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Liste des groupes Power Progressif Crimson Glory Transcendence
Album, date de parution : 1988 - MCA Records / Roadrunner Records
Produit par : Morris Jim
Style: Power Progressif

NOTE : 19/20
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Tracklist
1. Lady of Winter
2. Red Sharks
3. Painted Skies
4. Masque of the Red Death
5. In Dark Places
6. Where Dragons Rule
7. Lonely
8. Burning Bridges
9. Eternal World
10. Transcendence

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43 avis 2 19/20
Chronique
18 / 20
    samolice, Mercredi 03 Mai 2017 parlez-en à vos amis  
A l’épreuve du temps

Je suis un con.

Si si, j’insiste.

Cet album est excellent. Et j’ai mis plus de 25 ans pour m’en rendre compte. Ca fait beaucoup. Ca fait trop. Je suis un con.

La plupart de ceux que je côtoie régulièrement sur Som l’avaient déjà compris - que « Transcendence » est un excellent disque, pas que je suis un con, ça ils le découvrent aujourd’hui, je sais cacher mes qualités -.
Pour autant, je souhaite dénoncer Brassens quand il chante « le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con ». Parce que, moi, la classe, j’ai su changer d’avis.

Difficile d’expliquer d’une manière argumentée pourquoi ce disque m’a tant rebuté à sa sortie et auquel je n’ai donc pas donné une seconde chance ensuite pendant si longtemps.
Sorti en Europe chez Roadrunner Records fin 1988, l’album reçoit pourtant de véritables louanges dans la presse spécialisée, aux US comme en Europe, avec par exemple une couv’ de Kerrang en mai 89 et une chro dithyrambique de Henry Dumatray dans le Hard Force de décembre 88. Cette fameuse chro qui m’avait motivé pour acheter l’album, version lp ET aussi cd – le premier qui dit que Brassens avait raison, je le fracasse. Fuck Brassens -.
Ce n’est finalement qu’il y a trois ans, en me penchant sur leur premier album éponyme (1986), dont je suis d’ailleurs tombé love at first sting, je progresse, que je me suis dit que le temps était venu de me laisser courtiser par ce « Transcendence».

Pour ceux que la story du groupe intéresse, vous pouvez aller jeter les yeux sur la chro, correcte-mais-peut-mieux-faire, du premier opus proposée par Zaz "Goulopoly" Panzer. Je vais pour ma part plutôt me concentrer ici sur le pourquoi du comment du que sais je de ces années que j’ai gaspillé en rejetant ce deuxième album de la Gloire Cramoisie. Putain, à chaque fois c’est imparable, tu traduis le nom d’un groupe et tu pleures - par exemple, le Léopard Sourd je ne m’en suis jamais remis, bravo les gars pour le brainstorming -.

Donc, pourquoi ?

Au départ, je pense que le rejet de greffe a été dû à ce sentiment que j’éprouvais de Queensryche like en beaucoup moins bien. Pourtant, certes l’influence du Ryche est présente ("In dark places", l’intro saccadée à la Led Zep exceptée, aurait pu figurer sur « Rage For Order », tout comme "Burning bridges", et son solo magnifique), mais pas tant que ça en fait, et le groupe possède somme toute une patte facilement reconnaissable. Osons tout de même évoquer quelques relents de Maiden de ci de là ("Red sharks", "Masque of the red"). Enfin, la précision instrumentale des zicos m’évoque Sanctuary, de même que la voix de Midnight me fait penser parfois à celle de Dane de la même époque.

La faute à un look décalé peut être? Crimson Glory ne faisait en effet pas dans le banal. Les musiciens portaient, en live comme pour les sessions photos, un masque en métal leur couvrant le visage, idée originale de Drenning et du manager Warren Wyatt. Masque qu’ils couperont, à la manière de celui du célèbre fantôme de l'Opéra, pour la tournée qui suivit la sortie de « Transcendence » tellement les mecs crevaient de chaud là dessous. Chochottes. Pas ma came l’idée des maques mais pas de quoi non plus les zapper pour si peu.
Ou alors autant ne pas écouter Slipknot non plus. Ah ben je les écoute pas (souvent) tiens d’ailleurs.

Surement la faute au chant suraigu de Midnight (RIP) alors? De son vrai nom John Patrick McDonald, pour une fois on comprend pourquoi le gars a pris un pseudo, le bonhomme peut surprendre, y’a qu’à écouter l’entame de l’album avec "Lady of winter" pour comprendre. Mais non en fait, ça passe crème comme disent les jeunes. Y’a même de vrais moments de grâce comme sur "Lonely", sorti en single aux US, titre le plus accessible de l’album, avec un refrain à la mélodie entêtante pas si éloignée du Hard FM, et sur lequel Midnight est hallucinant. Capable de tout le bougre. Son chant hyper hargneux, avec des variations impressionnantes dans les tonalités, comme sur "Red sharks", en est un parfait exemple. Dire que certains parmi nous ne sont même pas capables de chanter le refrain de "Burn" sans s’exploser les cordes vocales.

Ca y’est, je sais, c’est la faute à la prod’ signée Jim et Tom Morris ? Enregistré aux Morrisound studios, le son de la batterie de Dana Burnell sonne pas terrible à mon goût. Paraitrait que le rendu sonore est dû à une combinaison de pistes enregistrées en condition live mais samplées dans un synclavier sans aucune cymbales, ces dernières étant réenregistrées ensuite dans le but d’obtenir une séparation sonore complète entre les toms et les cymbales. Vous n’avez rien compris ? Moi non plus, si ce n’est que le résultat n’en valait clairement pas la chandelle, Drenning ayant expliqué à quel point cela leur avait pris un temps fou, et que j’en conclue donc que certains ont parfois le don de se faire chier pour pas grand chose. Quand on est con…

La faute à des guitaristes qui ne proposent rien d’exceptionnel ? Alors là, vraiment non, parce que les petits gars Drenning et Jackson sont les stars de l’album, des pyromanes qui mettent le feu - ben oui - partout, (le solo de "Lady of winter" est juste fantastique ou bien encore le shred sur "Eternal world"). Face aux duellistes souvent cités en exemple dans le métal, style Murray-Smith, non j’ai pas oublié Gers, c’est fait exprès, ou Downing-Tipton, la paire Drenning-Jackson soutient largement la comparaison. A mon sens, à cette époque aux US, seuls les grateux de Malice ou de Leatherwolf se hissent presque à leur hauteur. Et encore, en poussant fort sur la pointe des pieds. Comme moi lorsque je pose pour une photo à côté d’un wookie de plus de deux mètres.

L’album est dans sa tonalité générale bien heavy avec "Lady of winter", "Masque of the red death", quasi thrashy dans sa rythmique, inspiré par le conte d’Edgar Allan Poe (tout comme le "Burried Alive, the tell tale heart" de Riot, sorti, coïncidence, également en 88 sur le surpuissant « Thundersteel »), "Red Sharks", le morceau politisé de l’album, ou encore "Eternal world", avec un batteur qui balance de la double, ça m’a surpris en redécouvrant le disque.

Plus progressif, moins « direct » que le précédent album, c’est la mode à l’époque, OM ou SSOASS en étant des exemples emblématiques, je comparerai volontiers mais toute proportions gardées, j’aime pas me faire taper sur les doigts, l’évolution entre ces deux albums à celle d’un Savatage entre « Gutter Ballet » et « Streets ». De même, n’étant pas trop spécialiste, je ne m’aventurerai pas en terre inconnu – sauf si c’est Adriana Karembeu qui m’accompagne, là je deviens un gros dur (de partout) – mais m’est avis que des groupes comme Dream Theater, Symphony X, Vanden Plas, Royal Hunt ou même Angra ont dû souvent écouter Crimson Glory non ? S’ils disent le contraire, c’est des menteurs, et si tu mens tu vas chez ta mère (oui moi l’enfer, Satan et tout le bazar, ça me fout la trouille).


Que reste t’il du groupe aujourd’hui ? Deux albums, les deux premiers, et un aller simple vers l’oubli. Voilà donc un groupe qui aura su parfaitement choisir son nom. En aout 2006 devait sortir « Transcendence: Renovatio », une version de l’album remasterisée accompagnée d’un nouvel artwork et des démos de deux titres inédits ainsi que d’un second cd proposant des interviews avec les membres du groupe. Je n’ai jamais vu la queue du loup.

Pour résumer, bien content d’avoir revu ma copie sur ce skeud. Il n’y a finalement qu’un truc qui m’a cassé les burnes tout au long de la rédaction de ce texte : mais où fout-on le A et les E lorsqu’on écrit le titre du disque ? Je me suis pris la tête avec ça d’une force…

C’est à croire qu’il n’avait pas tort finalement papi Brassens.




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