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Liste des groupes Death Brutal Cryptopsy Blasphemy Made flesh
25 Novembre 1994 - Invasion Records
Cryptopsy : Blasphemy Made flesh, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 16/20
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Tracklist
1.Defenestration
2.Abigor
3.Open Face Surgery
4.Serial Messiah
5.Born Headless
6.Swine the Cross
7.Gravaged (a Cryptopsy)
8.Memories of Blood
9.Mutant Christ
10.Pathological Frolic

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NEUF
Chronique
14 / 20
    Fabien, le Jeudi 25 Octobre 2007 parlez-en à vos amis  
Formé en 1988 à Montréal sous le nom de Necrosis, autour de Jon Levasseur et Lord Worm, Cryptopsy adopte son patronyme actuel en 1992. Sa démo Ungentle Exhumation de 1993 lui permet de décrocher un deal avec la petite structure Invasion Records, et de rentrer aux Piranha Studios, pour les sessions de son premier album. Le bien nommé Blasphemy Made flesh est alors commercialisé fin 1994, avec une illustration le mettant admirablement en valeur, loin de la pochette fade de sa réédition.

Balançant un death metal technique entre Suffocation et Cannibal Corpse, Blasphemy Made flesh impressionne par sa brutalité, mais aussi par sa qualité. Sur le jeu de batterie complexe de Flo Mounier, Martin Fergusson livre des parties de basse techniques, rappelant celles de Chris Richards sur Breeding The Spawn (Suffocation), permettant au couple Thibault / Levasseur d’asséner des riffs carrés et incisifs. Enfin, bien que le rythme soit tapageur, Cryptopsy sait judicieusement ralentir la cadence, se calant sur un double pédalage millimétré pour lâcher une rafale de riffs dévastateurs, à l’image des terrassants Defenestration et Abigor.

Lord Worm est également un atout indéniable de Cryptopsy, passant allégrement d’un guttural très pur à un chant très agressif, apportant un dynamisme accru aux compositions de Jon Levasseur. En revanche, bien que la production de Rod Shearer soit relativement claire et équilibre brillamment chaque instrument (notamment la basse), elle manque parallèlement d’un brin de puissance et dote la batterie d’un son assez creux, limitant l’impact du terrible Blasphemy.

Sans se hisser au niveau des maîtres du brutal death, Cryptosy fait ainsi une entrée remarquée sur la scène extrême, grâce à un Blasphemy Made flesh d’un niveau technique et d’une précision remarquables. Péchant certes au niveau de sa production, l’album reste toutefois très accrocheur, à commencer par le redoutable Serial Messiah et ses riffs alambiqués particulièrement tranchants.

Fabien.


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