Monument

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Nom du groupe Crematory (GER)
Nom de l'album Monument
Type Album
Date de parution 15 Avril 2016
Labels SPV
Style MusicalDeath Gothique
Membres possèdant cet album21

Tracklist

1. Misunderstood 03:50
2. Haus mit Garten 04:47
3. Die So Soon 04:25
4. Ravens Calling 04:13
5. Eiskalt 03:34
6. Nothing 04:15
7. Before I Die 03:58
8. Falsche Tränen 03:29
9. Everything 04:48
10. My Love Within 03:45
11. Die Letzte Schlacht 04:13
12. Save Me 04:11
Total playing time 49:28

Chronique @ growler

13 Mai 2016

« Monument » s’avère qualitativement supérieur à ses nombreux prédécesseurs

Afin de célébrer dignement ses 25 printemps, les Allemands de Crematory décident de publier leur treizième offrande, intitulée « Monument ». Il est à souligner que Mathias Hechler (chant clair/guitare) a quitté le navire en 2014 pour des raisons personnelles, ce dernier étant remplacé par Tosse Basler (Spacegoat) et Ralph Munkes à la guitare lead. Crematory, qui avait pourtant un line-up stable depuis de nombreuses années, va subir un second départ, avec la désertion d’Harald Meine (basse), juste après la publication de « Monument », et voit donc l’arrivée de Jason Mathias.

Après un « Antiserum » plus que moyen et qui fit suite à une multitude d’enregistrements à la qualité aléatoire, c’est avec une grande anxiété que votre serviteur entame la découverte intégrale de ce « Monument ». Dès les premières notes, il est clair que Crematory n’a pas viré sa cuti, « Misunderstood » est un morceau typique du groupe, avec une rythmique appuyée, une bonne accroche, un très bon refrain et des guitares qui n’ont pas été aussi percutantes depuis des lustres. Cette composition est loin d’être orpheline car Crematory a décidé d’élever son niveau de puissance comme en témoignent « Haus Mit Garten », « Die So Soon », « Fasche Tränen » ou encore « Before I Die », ajoutés au titre sus-cité.

Et bien leur en a pris car « Monument » fait preuve d’une variété bienvenue qui annihile tout type de lassitude, les morceaux alambiqués (toutes proportions gardées, bien sûr) trouvent leur pendant avec des titres plus lourds (« My Love Within », « Everything ») ou plus lents comme sur « Ravens Calling » ou la « power ballad » « Save Me ». En plus d’appuyer plus sur les guitares, le groupe a également mis l’accent sur la qualité des refrains qui, à quelques exceptions, sont d’une redoutable efficacité, à la fois entraînants et facilement mémorisables.

Le départ de Mathias Hechler qui occupait pourtant un poste clé au sein de la formation, n’a aucunement nui aux compositions car les guitares se taillent la part du lion et font émaner une puissance dont on espérait plus de la part du combo germanique. Il faut également insister sur la performance vocale de Tosse Basler qui suppléée parfaitement son prédécesseur, en le faisant même oublier. Jetez donc une oreille à « Ravens Calling » ou à « Die So Soon » pour en être convaincu.

Il faut souvent raison gardée des déclarations informant d’un retour aux sources et ce n’est pas à un vieux singe qu’on va apprendre à faire la grimace. Paradise Lost s’était fendu de ce genre d’allégations au moment de la parution de « The Plague Within » mais elles étaient complètement justifiées, ce qui n’est pas le cas de Crematory. Même si les guitares sont plus incisives et abrasives, la rythmique un peu plus soutenue, nous sommes quand même bien loin des « Illusions », « ...Just Dreaming » ou « Awake ». La prédominance du propos développé sur « Monument » reste ancrée dans la lignée du Crematory actuel, avec une qualité supérieure, mais il faut être clair et affirmatif, « Monument » n’a rien d’un véritable retour aux sources, ce qui, à l’issue de l’écoute intégrale, laisse une grande frustration. Aussi, et comme souvent chez Crematory, le bon, voire le très bon, alterne avec le moyen comme sur « Love Within Me » qui ne parviendra jamais à décoller, « Nothing » et son refrain générique, « Eiskalt », puissant mais quelconque ou « Save Me » qui clôture « Monument » de façon bien mollassonne.

Même s’il ne s’agit pas d’un retour aux sources comme prétendu par le groupe et le label, « Monument » s’avère qualitativement supérieur à ses nombreux prédécesseurs (jusqu’à « Believe pour être précis) avec un retour aux guitares acérées. Tout comme « Antiserum », cet opus s’écoute avec une grande facilité, aidé par des refrains qui sont, pour la plupart, d’une redoutable efficacité. Crematory ne mérite cependant toujours pas la labellisation « death-metal », la musique composée lorgnant plus du côté d’un metal gothique puissant que du metal de la mort, hormis les vocaux éructés par Felix.

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