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La pochette de l’album en dehors de son caractère esthétique (qui est loin d’être négligeable), est une bonne « mise en bouche » de l’ambiance que le groupe nous a préparé, c'est-à-dire destructions à grande échelle, mais également ambiances lugubres voir malsaines, ambiances bien plus exploitées que par le passé. Les paroles quant à elles tournent autour du concept qu’est la terreur chez l’être humain, la musique emboitant parfaitement le pas à cette démarche de par l’ambiance qu’elle dégage désormais. On pourra noter l’utilisation du français et de l’allemand sur certains passages (respectivement dans les titres « Adeste Infidelis » et « The Curse of the Great »). Commençons tout d’abord à parler de ce qui n’a pas changé. Le groupe ne perd assurément pas de sa brutalité et de sa technique, nous offrant même des morceaux surpassant ce que le groupe avait déjà put établir, je citerais le formidable « Carrionshine » nous dévoilant un Flo Mounier plus ahurissant que jamais, dans des blast beat de très hautes volés. L’identité du groupe est indéniablement conservée, et cela malgré le départ de Jon Levasseur. Son remplaçant, Alex Auburn réussissant véritablement à conserver l’esprit du groupe au sein de ses riffs tout en y insufflant une nouvelle dimension, « The Pestilence That Walketh in Darkness » en est l’exemple type. Intéressons nous désormais à ce qui déroutera certainement nombre de fans, c’est à dire l’expérimentation (prenant désormais une place conséquente dans la musique) ... Nous y sommes confrontée dès les premiers instants, en effet la première piste (en l’occurrence « Luminum ») est une introduction à la guitare acoustique, toute en grâce et en finesse, le groupe disséminant ce genre de passages sur plusieurs pistes de l’album, ainsi que des passages ambiants de grandes qualités. Ces nouvelles incorporations créant véritablement une ambiance glauque voir malsaine tout au long de l’album, le chant de Lord Worm entre également dans cette logique, incorporant dès lors quelques cris typés black metal, en plus de son atypique growl habituel, mais qui est désormais bien plus nuancé et articulé (malheureusement moins puissant que sur les précédentes productions). Nous retrouverons également des passages jazzy bien plus présents que par le passé. Le groupe intègre désormais une approche mélodique à quelques uns de leurs riffs, sur le refrain de « The Pestilence That Walketh in Darkness » notamment, mais également au sein de titres tels que « The Frantic Pace of the Dying », « Endless Cemetery » etc… Ce côté mélodique se retrouvant également dans les soli de l’album (celui de «Angelskinguarden» y est particulièrement remarquable et emblématique de cette évolution). Pour conclure, les évolutions que le groupe a opérées, se révèle être un atout majeur de l’album, permettant de faire atteindre à leur musique une nouvelle dimension, tout en conservant une brutalité indéniable. Néanmoins l’incursion des passages expérimentaux, semble casser un peu la dynamique de l’album, le mixage est aussi un peu décevant ne permettant pas de toujours distinguer nettement toutes les nuances du jeux des guitaristes et cela au profit de la batterie. Cet album n’est donc pas forcément le meilleur de la discographie de ce groupe emblématique, mais certainement le plus riche et ambitieux, méritant dès lors une écoute attentive, permettant de dévoiler tout le potentiel de cette album qui se révèle être excellent.
Et pour tout amateur de ces doux styles de musique, soyez heureux car le groupe est de retour, plus remonté que jamais et nous sort en cette année 2005 un détonant « Once was Not ». Et si l’album commence sur une douce mélodie, ne vous y laissez pas prendre, Cryptopsy n’est pas devenu un groupe mou du genoux !! Rapidement la musique vous fera sombrer dans les affres les plus profondes d’une violence sans pareil et d’une folie destructrice à laquelle personne ne saura résister. Totalement barré, totalement furieux, la musique de Cryptopsy part dans tous les sens, allant jusqu’à sonner grind par moment, incorporant des passages mélodiques, mais pour à chaque fois invariablement sombrer à nouveau dans la plus totale sauvagerie… Guitares destructrices, batterie monstrueuse rayant tout sur son passage et chant caverneux tout droit sorti d’outre-tombe. . . Voilà du bon, du grand Crytposy... comme on l’aime !
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