Black Nova

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Nom du groupe Dagoba
Nom de l'album Black Nova
Type Album
Date de parution 25 Août 2017
Style MusicalPower Metal
Membres possèdant cet album29

Tracklist

1.
 Tenebra
 01:40
2.
 Inner Sun
 04:55
3.
 The Legacy of Ares
 04:51
4.
 Stone Ocean
 04:52
5.
 The Infinite Chase
 05:06
6.
 The Grand Emptiness
 04:44
7.
 Lost Gravity
 05:17
8.
 Fire Dies
 04:23
9.
 Phoenix et Corvus
 06:47
10.
 Vantablack
 05:21

Bonus
11.
 Inner Sun (Demo Version)
 04:55
12.
 The Legacy of Ares (Demo Version)
 04:51

Durée totale : 57:42

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Dagoba


Chronique @ Eternalis

10 Septembre 2017

"Black Nova" marque clairement un nouveau chapitre [...]

C’est étrange de ne pas savoir par où commencer lorsque l’on débute une chronique sur un album. Peut-être cela vient-il du fait que les albums, les critiques, les points forts, les attentes et les déceptions se suivent et se ressemblent inlassablement depuis plusieurs années concernant Dagoba. Il est vrai que les reproches sont souvent les mêmes, les qualités également et que le ressenti global, depuis "Face the Colossus", reste très souvent similaire. Faut-il donc en attendre plus de "Black Nova" ? Faut-il voir dans le limogeage de Z et surtout Franky Costanza une nouvelle dérive ou une volonté réelle de changement ? Il faut dire que Franky était pour beaucoup l’âme de Dagoba avec Shawter et voir le second viré par le premier en a surpris plus d’un, surtout qu’il était connu qu’une grosse partie de la gestion administrative et « booking » du groupe était gérée par le batteur. Ce septième serait alors clairement un tournant mais il serait un euphémisme de dire que beaucoup s’attendaient au pire …

Le premier très gros point à mentionner est clairement le changement de producteur qui est, à mon sens, la meilleure décision que pouvait prendre Shawter pour Dagoba. Non pas que Logan Mader soit un mauvais producteur (c’est une exagération dans laquelle je ne rentrerais pas) mais il faut avouer que toutes ses prods rentrent dans un moule et une certaine conformité allant à l’encontre totale d’une quelconque personnalité. C’était flagrant sur "Tales of the Black Dawn" à la production sèche, sans envergure et complètement américanisée qui, si elle sied à certains groupes plus bruts et sans beaucoup d’arrangements, appauvri certains groupes. C’est donc Jacob Hansen qui s’est occupé de "Black Nova" et c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on retrouve enfin la démesure et l’énorme grandeur des débuts de Dagoba qui nous manquait tant. Cet aspect démesuré qui avait fait de "What Hell is About" et "Face the Colossus" des opus marquants et écrasants revient en force sur ce septième opus tout en incluant les nouvelles facettes que les marseillais ont accumulés avec les années.

Lorsque "Inner Sun" explose après l’introduction "Tenebra", la production ample et surpuissante place sur orbite les hurlements de Shawter ainsi que les riffs de « JL », nouveau venu à la guitare. La différence de jeu ne se fera pas réellement sentir puisque Shawter reste le compositeur et qu’il compose les riffs mais ça n’a jamais été sur ce terrain que le groupe a cherché à se différencier. En revanche, on remarque une foule d’arrangements, d’éléments tantôt industriels ou plus symphoniques qui enrichissent considérablement le titre et semble reprendre ce que "Post Mortem Nihil Est" avait tenté d’initier. C’est clairement à ce niveau-là que "Black Nova" place sa différence car si le compositeur marseillais a par le passé exprimé le fait que les arrangements devaient rester minoritaires et que le plus important restait la base « rock », Dagoba parait avoir beaucoup travaillé les ambiances ici. Evoquons immédiatement "Stone Ocean" et son introduction sympho qui évoque déjà pour certains de grands noms scandinaves, surtout lorsque l’on sait que Shawter est un énorme fan de Dimmu Borgir. Le riff se veut lourd, la production exprime une forte épaisseur (ce retour à cette sensation de se faire broyer par le son) et les vocaux alternent intelligemment le chant extrême caractéristique du vocaliste, des parties medium et surtout un refrain clair étant probablement le plus réussi qu’il ait jamais écrit. Dans un registre différent, on peut penser à ce fameux cap qu’a passer il y a quelques années Rob Flynn chez Machine Head dans la faculté de proposer un chant clair prenant et utile à la composition. "Lost Gravity" propose même les couplets en chant clair pour un résultat en demi-teinte néanmoins, mais plutôt par le manque de consistance de la composition en soi plutôt que par ce choix en particulier. On pense à "Face the Colossus" sur ce titre mais sa poésie mélancolique, à l’inverse de "The Infinite Chase" et son introduction cybernétique, son riff plutôt lent et ses arrangements lancinants mais fascinants et hypnotiques. Une fois encore, le refrain en chant clair est une franche réussite et risque de bien passer en live, même s’il n’est pas forcément simple à appréhender dans un premier temps.

Que ceux qui attendent et souhaitent entendre un Dagoba résolument violent et efficace ne s’inquiète pas puisque les morceaux agressifs ne manquent pas non plus. "The Legacy of Ares", débutant sur des samples orchestraux apocalyptiques et un riff bien âpre, sonne la charge et va droit au but dans sa violence. On se surprend à penser que Franky ne manque finalement pas puisque son remplacement, Nicolas Baston (Deep in Hate) non seulement le remplace aisément mais joue dans un style relativement similaire dans ses attaques de double pédale et ses patterns à répétition apportant une grande dynamique aux parties de batterie. "The Grand Emptiness" véhicule également une énorme puissance avec des plans rappelant clairement "What Hell is About", surtout dans les blasts beats et cette absence totale de chant clair qui prouve également que le combo ne souhaite pas tomber dans la facilité de certains automatismes ou tics de composition. Malgré tout, automatisme il y aura parfois, notamment dans les riffs ou les débuts de compositions qui débutent très souvent de la même façon, en commençant par une introduction de samples (industriels ou symphoniques), puis un riff et ensuite l’ensemble des instruments avec la plupart du temps un bon hurlement des familles pour accompagner. Non pas que ce soit à un seul moment mal fait mais il faut dire que l’effet de surprise ne prend plus vraiment passer la première moitié du disque, encore moins lorsque l’on connait la discographie des marseillais. Pour preuve, on ressent une baisse d’intérêt passé "Lost Gravity" et la fin s’enchaine mais sans grande euphorie, tout y étant (trop) bien fait mais avec moins d’allant que sur les premiers titres. Pourtant, "Phoenix & Corvus" prend le temps de placer son ambiance et "Vantablack" paie presque sa dernière place car il déploie sur une noirceur surprenante sur les couplets (qui fait quand même dire que Shawter est malgré tout un excellent chanteur), magnifiquement contrebalancé par un refrain clair plein de désespoir et de chaos suggéré par cette double pédale latente et destructrice.

"Black Nova" marque clairement un nouveau chapitre et tisse un lien entre les débuts du groupe et les expérimentations plus récentes, comme un résumé de carrière mais en évitant soigneusement la direction plus crue de "Tales of the Black Dawn". On notera également l’artwork sublime concocté par Seth Siro Anton (comme vous l’aurez compris) et bien plus aguicheur que celui du précédent opus.
Production millimétrée, compositions riches, exécution technique sans accrocs, Dagoba prouve une fois de plus son professionnalisme et son acharnement du travail bien fait. Certains trouveront probablement à redire que le renouvellement manque cruellement, que le groupe stagne ou qu’il reste sur ses acquis mais il est certain que les fans de la première heure qui avaient lâché le groupe pourraient bien retrouver l’envie d’écouter et d’aller les voir en live, eux qui vont, une fois n’est pas coutume, écumer les planches pour promouvoir l’album. C’est encore en live que les gars du sud mettent toujours tout le monde d’accord.

3 Commentaires

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Forlornhope - 10 Septembre 2017: Merci pour la chronique ;)
Bon album qui marque une nouvelle étape pour Dagoba et en effet quelle pochette, magnifique !!
hadsonners - 18 Septembre 2017:

Merci pour cette chronique, j'en ai également fait une plus élogieuse qui j'espere sera bientôt plublié.

Je te trouve un peu sévere non par rapport au 12 que tu avais mis a Tales.

Ps : Ta vraiment du mal avec les prod de Logan mader visiblement

Groaw - 10 Novembre 2017:

Personnellement, je ne comprends toujours pas l'engouement pour ce groupe, encore moins pour le succès.

Ce côté électro est très désagréable et casse une certaine harmonie dans la plupart des morceaux, ça en rend même certains "pop". Non pas que Dagoba fait de la pop mais le groupe s'enferme dans une production moderne, sans réelle surprise et sans réelle personnalité. Disons que Dagoba se situe dans une vague moderne qui contient de nombreux bons groupes mais qui finissent par tourner en rond.

Je trouve aussi dommage de ne pas proposer le moindre solo de guitare ou tout du moins, ce qui pourrait s'en apparenter et vouloir à tout prix mettre du chant clair pour ensuite avoir un chant hurlé ou des hurlements qui rend le tout assez indisgeste pour ne pas dire médiocre.

Je ne dis pas non à du changement, bien au contraire mais à vouloir trop innover, on finit par se vautrer et, encore une fois, de mon point de vue personnel, c'est ce que vient de faire Dagba avec ce Black Nova.

Après, les goûts et les couleurs mais pour ma part, ça ne passera malheureusement jamais.

Merci tout de même pour le papier que j'admire en tout cas

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Chronique @ hadsonners

27 Octobre 2017

Dagoba fait son entrée dans la cour des grands

Vingt ans d'existence, sept albums au compteur, une multitude de concerts donnés à travers l'Europe et une première tournée triomphante aux USA en 2014, Dagoba est aujourd'hui un groupe qui compte dans le paysage du Metal moderne.
Pratiquant un Death-Thrash mélodique aux relents Indus et Groove Metal, inspiré de Pantera, Fear Factory ou encore Rammstein, le groupe nous présente ici son septième opus. Voyons de quoi il retourne

L'album débute sur une intro qui se veut un mélange de tout ce qui nous attend dans l’album, des percussions, une boucle électro indus et une orchestration qui monte doucement pour déboucher sur '' Inner Sun '' premier titre à avoir été dévoilé au public et bien dans l'esprit des anciens Dagoba.
Gros riff massif à la Rammstein, bon growl death des familles et refrain clair catchy et lumineux, le tout soutenu par une batterie étonnamment simple par rapport à ce qu'on connait du groupe mais qui sert le morceau avec efficacité.

Le morceau qui suit '' The Legacy of Ares'' tient son rôle et monte évidement d'un cran niveau tempo avec une batterie supersonique, des orchestrations rappelant le Dimmu Borgir de Death Cult Armageddon et un Shawter plus en forme que jamais au timbre évoquant parfois un certain Phil Anselmo.
Ça fait du bien de voir Dagoba toujours aussi violent après toutes ces d'années où beaucoup ont tendance à s'adoucir.

Cependant la mélodie a aussi sa place ici et même si Dagoba envoie toujours autant le bois beaucoup de nouveautés font leur apparition.

Une petite parenthèse d'ailleurs pour parler du son, après deux collaborations avec Logan Mader c'est Jacob Hansen qui se charge de la production et c'est une petite merveille, très clair et puissant le son de l'album fourmille de détails permettant l'expression des sentiments voulus par le compositeur avec brio, que ce soit dans les moments de grandiloquence comme sur '' Stone Ocean '' et ses multiples couches de chant parfaitement dosées ou sur '' The Infinite Chase '' et son côté Indus prédominant avec sa rythmique scandée par un Shawter impérial.

Ce genre de morceau, qui m'a particulièrement touché, m'amène à penser que Dagoba est en train de s'émanciper de tous ses carcans, brisant certaines chaînes, et qu'il n'a jamais autant donné l'impression d'être sûr de lui, de savoir ce qu'il fait, alliant mélodie et puissance avec une intelligence rare et déroulant sous nos pieds une maîtrise qu'on ne leur connaissait pas.

Le chant de Shawter par exemple se libère sur cet album, il n'y qu'à écouter le mélodieux et harmonique '' Lost Gravity '' où l'émotion est quasiment palpable lors du refrain. Le frontman a encore progressé, sans aucun doute possible.
La guitare de JL Ducroiset fait merveille également sur '' Phoenix et Corvus '' où elle pleure littéralement pour un résultat encore une fois magnifique. On ne s'étonnera pas d'ailleurs d'apprendre que le nouveau guitariste de la bande est fan d'un certain Synyster Gates, et ce n'est pas moi qui irais m'en plaindre.

L'album s’achève sur '' Vantablack '' où la batterie sonne carrément Black Metal, comment ne pas penser cette fois à Inferno de Behemoth quand on entend cette double pied au plancher côtoyer ce genre de vitesse quasi surhumaine? Nicolas Bastos fait honneur à Dagoba. Quand le refrain clair arrive pour contraster tout ça on se rappelle que la variété est décidément le maître mot de l'album.

Variété oui, mais aussi fraîcheur, violence et douceur dans un même écrin.
Technique et affûté, moderne et inspiré, une identité marquée, Dagoba fait son entrée dans la cour des grands et on espère qu'il y restera.

Merci à eux.

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