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Chronique
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| 17/20
Rare sont les albums d'hardcore variés et entrainants, c'est sans doute pour cette raison qu'il y a peu de groupes réputés pour ce style.
Black Bomb A se demerde pas mal dans la matière, mais Dagoba prouve largement avec cet album qu'il est le maître.
Ce What Hell Is About est sans doute l'album phare du groupe. Il regorge d'un travail énorme et particulièrement complexe. Dans cet opus, Dagoba ne se contente pas de faire essentiellement dans la violence, comme dans le précédent album, non ! Cette fois la musique s'étend sur de nombreux styles musicales, et toujours avec une parfaite maîtrise : on passe du hardcore rageux et violent à des parties beaucoup plus calme avec un chant claire.
Cet album devrait faire fureur dans la fosse lors de concerts, donc il réjouira certainement les fanatiques du 1er album.
Dagoba continue donc sur sa bonne lancée avec cet album, et espèrons que le groupe ne s'arrètera pas ici, ce serait dommage !
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2 commentaires
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Samedi 04 Mars 2006 |
Chronique
 | note : 15/20 | Dagoba... je dois d'abord avouer que j'ai été quelque peu déçu par cet album. Partout j'en entendais parler comme d'un chef-d'oeuvre moderne, et en tant qu'officionado du premier album, j'étais en droit de m'attendre à quelque chose de grandiose. Déçu car, alors que j'étais charmé par le côté indus et surpuissant (voire carrément violent sur le titre "Maniak") du premier album, en constatant (l'intro et le premier titre passés...) que Dagoba s'est un peu adouci. Les machines (qui ajoutaient à la froideur et à la puissance du combo) sont remplacées par des claviers, trop courants dans les formations actuelles. Shawter a modelé sa voix de façon à développer l'aspect mélodique du groupe et c'est pas forcément réussi. Au premier abord, j'ai pas trop accroché mais plus on écoute, plus on est attiré, surtout par les blast-beat (petite nouveauté pour le groupe) qui parsèment l'opus. Mentions spéciales à la déchaînée "What if you should...", au magnifique "It's all about time" (qui sur fond de blast beat parvient à rallier la majestuosité de Vortex ; il parait que c'est pas terrible en live), à "Morphine" et "The things within".
Biensur ce n'est pas tout, l'aspect mélodique a été poussé au maximum et c'est ce que je déplore : le "slow" de l'album, "Cancer", est un peu tiré par les cheveux, comme si Slayer faisait un slow... il y a même de la guitare sèche à la fin ! Je pense que sur ce coup, si ce n'est pas un gros délire des mecs de Dagoba, c'est juste une sauce pour accomoder le tout et paraitre plus commer... accessible.
Le verdict final est quand même positif, il y a largement plus de bons points, de puissance et de qualité, que de bémols et de points noirs, et cet album, comparativement à ce qui se fait de courant sur la scène Metal, est trés bon.
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Mardi 05 Septembre 2006 |
Chronique
 | note : 17/20 | On mesure souvent mal à quel point l'évolution d'un groupe peut être affectée par la rencontre avec un producteur, en bien ou en mal. Prenez Metallica: Bob Rock, après les avoir aidé à devenir gigantesques, est accusé par les fans de les avoir démolis pendant dix ans, pour en arriver au magma informe et indigeste qu'est "St Anger". La rencontre entre Dagoba et Tue Madsen (Disbelief, Hatesphere, Ektomorf, Extol, et plus récemment Sick of it All et Threat Signal) est encore récente, mais a déjà accouché d'une tuerie.
Je vous entends déjà: "Une tuerie, oh eh l'autre, comme il y va! Faut pas déconner non plus!" Eh bien, messieurs les incrédules, je persiste et signe. "What Hell Is About" est un disque d'exception, comme on entend trop peu ces temps-ci.
La première bonne nouvelle est que Dagoba a désormais digéré les influences qui transparaissait de façon un peu trop évidente sur son album éponyme, et notamment Fear Factory, et s'est façonné une vraie personnalité. Les dix compos rassemblées ici sont autant de réussites, tantôt dans le registre de la baffe supersonique ("The Man You're Not", "Living Dead"), soit dans celui, plus pervers, du titre accrocheur et malsain ("Cancer", The Things Within"). Les marseillais font étalage d'un bagage technique impressionant, avec une mention spéciale à Franky, stupéfiant batteur d'une précision bluffante.
Et le boulot du producteur alors? Et bien , disons juste que le son que leur a concocté Tue Madsen est monumental, à la fois limpide et surpuissant, et participe du maëlstrom qui s'abat sans pitié sur l'auditeur. De plus, le groupe a reconnu que le producteur les avait incité à expérimenter davantage, ce qu'ils ont fait avec bonheur, introduisant des touches électros ou symphoniques bienvenues à l'ensemble. Enfin, Madsen a invité Vortex (Dimmu Borgir, Arcturus) à poser quelques lignes de chant sur deux morceaux, le très réussi "It's All About Time", où sa voix majestueuse répond parfaitement aux hurlements de Shawter, et le plus classique mais méchamment burné "The White Guy (Suicide)".
Mais ce qui frappe le plus ici, c'est à quel point Dagoba se place à la croisée des chemins, jonglant avec succès entre power-métal et métal industriel, tout en introduisant des mélodies lumineuses et accrocheuses qui sont autant de respirations dans cet océan déchaîné. A ce titre, "What Hell Is About" s'impose comme un des albums les plus rassembleurs de 2006. Reste à savoir si les métalleux, et pas seulement français, lui réserveront l'accueil qu'il mérite.
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Mercredi 27 Septembre 2006 |
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Commentaire
 | note : 16/20 | | Une chose est sûre : Dagoba a préféré appuyer l'ambiance par les effets électroniques et les sensations doom/death, mais cela au détriment de la violence originale, de l'instinct primaire du mec qui veut en foutre plein les oreilles avec son métal-core... C'est sûr, ça en déçoit quelques uns, dont moi. D'où ma préférence pour l'album éponyme.
Cela dit, si certains points ne sont pas brutaux, je me fais bonne-soeur. Dès le début, Dagoba met le paquet et nous montre que son petit voyage au Danemark ne l'a pas affaibli. 43 secondes pour le premier titre, dégrippage d'oreilles garanti. Tout ça présage un bon moment à passer...
Quoique toujours dans un esprit très similaire, chaque titre en envoie plein la tête... Le batteur use (abuse ?) de la double pédale et appuie chaque rythmique guitare/basse, pour un résultat qui n'est pas sans rappeller Fear Factory et son batteur "boîte à rythme" : Raymond Herrera. Cancer se distingue par une ambiance plus posée et des harmoniques qui rappellent le jeu du guitariste de Machine Head : Phil Demmel. On a même le droit à un titre calme et acoustique !! Mais 042104 passe très bien, Dagoba a osé, et je pense qu'ils ont eu raison... Ca leur offre un style qui se démarque plus de leurs inspirations.
Bémol : sur 12 titres, le premier est très court, The Things Apart et 042104 font office d'interlude, soit seulement 9 titres complets... Peut-être un peu léger...
On retrouve un Dagoba qui se façonne enfin une personnalité, mais qui s'éloigne également de la violence "primaire" qui fait si souvent plaisir... | Vendredi 23 Mars 2007 |

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