Metal dit "Extrême" a insérer sur leur nouveau disque une reprise (voir mon commentaire du "Refuge Denied" de Sanctuary).
Pour Dark Angel cela se concrétise par une médiocre, et plutôt bâclée interprétation du "immigrant song" de Led Zeppelin.
A cela s'ajoute une production assez brouillonne, pour que l'ensemble donne comme résultat un album en demi-teinte.
Heureusement à cette période le groupe n'avait pas épuisé toutes ses munitions, et comble ses quelques maladresses avec des titres de très bonne qualité comme "older than time itself" et "leave scars".
Bref, avec "Leave Scars" Dark Angel nous laisse encore de belles cicatrices, alors qu'avec son successeur "Time Does Not Heal" nous n'aurons droit qu'à quelques égratignures.
grogwy - 17 Novembre 2016: Non, ce texte est bien de moi, je l'ai écrit cet après-midi après avoir ré-écouté le disque plusieurs fois (et avoir vérifié qui avait écrit les morceaux, ainsi que ceux des albums précédents et suivants).
J'ai, avant de l'écrire, également lu les différentes chroniques et les commentaires du site.
Pour moi c'est un bon album, mais il porte déjà en lui les défauts qui seront beaucoup plus nuisibles sur "Time Does Not Heal" (1991).
LeMoustre - 17 Novembre 2016: D'accord avec tous les commentaires écrits ci-dessus. Un album qui aurait gagné à :

- raccourcir de 2/3 minutes chaque titre pour apurer le rendu de bonnes idées au demeurant,
- fignoler une production brouillonne,
- jeter l'insipide reprise de LedZep.

A part ça, très fan des terribles "The Death Of Innoncence" et "No One Answers" et son génial break central.

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Chronique @ Ghoule

29 Décembre 2011

On est malheureusement loin d’un Darkness Descends…

Suite au terrible Darkness Descends, Dark Angel rentre aux Space Station Studios pour enregistrer Leave Scars. Non moins brutal, ce disque souffre cependant d’une production approximative. Batterie trop marquée, basse à peine audible, l’ensemble est très opaque et manque de relief. Un magma sonore dans lequel on peine à distinguer réellement les instruments.

Petit changement de line-up. Ron Rinehart désormais remplace Don Doty. Les aigus déjantés ont quasiment disparus, faisant place à un timbre tout aussi hargneux, mais plus contrôlé, trop contrôlé même. Bien que son chant soit plus puissant et se pose impeccablement, on ne peut que regretter l’hystérie contagieuse de Don Doty. Le débit lui n’a pas changé, on a toujours l’impression de se prendre une rafale de mitrailleuse dans les gencives.

Musicalement, Dark Angel applique toujours les mêmes recettes, une rapidité d’exécution impressionnante,des accélérations fulgurantes, marquées par des mid tempos aux ambiances extrêmement lourdes, ceci surtout dû à ce jeu de double toujours aussi écrasant de la part de Hoglan, véritable artilleur. Comme sur Darkness Descends, le combo ne fait guère dans le détail et envoie cash le jus avec The Death Of Innocence. L’auditeur est immédiatement déchiqueté par une ribambelle de riffs et concassé sous l’arsenal de Hoglan. Les textes torturés s’inscrivent parfaitement dans cette quête de violence absolue.

Faisant preuve d’une brutalité aveugle tout au long de ce disque, l’ange ténébreux ralentit cependant la cadence à 2 reprises. La première avec Immigrant Song, une reprise de Led Zep’ ne présentant que peu d’intérêt, si ce n’est les aigus dont nous gratifie Rinehart (beaucoup trop rares à mon goût) mais qui réussit tout de même à nous faire joyeusement remuer. La deuxième avec Worms, interlude malsaine faite de guitares tordues en arrière fond et de bruits plus lugubres les uns que les autres. Toutefois on se demande un peu ce que cette intermède vient foutre ici. Je retiendrai par contre The Promise of Agony et son riff principal de très bonne facture, joué successivement sur différents tempo avant de se finir par des solos apocalyptiques, elle nous donne une furieuse envie d’headbanguer. Et la voix rageuse de Rinehart sur ce “Agonyyyyyyy” est carrément jubilatoire. Ce sera un de mes rares moments d’enthousiasme...

Les morceaux sont d’une manière générale plus complexes dans leur constructions et le style épuré qui caractérisait Darkness Descends s’est estompé aux profits de morceaux plus élaborés, à l’image par exemple de Cauterization, morceau instrumental de plus de 7 mn, articulé sur plusieurs tiroirs. Mais à vouloir trop en faire, Dark Angel nous submerge sous une tonne de riffs décoratifs et de transitions plus qu'hasardeuses, donnant à l’ensemble un résultat décousu, saccadé et trop inégal où on peine à prendre ses marques.

N’ayant pas le percutant de Darkness Descends, la faute à une production défaillante, à des compos trop alambiquées et des riffs parfois mal mis en valeur, Leave Scars reste un album moyen, à conseiller pour les amateurs de Thrash burné et les inconditionnels du groupe uniquement. A vouloir en mettre plein la vue, Dark Angel rate le coche et nous noie sous un maelström de décibels superflues.

On est malheureusement loin d’un Darkness Descends

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