1. From Torture To Enslavement
2. Maniak
3. The White Guy (And The Black Ceremony)
4. Something Stronger
5. Another Day
6. Fate Contaminated In A Crystal Ball
7. Year Of The Scapegoat
8. Dopesick
9. Act.1 Part.2
10. Rush
11. The Chaos We’re Involved In
12. Here We Are
13. 4,2 Destroy
14. Pornscars
15. God Forgot Me les paroles
Après un premier EP tâtonnant, proche du neo, les Dagoba nous offrent un premier album hallucinant de puissance.
La violence y est omniprésente, très travaillée et bien organisée. Entremêlés de différentes intro qui parsèment le disque dans une sorte de continuité cauchemardesque, les titres s'enchaînent et détruisent tout sur leur passage.
"From Torture To Enslavement", une intro angoissante, qui monte rapidement, parfaite pour amorcer un "Maniak" tout en puissance !
"Maniak" est sans doute le plus glauque et le plus agressif, idéal pour commencer l'album. Paroles obscènes, chant déchiré, riffs saccadés à la Fear Factory (dont baigne l'ensemble), double-pédale omniprésente, un morceau créé pour headbanger...
"The White Guy (And The Black Ceremony)" : morceau encore une fois bourrin, très structuré, ultrarapide et accrocheur. Rythme entrecoupé, contretemps bien géré par un Franky très inspiré : tout y est !
"Something Stronger" à la fois violent tout en restant atmosphérique dans l'ensemble, dû à un chant féminin oriental en fond. Lourd, puissant, le pont s'avère être le final fort de la chanson : poignant, répétitif, s'écoulant lentement pour parvenir à une apothéose grandiose.
"Another Day" : le titre mélodique et entraînant de l'album, l'un des plus connus du groupe. Proche de Machine Head, le refrain s'avère inoubliable et les couplets envolés. Un titre fait pour devenir culte.
"Fate Contained In A Crystal Ball" : un gong, des coups secs, une ambiance tribale, ce prélude est parfait pour commencer une chanson très enjouée...
"Year Of The Scapegoat" : un riff rapide, un chant déluré mais maîtrisé, rapide au couplet et entraînant au refrain, ce titre, placé au beau milieu de l'album, nous offre une autre facette du groupe, très oriental.
"Dopesick" : paroles dérangeantes, riffs déchaînés, rythme de batterie contrôlé, très agréable, ce riff est inventé pour se déhancher de part en part.
"Act 1 Part 2" : une double-pédale omniprésente pour un titre assez court, parfait pour ne pas perdre le souffle au cours de l'écoute de l'album.
"Rush" : un titre inévitable, entraînant de bout en bout, reprise de leur ancien EP. Rien à dire de plus, ce titre est une tuerie.
"The Chaos We're Involved In" : glauque, sous fond de parade enfantine. Tel une comptine pour enfants diaboliques, ce prélude est très très sombre, comme amorçant un cauchemar musical...
"Here We Are" : s'enchaînant avec "The Chaos We're Involved In", refrain envolé, batterie époustouflante, riffs saccadés encore une fois surpuissants, chant poussé à l'extrême, ce morceau absolument un must en matière de motivation pour remuer la nuque !
"4.2 Destroy" : un titre simple mais accrocheur, où tout ce qui s'en dégage n'est que haine et rage. Magnifique !
"Pornscars" : un des titres les plus originaux ! Entremêlé de samples d'orgasmes féminins, aux paroles trash et au rythme effréné, "Pornscars" est l'un des morceaux où la furie prend encore une fois le dessus.
"Gods Forgot Me" : final, rideau. Un titre déjà présent sur "Release The Fury", mais ici plus travaillé : rythme lourd et refrain neo mais couplets power/thrash. Sublime pour conclure un album tout en puissance.
Un disque déchirant, effréné et inévitable, "Dagoba" est devenu un incontournable du metal français.
Après 1 mini-album très prometteur, on attendait beaucoup du 1er « vrai » album de ce jeune groupe marseillais.
Après 1 intro très calme, on rentre rapidement dans le vif du sujet avec des morceaux assez bourrins : les riffs puissant et saccadés accrochent tout de suite l’auditoire, on est à 2 doigt de s’éclater la tête contre les murs.
Cependant, si la première partie de l’album est bien violente, on se rend compte par la suite que le chanteur, qui jusqu’alors ne faisait que crier, sait aussi chanter : on retrouve des passages qui rappel Machine Head : plus calme, mélodiques, mais toujours alternés de rythmes plus soutenus aux refrains qui font mouches.
On notera le présence de titres de la démo et notamment du fameux « Rush », mais légèrement remixé, ce qui n’était pas nécessaire et c’est la à peu près le seul reproche que j’aurais à faire, si ce n’est peut-être d’aller encore plus loin, de dépasser leur limites en se diversifiant davantage. Dagoba continue donc sur sa lancé en nous sortant un album mélodique, puissant et technique comme on les aime. Vivement le prochain !
Dagoba... L'album éponyme d'une machine de démolition.
Leur 1er EP marque le début du carnage. Cet album marque son apogée.
Après une 50aines de secondes, ça pète. Maniak commence fort. La rythmique est survitaminé, les guitares ultra-saturées sont soutenues de bips électros qui rajoutent au sentiment de chaos, la batterie fait quelques excès de violence dont personnes ne se plaint, et la voix beugle des paroles morbides dignent du plus grand film d'horreur... Rien à dire ça arrache.
Summum de la violence avec The White Guy ( And The Black Ceremony ), Act 1 part 2 ou encore 4.2 Destroy. La première de cette liste est gigantesque. Cris étouffés, ambiance death en fond et rythmes sur-appuyés par la guitare claquante et la double pédale de Franky, qui perce le boucan d'enfer.
Egalement 3 titres faisant office d'interlude : From Torture To Enslavement, Fate Contained In A Crystal Ball et The Chaos We're Involved In ( elle porte bien son nom et peut faire faire des cauchemars... ).
Toutefois, de grande éclaircies dans le champs dévasté avec Another Day, magnifique, Something Stronger, rythme fracassé, et le grand Rush, pas si calme que ça mais les rares mélodies laissent souffler la pression...
Il est clair, Dagoba fait pas dans la dentelle... Les cris se superposent dans un vacarme super-rythmé, clairement influencé par Fear Factory, mais d'une efficacité redoutable dont je ne peut vraiment plus me passer.
Un chef d'oeuvre du Death-Trash, sublime, puissant, chaotique, bref... Dagoba.