Traced in Air

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Nom du groupe Cynic (USA)
Nom de l'album Traced in Air
Type Album
Date de parution 27 Octobre 2008
Produit par Paul Masvidal
Style MusicalDeath Progressif
Membres possèdant cet album176

Tracklist

1. Nunc Fluens 02:55
2. The Space for This 05:46
3. Evolutionary Sleeper 03:34
4. Integral Birth 03:52
5. The Unknown Guest 04:12
6. Adam's Murmur 03:28
7. King of Those Who Know 06:08
8. Nunc Stans 04:12
Total playing time 34:07

Chronique @ mammouth

02 Janvier 2009
Après 15 ans d'absence interminable, le groupe à l'origine d'un des styles de musique les plus appréciés, le death progressif (hé oui, c'est eux) refait son grand retour, permettant aux connaisseurs de savourer encore une bonne galette et aux petits nouveaux de découvrir tout un univers parallèle : Cynic.
Pendant ce temps, certains groupes ont tenté l'aventure dans ce nouveau monde, et certain s'en sont plus que bien sortis (Opeth par exemple).

Alors qu'ont-ils enfantés d'extraordinaire cette année ?

Tout commence par une courte intro. Une complexité rythmique que l'on retrouvait dans Focus, des samples étranges, venus d'une autre planète, la fabuleuse voix de Paul Masvidal, toujours aussi mélodieuse et envoutante. De bon souvenirs rejaillissent pour mon plus grand plaisir.

Puis on passe à "the space for this" et là gros break, là où l'on s'attendait à un gros riff après l'intro. Toujours aussi imprévisible... Un morceau doux et mélodieux de très bonne qualité mais on se demande s'ils n'ont pas complètement abandonné le coté death (déjà peu présent en 1993) pour ne faire que du metal progressif, car c'est presque une berceuse ! Un bon morceau mais peut-être une ou deux places trop tôt.

Ah mais quel est cette ovni, une batterie parfaite, un riff rythmé, accrocheur sans être envahissant une symbiose parfaite entre les voix faisant rêver et les hurlement cauchemardesques, des break fabuleux pour se remettre d'un début extraordinaire. Un morceau qui évolue du début à la fin et qui fait rêver, d'où ce titre logique : evolutionnary sleeper. Seul bémol, il est vraiment trop court on en voudrait encore.

Suit un morceau de qualité mais tout de même moins prenant que le précédent. Des bonnes choses encore une fois et un titre à l'image de l'album. Un décrescendo sur 45 secondes pour enchainer tout en douceur et sans à-coup sur la suite. Une suite nickel mais un morceau de qualité... mais c'est difficile de bien le juger tant la suite est excellente.

Puis on passe à "Adam's murmur". Une remarquable intro (on dirait un ensemble de violons d'un orchestre symphonique, je pars un peu loin mais c'est un des effets que produit Cynic). Bref, un morceau presque aussi bon que le troisième avec un solo qui (pendant 2 secondes) m'a rappelé les musiques de Zelda (désolé pour la comparaison mais j'assume). Une deuxième voix plus grave et même parfois la voix gutturale en plus vienne appuyer celle de Paul Masvidal, donnant un relief très appréciable.

Déjà les dernières pistes (j'ai pas vu le temps passé). Les deux derniers morceaux concluent parfaitement l'album, dans le même esprit que l'album.

Un album en somme passionnant, moins brutal que Focus mais bénéficiant d'une meilleure production, des morceaux de qualité croissante pour atteindre le sommet et redescendre en pente douce (même les bas de pentes ne sont pas à négliger). Cynic est bien de retour et mérite vraiment le titre de pilier du metal progressif au coté d'Opeth.

Morceaux conseillés : "evolutionnay sleeper" et "Adam's murmur"
Morceau à l'image de l'album : Integral birth.
Une magnifique surprise de les revoir et une très bonne idée de cadeau pour noël prochain.

6 Commentaires

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NICOS - 19 Décembre 2009: Pour moi, je trouve qu'il est tout simplement....nul!
En comparaison avec le premier, pas photo. Il est mal composé, lent, mou, pour moi la pire acquisition de cette année.
Maintenant, il est certain que certain ont l'air d'apprécier, d'autres détestent.

Je lui met un 07/20, et c'est cher payé
MCGRE - 11 Octobre 2010: J'ai adoré FOCUS mais celui ci impossible de l'écouter en entier pourtant c'est pas faute d'avoir essayer mais y a pas trop lent pas assez brutal je n'appelle plus ça du DEATH ,enfin grosse déception pour moi
Abigael - 20 Octobre 2010: Ce groupe a changé d'orientation.
Autant j'aime le Death, autant j'aime le prog et les ambiances mélancoliques. Alors deux mondes différents, aucune comparaisons à faire selon moi entre les albums.
J'ai une préférence pour Focus mais je ne trouve pas pour autant cet album pourri, bien au contraire. Une touche personnelle, de la maitrise, de la mélancolie qui ne vire pas à la naiserie à mes oreilles. Son bien propre, mais grosse merde, non .. D'autant qu'ils ne sombrent pas dans les compositions faciles, linaires, il n'y a rien de commercial là dedans.
Quelqu'un qui n'aime pas le prog aura du mal à juger cet album comme j'aurais du mal à aller donner mon avis sur un album de grind.
Je classerais cet album davantage dans le metal progressif car on peut avoir quelques chants Death sans pour autant être un groupe de Death et ils sont trop peu nombreux pour qu'on puisse cataloguer cet album de Death Prog ; enfin ce n'est que mon avis personnel..
Le talent de composition est bien présent. Il y a des idées, un univers, une voix reconnaissable (molle et sans intérêt pour certains mais ce n'est pas mon avis ; il parvient à faire passer des émotions).
Un groupe qui m'a interppellé à la 1er écoute, que je reconnais entre mille ; qui peut prétendre avoir une touche aussi personnelle ? Après, on adhère au pas à ce style vraiment particulier .. ça, je le reconnais bien volontier...
 
Loki_Gates - 25 Novembre 2010: ma plus grosse claque de l'année 2008, du death prog à l'état pur, d'une technique mais une accessibilité réelle.
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Chronique @ Arachnid

29 Octobre 2011

Cynic est mort. Vive Cynic.

Quinze ans d’absence après un split ayant fait couler beaucoup d’encre à l’époque pour le groupe culte Cynic, celui-là même qui avait pondu en 1993 une perle dans le genre : Focus. Monument du death progressif alliant la puissance à la technicité extrême, faisant du groupe un monstre sacré du metal avec seulement un album, Focus eut le temps d’être de plus en plus apprécié avec les années qui suivirent la séparation du groupe l’année suivante. Il revient pourtant en 2007 avec un nouveau line-up et l’année suivante avec un deuxième album, attendu par une horde d’aficionados la bave aux lèvres. Ainsi, deux questions se soulèvent... À quoi va ressembler le successeur de Focus et surtout va-t-il le surpasser ?

Avant toute chose, Traced in Air est un album à prendre avec un certain recul tant il diffère de son prédécesseur, un album que chaque fan de Cynic doit rester impartial avant d’émettre un avis, que ce dernier soit positif ou négatif. Car Traced in Air n’a quasiment rien à voir avec le Cynic d’autrefois et, durant ces quinze ans d’attente, rien ne nous avait vraiment préparés à une évolution/changement d’orientation. C’est donc avec un certain effroi que l’on découvre une nouvelle orientation musicale, un nouveau départ qui bouleversera assurément. En effet, ce deuxième album délaisse les vocoders, synthés omniprésents, fretless bass et autres voix ténébreuses pour se reconcentrer sur une atmosphère inédite, basée sur la mélodie, l’ambiance spatiale et la technicité musicale alliée à une épopée lyrique intéressante. Vous voilà prévenus.

La première écoute est toujours très difficile pour le fan ou même l’auditeur lambda qui connaitrait un tant soit peu la réputation du groupe ou qui aurait écouté de temps à autre Focus. Plus atmosphérique, moins violent mais toujours aussi technique, ce deuxième effort est bien entendu une surprise sur tous les plans. Le son par exemple est d’une netteté effarante, la production confectionnée par deux des trois membres originaux restant (à savoir Paul Masvidal et Sean Reinert) étant éblouissante de travail minutieux. De plus, outre la présence de Masvidal et Reinert et le retour de Sean Malone (absent lors des tournées de la réunion), nous découvrons sur l’album que le guitariste Jason Gobel est remplacé par Tymon Kruidenier et que Tony Teegarden, malgré son retour lors des tournées, ne participera pas à l’aventure.

Traced in Air commence par une introduction mi-tribale mi-atmosphérique où l’on peut remarquer que la complicité basse/batterie entre les deux Sean reste inchangée voire plus communicative. L’arrivée du chant clair de Paul Masvidal (sans effet de voix) nous tient doucement par la main... Quelques légers roulements de tomes nous emmènent naturellement sur le premier réel titre de la galette qui commence, de manière surprenante, comme une ballade où la voix langoureuse de Masvidal enchante et se superpose sur une acoustique posée et mélodieuse qui s’intensifie et se transforme soudainement en une série de riffs techniques et harmonieux auxquels le jeu de batterie de Sean Reinert nous terrasse bien évidemment de par sa complexité et sa diversité. Cynic's back ? Oui et non, le style restant pour le moment à peu près le même, seul le growl discret et la mise en avant du chant clair changeant clairement comparé à autrefois. C’est donc surtout le ton moins brutal et l’absence de synthétiseurs qui interpellera l’auditeur.

La suite de l’album sera de la même trempe : toujours harmonieux, toujours technique (surtout derrière les fûts), toujours mélodique, mais à l’ambiance moins rentre-dedans, plus calme et atmosphérique (un mot qui revient naturellement beaucoup), les pauses et autres « paisibles » transitions parsemant les morceaux étant légion, comme sur les excellents "Evolutionary Sleeper" (dont le solo de Masvidal donnera des frissons aux plus endurcis), "Adam’s Murmur" ou encore les finalement très Focusien "Integral Birth" et "King of Those Who Know". Les structures des titres peuvent au premier abord rebuter, lesdites pauses impromptues pouvant être facilement mal digérées et aperçues comme des coupures de rythme peu nécessaires. Elles sont pourtant maîtrisées et agréables, devenant une nouvelle signature sur l’intégralité de l’album.

Ne reniant ni son côté progressif ni ses influences jazz/fusion, Cynic propose un opus très pesant, entraînant et ordonné, ne se rapprochant de Focus que sur le plan technique, délaissant donc ses origines death metal, mais arrivant toutefois à introduire le « spectateur » vers un nouveau spectacle jouissif et intemporel. La quasi-omniprésence du chant clair et l’absence d’effets sur la voix digérée, nous faisons donc face à un excellent album qui nécessite plusieurs écoutes avant d’être pleinement accepté tel qu’il est, soit un disque de metal progressif varié et attractif qui prouve que le groupe américain n’a rien perdu de son omniscience.

Au final, Traced in Air est un album sensiblement différent, un nouveau voyage changeant radicalement la vision que l’on pourrait avoir de Cynic, le groupe ayant clairement perdu ses influences death afin de délivrer un deuxième opus plus atmosphérique, plus mélodique encore mais tout aussi technique si ce n’est plus, n’en déplaisent aux fans de Focus ; ceux-ci devront s’y faire. Une claque mûre et osée qui n'a de cesse de surprendre, écoute après écoute. Cynic est mort. Vive Cynic.

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krakoukass56 - 29 Octobre 2011: Excellente chronique, well done !
Beau boulot au niveau de la description.
Merci !
krakoukass56 - 29 Octobre 2011: Excellente chronique, well done !
Beau boulot au niveau de la description.
Merci !
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