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| 31 Octobre 2000 - Music For Nations / Koch Records |

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1. At the Gates of Midian 2.21
2. Cthulhu Dawn 4.17
3. Saffron's Curse 6.32
4. Death Magick for Adepts 5.53
5. Lord Abortion 6.51
6. Amor E Morte 6.44
7. Creatures That Kissed in Cold Mirrors 3.00
8. Her Ghost in the Fog 6.24
9. Satanic Mantra 0.51
10. Tearing the Veil from Grace 8.13
11. Tortured Soul Asylum 7.46
Bonustrack (Japanese Release)
12. For those Who Died (Sabbat Cover) 6.16
Total playing time 58.58 |
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| Chronique |
 19 / 20 |
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L’esthétique musicale gothique fut, et est encore, une perpétuelle quête de graal envers celui qui s’approchera le plus de la noirceur vampirique et ténébreuse des contrées reculées de la Transylvanie. Dans ce combat, de très nombreux groupes de métal essayèrent de trouver la formule magique adéquate, dont on peut citer Moonspell, Geist et des milliers de combos s’approchant de près ou de loin du réel esprit gothique. Mais si il existe un groupe extrêmement controversé, autant jalousé, encensé que critiqué, qui développe une atmosphère emplie d’une splendide brutalité, c’est bien Cradle of Filth.
Dani Filth, visionnaire, quoique l’on puisse dire, dans le domaine du black metal, et restant l’un des principaux artisans de l’extension du black vers un public plus large, réalisa en ce début de troisième millénaire l’une des clés de voutes d’un genre tout entier, j’ai bien sur nommé "Midian". Faisant suite aux très violents "Dusk…and Her Embrace" et le culte "Cruelty and the Beast", "Midian" apporta un élément permettant au groupe de passer un cap encore supplémentaire. La production. Si les précédents opus envoutaient par la musique propre, le son restait toujours un brin handicapant, empêchant l’immersion complète. On se souvient de ces guitares sous mixées, de cette batterie en sonorité de bois de cagette, qui desservait presque des morceaux pour la plupart inoubliables. C’est dans cette optique que le pavé "Midian" fit toute la différence. Une production lourde, suffocante, sale mais pourtant étonnement claire et puissante, mettant paradoxalement en valeur chaque élément, sans tomber dans l’aspect lisse de "Thornography" ou "Damnation and a Day".
Et le changement se veut radicale dès l’entame du furieux "Cthulhu Dawn", lourd et chaotique, laissait passés des solos diaboliques et tourmentés, et dévoilant des cris abominables et glacials d’un Dani Filth au maximum de son animalité. Le blast prend rapidement sa place, les chœurs féminins maléfiques emplissent l’atmosphère afin de lui conférer un aspect religieux, les guitares définissent une ligne mélodique se voulant rugueuse, contrebalançant avec les magnifiques lignes de claviers. Proprement déchainé, Dani livre un titre culte, symbole de perfection de son art dansant constamment entre beauté et chaos complet. Les protagonistes s’effacent au profit de la musique, celle les sons existent, ce sont leurs âmes que nous écoutons, terrifiés et hypnotisés.
Les grandes lignes de Cradle of Filth, connues depuis toujours, atteignent leur apogée sur le génial "Saffron’s Curse", aux guitares purement black et tranchantes, tailladant les veines de l’auditeur et glaçant son sang (le pont si beau, mais si froid, de ce morceau en est la preuve, la narration tourmenté de Dani mettant en scène un déséquilibre mental évident). Mais surtout, Dani utilise tout son talent pour faire de cette œuvre un modèle de brutalité quasi unique. Ses hurlements suraigus, hier si puérils, semblent bien mieux maitrisés, se permettant parfois quelques incursions plus graves et maladives que jamais ("Amor E Morte", le dément et aliénant "Tortured Soul Asylum"). Mais n’oubliant jamais ses racines atmosphériques, Cradle livre par exemple avec "Lord Abortion" la symbiose quasi parfaite entre blast ultra rapides, chant écorché ou profond, chœurs complètement déments (dans le sens de la folie) et mélodies enivrantes. Comme l’archétype du groupe, il s’érige en symbole de toute une œuvre (comment ne pas frissonner sur le passage à l’orgue, terriblement noir, uniquement porté par les vocaux ritualistes).
Marqué du sceau de l’excellence, "Midian" ne relâche jamais sa proie, prend à la gorge et aux tripes pendant les cinquante minutes de l’album. Le mystérieux, à l’esprit ici complètement gothique, "Creatures That Kissed in Cold Mirrors", intermède instrumental et symphonique, inquiétant et brumeux, délivre une tension sourde, latente, de tous les instants. Les notes de piano se dilues dans l’atmosphère, s’envole dans des cieux n’ayant jamais paru aussi lointain et inaccessible. "Her Ghost in the Fog" sonne l’estocade, le coup de grâce, la composition la plus envoutante et malsaine de l’album (l'intro au piano rappelant "The Graveyard by Moonlight") . Excessivement lourde, asphyxiante, mêlant les hurlements caractéristiques de Dani à des envolées féminines presque détachés, hors du temps, fantomatiques. La performance du vocaliste sur "Midian", et plus particulièrement sur cette composition, "Lord Abortion" et "Cthulhu Dawn", démontre un talent prisé et rare, jouissant s’un statut unique sur l’ensemble de la scène (qui peut se targuer de posséder une voix comme la sienne ? Que l’on aime ou déteste…).
Ce quatrième opus sonnait donc l’heure de la perfection pour les britanniques, qui allait par la suite inexorablement vivre sur un passé riche et salvateur. Non pas que les albums suivaient soit mauvais ("Nymphetamine" fait probablement partie des trois meilleures livraisons du groupe, tandis que le très récent "Godspeed of the Devil’s Thunder" renoue avec une brutalité en partie oubliée sur le creux "Thornography"), mais ils ne possèdent pas l’ensemble des éléments présents sur Midian. Il fait partie de ces albums que l’on écoute dans un certain état d’esprit, qui peut s’avérer parfois inécoutable, et d’autres fois intouchable. "Midian", de son éclat sombre et maléfique, brille dans la noirceur infinie des ténèbres métalliques, et possède à lui seul, la personnalité entière de l’entité que l’on rêvait d’écouter. Perversion. O douce perversion spirituelle.
6 commentaires |
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| Chronique |
 19 / 20 |
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Encore un album excellent livré par les dieux du black métal Cradle of Filth. Celui-ci n'est pas comme les autres, il crée une ambiance sombre et envoûtante tout au long de l'album.
Dès le début, on peut remarquer une entrée en force avec, comme dans tous leurs albums, une intro uniquement instrumentale, mais sûrement meilleure que celles qu'ils ont faites précédemment. Ce qui suit est une bombe : Cthulhu Dawn. Je trouve même anormal que cette chanson ne soit pas reprise dans le best of Lovecraft and Witch Hearts.
Puis s'enchaînent bombes sur bombes : Saffron’s curse avec ses douces mélodies de clavier, Death Magick For Adept avec le riff de guitare qu'on ne peut oublier. Juste après le style change un peu. Le début de l'album repose essentiellement sur des nuances gothiques. Le morceau n°5, Lord Abortion, est plus dur dans l'approche. Le groupe utilise maintenant des sons plus secs avec carrément du violon et de la contrebasse! Il ne s'agit pas d'une oeuvre de Mozart ou je ne sais quel compositeur classique, mais une nuance gothique très dure. Ensuite, le titre paraît sûrement révélateur : Amor e Morte. En fait, c'est un mélange entre nuances plus ou moins romantiques et du son pur et dur caractéristique du groupe. C'est tout simplement une belle chanson de Cradle of filth.
S'il y a une chanson dont on ne peut passer à côté, c'est Her Ghost in the Fog. Ce morceau mythique qui résonne encore dans nos têtes même quelques albums plus tard, n'est pas enchaîné par un autre et n'en enchaîne pas. Il a fallu prévoir deux morceaux spéciaux, un avant un après. Juste avant on trouve les longues mélodies de clavier jouées par Martin Powell en personne : Creatures That Kissed in Cold Mirrors. Puis après, la prière satanique : Satanic Mantra. En voyant à quel point j'ai craqué pour Her Ghost in the Fog, je comprends qu'il faille en faire autant pour cette chanson.
S'il y a une chanson dont on ne peut passer à côté, c'est Her Ghost in the Fog. Ce morceau mythique qui résonne encore dans nos têtes même quelques albums plus tard, n'est pas enchaîné par un autre et n'en enchaîne pas. Il a fallu prévoir deux morceaux spéciaux, un avant un après. Juste avant on trouve les longues mélodies de clavier jouées par Martin Powell en personne : Creatures that kissed in cold mirrors. Puis après, la prière satanique : Satanic Mantra. En voyant à quel point j'ai craqué pour Her Ghost in the Fog, je comprends qu'il faille en faire autant pour cette chanson.
Pour clore cet album, on a deux morceau, non extraordinaires mais tout de même excellents. En n°10 Tearing the Veil From Grace et en n°11 Torture Soul Asylium (probablement en rapport avec le cachot dans le film Cradle of fear).
Midian est pour moi le meilleur album du groupe avec Nymphetamine pour le moment. C'est celui qui a la plus forte ambiance gothique mise en valeur notamment par le clavier et bien sûr la guitare électrique. Trois morceau ont été tirés de l'album pour être entendus dans le film Cradle of Fear (At the Gates of Midian, Lord Abortion et Creatures That Kissed in Cold Mirrors)
11 commentaires |
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| Mini-Chronique |
 17 / 20 |
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Midian... C'est avec cet album (et plus particulièrement Her Ghost In The Fog) que j'ai découvert Cradle Of Filth. Et dès le départ, j'ai été frappé par plusieurs détails. Le premier est l'ambiance créée: la bande à Dani nous envoie dans une ambiance macabre de château hanté de créatures démoniaques. Tout y passe pour retranscrire une ambiance glauque et malsaine, mais tout en nous faisant comprendre que NOUS sommes ces fameuses créatures et que nous n'avons rien à craindre. En clair, pas de doom, de chansons tristes, mais bien des chansons démoniaques à souhait où la technique du groupe et la voix si caractéristique de Dani donnent toute leur valeur. Le deuxième détail a une importance capitale pour l'approche de Midian: il forme un tout et il est absolument difficile de prendre un seul morceau au milieu des autres: on ne s'aperçoit pas du changement tant la continuité est de mise. Et ça plus qu'autre chose est la véritable force de Midian: on écoute cet album comme on lit un bon livre: d'une traite et sans jamais s'apercevoir du temps qui passe. Le seul défaut que je trouverai à cet album est qu'il est comparable au chocolat (ou à un bon livre): il se finit trop vite. Heureusement, la touche repeat existe et rien ne nous empêche de l'utiliser. On aura beau dire que COF est trop commercial et blablabla, mais Midian est un conte noir, une ode vampirique à la nuit et aux ténèbres. Que ce soit l'intro, la bien nommée At The Gates of Midian, qui commence doucement avant de progressivement monter en puissance et en intensité jusqu'à Chtulhu Dawn. Ensuite tout n'est que fabuleuse continuité. On retiendra (qu'y a-t-il, à propos, à retenir d'un album qui s'écoute d'une traite?) surtout Her Ghost In The Fog et son clip grandiose et "l'interlude" Satanic Mantra, assez particulier pour être souligné. En bref, Midian est un chef d'oeuvre du Black gothique, ou black symphonique, et prouve que Cradle est un grand parmi les grands. Note: 17/20
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